La stomatite prothétique (aussi appelée stomatite liée aux prothèses ou denture stomatitis) est une inflammation de la muqueuse située sous une prothèse dentaire, le plus souvent au palais. Dans beaucoup de cas, elle est favorisée par une prolifération de Candida (levure) sur la prothèse et la muqueuse.

Bonne nouvelle : elle se prévient très bien avec quelques habitudes simples, et le traitement est généralement efficace si l’on corrige aussi la cause (hygiène, port nocturne, ajustement).

Comment reconnaître une stomatite prothétique ?

Les signes typiques sont :

  • rougeur diffuse sous la prothèse (souvent au palais),

  • sensation de brûlure ou d’irritation,

  • parfois mauvais goût, gêne, bouche sèche,

  • parfois fissures aux coins des lèvres (commissures) associées.

Certaines personnes n’ont presque pas de douleur : c’est souvent lors d’un examen que l’inflammation est repérée.

Stomatite prothétique : les causes les plus fréquentes

1) Porter la prothèse la nuit (cause majeure)

Le port continu (jour + nuit) favorise l’humidité et la prolifération des levures/biofilms sous la prothèse, ce qui entretient l’inflammation.

2) Hygiène insuffisante de la prothèse (biofilm de Candida)

La surface interne d’une prothèse peut retenir un biofilm microbien (dont Candida). Si le nettoyage est incomplet, la recolonisation est rapide et la stomatite persiste ou récidive.

3) Prothèse mal ajustée ou zones de frottement

Une prothèse qui bouge, comprime ou frotte crée des micro-traumatismes : la muqueuse s’irrite et devient plus vulnérable à l’inflammation/infection.

4) Bouche sèche (xérostomie) et baisse de salivation

La salive protège la muqueuse. Une baisse de salivation (médicaments, respiration buccale, déshydratation, âge…) augmente le risque d’irritation et de déséquilibre de la flore.

5) Tabac, diabète, antibiotiques… (facteurs favorisants)

Le tabac et certaines conditions générales (dont diabète non équilibré) ou traitements (antibiotiques, immunosuppression) peuvent faciliter la prolifération fongique et les récidives.

Prévention : les gestes les plus efficaces (routine simple)

1) Retirer la prothèse la nuit

C’est l’une des mesures les plus efficaces : laissez la muqueuse “respirer” et réduire l’humidité continue sous la prothèse.

2) Nettoyer la prothèse correctement, chaque jour

  • Brossage de la prothèse (idéalement après les repas et au moins matin/soir) avec une brosse adaptée et un nettoyant doux.

  • Rinçage systématique après les repas si vous ne pouvez pas brosser tout de suite.

  • Bain de trempage avec une solution adaptée selon votre type de prothèse (vérifier la compatibilité, surtout si présence de métal).

3) Nettoyer aussi la bouche (même sans dents)

Beaucoup de récidives viennent du fait qu’on ne nettoie “que la prothèse”. Or la muqueuse et la langue peuvent aussi héberger Candida :

  • brossage doux des gencives, du palais et de la langue (selon tolérance),

  • rinçage à l’eau après les repas.

4) Vérifier l’ajustement de la prothèse (au moindre doute)

Si la prothèse bouge, crée des zones douloureuses, ou si la stomatite revient, il faut vérifier l’ajustement : un léger réglage peut changer complètement le confort et réduire l’irritation chronique.

👉 Si vous portez une prothèse amovible, la page prothèse amovible explique les principes et la prise en charge.
Pour une vision globale, voir prothèse dentaire.

5) Réduire les facteurs aggravants

  • limiter/arrêter le tabac,

  • surveiller l’hydratation et la bouche sèche,

  • discuter avec un professionnel si épisodes récurrents dans un contexte de diabète, antibiotiques ou autres facteurs.

Et si la stomatite est déjà là : que faire ?

La prévention est la base, mais quand l’inflammation est installée, on associe souvent :

  • correction des habitudes (retrait nocturne + hygiène),

  • contrôle de l’ajustement de la prothèse,

  • et, si nécessaire, un traitement ciblé si une candidose est confirmée (selon évaluation clinique).

Pour faire le point, un contrôle dentaire est indiqué.
Si la douleur est importante ou si vous avez un doute sur une infection, passez par l’urgence dentaire.

Quand consulter ?

Prenez rendez-vous si :

  • la rougeur/brûlure persiste malgré l’hygiène et le retrait nocturne,

  • vous avez des récidives fréquentes,

  • la prothèse devient inconfortable, bouge, blesse,

  • vous avez une bouche très sèche, des fissures aux commissures, ou un terrain favorisant (diabète, immunodépression…).

Réservation : rendez-vous en ligne.

FAQ – Stomatite prothétique (causes et prévention)

Est-ce une mycose ?

Souvent, oui : la stomatite prothétique est fréquemment liée à Candida (forme de candidose buccale localisée sous prothèse).

Le fait de porter la prothèse la nuit peut-il suffire à provoquer le problème ?

C’est un facteur majeur. Le port continu augmente l’humidité et favorise le biofilm, ce qui entretient l’inflammation.

Comment éviter que ça revienne ?

Les 3 actions les plus efficaces sont : retirer la prothèse la nuit, nettoyage quotidien rigoureux, et contrôle de l’ajustement si elle bouge ou irrite.

Dois-je arrêter de porter ma prothèse pendant la guérison ?

Réduire le temps de port (et surtout retirer la nuit) aide souvent. La conduite exacte dépend de votre confort, du type de prothèse et de la sévérité : un professionnel vous guidera.

À retenir

La stomatite prothétique est le plus souvent liée à un biofilm (Candida), au port nocturne et à une hygiène/ajustement insuffisants. La prévention repose surtout sur des gestes simples et réguliers, et un contrôle si ça récidive.

La péri-implantite est une inflammation autour d’un implant associée à une perte osseuse progressive. Le traitement vise deux objectifs : stopper l’inflammation et stabiliser la perte osseuse, afin de préserver l’implant le plus longtemps possible.

Bonne nouvelle : prise tôt, la situation est souvent nettement améliorable. Mais il faut une prise en charge structurée (diagnostic, traitement adapté au type de défaut osseux, puis maintenance).

Avant de parler traitement : confirmation du diagnostic

On ne peut pas décider d’un traitement efficace “à l’œil”. La péri-implantite se confirme par :

  • un examen clinique (saignement, poches, parfois suppuration),

  • des mesures comparatives,

  • et une imagerie pour évaluer la perte osseuse.

Si vous avez des signes autour d’un implant, la meilleure première étape est une consultation dédiée de maintenance implantaire (ou une consultation implantaire si vous n’êtes pas suivi régulièrement).

Traitement de la péri-implantite : les grandes étapes

1) Phase “contrôle de l’infection” : hygiène + débridement non chirurgical

C’est souvent la première étape, même quand une chirurgie est envisagée ensuite :

  • renforcement de l’hygiène à domicile (brosse, brossettes/fil adaptés aux implants),

  • débridement (nettoyage) professionnel autour de l’implant avec instruments adaptés,

  • parfois des adjuvants (ex. aéropolissage) selon les situations.

À savoir : cette phase est indispensable, mais la littérature souligne que le non-chirurgical seul a une efficacité limitée dans les péri-implantites établies, surtout quand il existe des défauts osseux importants.

👉 Dans la pratique, c’est souvent la phase où l’on “calme” l’inflammation avant de décider de la suite.

2) Décontamination de la surface implantaire : un point clé (mais pas une “recette miracle”)

Lorsqu’il existe une péri-implantite, l’objectif est de réduire au maximum le biofilm sur une surface implantaire souvent rugueuse, ce qui est techniquement difficile. Les approches décrites incluent des méthodes mécaniques et chimiques, parfois associées (selon les cas et le protocole).

3) Traitement chirurgical : quand est-ce nécessaire ?

On envisage souvent une chirurgie si :

  • les poches restent profondes,

  • l’inflammation persiste,

  • et/ou la perte osseuse est significative.

Il existe deux grandes familles :

A) Chirurgie non régénératrice (résectrice)

Objectif : réduire les poches et rendre la zone plus facile à nettoyer au quotidien (repositionnement des tissus, remodelage osseux selon les cas). Elle est souvent discutée quand la configuration du défaut ne se prête pas à une reconstruction.

B) Chirurgie régénératrice (reconstructive)

Objectif : tenter de reconstruire (au moins partiellement) l’os perdu quand le défaut osseux s’y prête (défauts “contenus”, avec parois osseuses favorables).

Le choix entre résecteur vs régénératif dépend surtout de l’anatomie du défaut, de l’accès au nettoyage, de la position de l’implant, de l’esthétique, et du risque de récidive.

4) Antibiotiques : utiles dans certains cas, mais pas systématiques

Beaucoup de patients pensent que “antibiotiques = solution”. En réalité, la stratégie moderne insiste sur le fait que le cœur du traitement est mécanique et local (nettoyage/décontamination ± chirurgie). Les antibiotiques peuvent être discutés au cas par cas (poussée aiguë, signes généraux, protocoles spécifiques), mais ne remplacent pas le traitement de fond.

Ce qui conditionne le succès : la maintenance (indispensable)

Même après un bon traitement, la péri-implantite peut récidiver si le suivi n’est pas strict. Les recommandations insistent sur l’importance d’un programme de maintenance péri-implantaire avec contrôles réguliers, réévaluation des tissus, et nettoyage professionnel.

👉 Concrètement, cela passe par des visites de maintenance implantaire, surtout dans les mois qui suivent un traitement.

Que pouvez-vous faire à la maison (sans aggraver)

Ces gestes ne “soignent” pas à eux seuls une péri-implantite, mais ils améliorent beaucoup le contrôle de plaque et la stabilité :

  • Brosse souple + nettoyage minutieux autour de l’implant 2×/jour

  • Brossettes interdentaires adaptées (souvent plus efficaces que le fil autour des implants, selon l’anatomie)

  • Éviter de “gratter” avec des objets pointus (risque d’irritation)

  • Si saignement : ne pas arrêter l’hygiène, mais baisser la pression et être régulier

Si vous avez un doute sur la technique, un passage chez une hygiéniste dentaire est très utile pour adapter la routine à votre prothèse implantaire.

Quand consulter rapidement ?

Prenez un avis sans attendre si vous observez autour d’un implant :

  • pus / mauvais goût persistant,

  • gonflement qui augmente,

  • douleur importante, fièvre, malaise,

  • ou si l’implant vous semble “bouger”.

Dans ces situations, passez par l’urgence dentaire.
Sinon, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne pour un bilan.

FAQ – Traitement de la péri-implantite

Peut-on guérir complètement une péri-implantite ?

On parle plutôt de stabilisation : l’objectif est d’arrêter l’inflammation et de limiter la progression de la perte osseuse, avec un suivi régulier.

Est-ce que le traitement non chirurgical suffit ?

Il est souvent proposé en première intention, mais son efficacité est décrite comme limitée dans les péri-implantites établies ; la chirurgie est discutée si la réponse est insuffisante.

Quel type de chirurgie est le meilleur ?

Il n’y a pas “une” meilleure chirurgie : la décision dépend surtout de la forme du défaut osseux et de l’accès au nettoyage. Les recommandations récentes décrivent des approches résectrices ou régénératrices selon les cas.

Après traitement, à quelle fréquence faut-il un suivi ?

Les guides cliniques insistent sur la nécessité d’une maintenance structurée et régulière après traitement pour réduire les récidives.

À retenir

Le traitement de la péri-implantite combine presque toujours : contrôle de plaque + débridement, décontamination de surface, parfois chirurgie (résectrice ou régénératrice), puis maintenance régulière. C’est la maintenance qui protège votre résultat sur le long terme.

La candidose buccale (souvent appelée muguet) est une infection due à une prolifération de levures (Candida) dans la bouche. Chez l’adulte, elle est plus fréquente quand il existe un facteur favorisant (prothèse, antibiotiques, inhalateur corticoïde, diabète, sécheresse buccale, baisse d’immunité…).
Le traitement est généralement simple et efficace, à condition de traiter aussi la cause pour éviter les récidives.

Symptômes : comment reconnaître une candidose buccale ?

Les signes les plus fréquents sont :

  • dépôts blanchâtres sur la langue, le palais ou l’intérieur des joues (qui peuvent se détacher en frottant et laisser une muqueuse rouge/irritée),

  • sensation de brûlure, gêne, bouche “pâteuse”,

  • parfois altération du goût ou fissures aux commissures des lèvres.

Astuce : si vous portez une prothèse amovible, le muguet peut se manifester surtout par une rougeur sous la prothèse (stomatite prothétique), même sans gros dépôts blancs visibles.

Traitement du muguet chez l’adulte : ce qui fonctionne vraiment

1) Antifongiques locaux (souvent 1ère intention)

Pour beaucoup d’adultes, on traite d’abord avec un antifongique local (gel / suspension / pastilles) appliqué dans la bouche plusieurs jours. Les options courantes comprennent miconazole (gel), nystatine (suspension/pastilles) ou clotrimazole (pastilles) selon les pays et les profils patients.

Point sécurité important : le miconazole oral peut interagir avec certains médicaments, notamment la warfarine, avec un risque de saignement — c’est une raison classique de choisir une autre option si vous êtes concerné.

2) Antifongiques par voie orale (si forme étendue, sévère ou récidivante)

Si la candidose est marquée, si les antifongiques locaux sont insuffisants, ou si le contexte médical l’impose, un traitement par voie orale (souvent fluconazole) peut être proposé par un professionnel.

3) Durée : combien de temps traiter ?

La durée dépend du produit et de la sévérité, mais la règle pratique est de suivre la durée prescrite et, dans certains protocoles, de poursuivre un court délai après disparition des symptômes pour limiter les rechutes.

Le point qui évite 80% des récidives : corriger la cause

Chez l’adulte, une candidose buccale est souvent le “signal” d’un facteur favorisant.

Si vous portez une prothèse dentaire

  • Retirer la prothèse la nuit (si possible) et la nettoyer soigneusement.

  • Faire vérifier l’ajustement si elle bouge ou irrite (une prothèse mal adaptée entretient l’inflammation).
    👉 Si vous êtes concerné, la prise en charge se fait souvent en lien avec la prothèse dentaire (contrôle, ajustement, conseils d’entretien).

Si vous utilisez un inhalateur corticoïde (asthme/COPD)

  • Rincer la bouche et recracher après chaque prise (ou se brosser les dents si possible) : c’est une mesure de prévention très efficace.

Si vous avez eu des antibiotiques récemment

Les antibiotiques peuvent perturber l’équilibre de la flore buccale et favoriser la candidose chez certains patients.

Si vous avez une sécheresse buccale ou un diabète

La bouche sèche et certaines maladies (dont le diabète) font partie des facteurs de risque importants : si les épisodes se répètent, un bilan global peut être utile.

Que faire à la maison (en complément du traitement)

Ces mesures ne remplacent pas un antifongique si la candidose est installée, mais elles aident à guérir plus confortablement et à éviter que ça revienne :

  • Brossage doux 2×/jour + nettoyage de la langue si toléré.

  • Éviter bains de bouche alcoolisés irritants pendant la poussée.

  • Hydratation, et gestion de la bouche sèche si elle existe.

  • Si prothèse : hygiène rigoureuse + retrait nocturne.

Quand consulter (et quand c’est urgent)

Prenez rendez-vous si :

  • c’est votre premier épisode à l’âge adulte,

  • les symptômes sont importants, s’étendent, ou reviennent souvent,

  • vous êtes immunodéprimé, diabétique non équilibré, ou sous traitements particuliers,

  • vous avez une douleur qui empêche de manger/boire, ou un doute sur le diagnostic.

En cas de douleur marquée ou de gêne rapide, vous pouvez passer par une urgence dentaire.
Pour confirmer le diagnostic, identifier un facteur local (prothèse, irritation, hygiène) et sécuriser la prise en charge, planifiez un contrôle dentaire.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Candidose buccale (muguet) adulte : traitement

Est-ce contagieux ?

La candidose buccale est surtout liée à une prolifération locale favorisée par un terrain (prothèse, médicaments, immunité…) plutôt qu’à une “contagion” classique. En pratique, on se concentre sur le traitement et la correction des facteurs de risque.

Combien de temps pour guérir ?

Avec un traitement adapté, l’amélioration peut être rapide, mais il faut souvent plusieurs jours. Respecter la durée prescrite est essentiel pour éviter une rechute.

Pourquoi ça revient ?

Les récidives surviennent surtout si la cause persiste : prothèse portée la nuit ou mal nettoyée, inhalateur corticoïde sans rinçage, antibiotiques, sécheresse buccale, diabète, baisse d’immunité.

J’ai de la warfarine : je peux utiliser du miconazole ?

Le miconazole oral peut augmenter l’effet de la warfarine et le risque de saignement. Il faut demander un avis médical/pharmacien pour choisir une alternative sûre.

À retenir

  • Le traitement repose sur des antifongiques (souvent locaux, parfois par voie orale) + la correction des facteurs favorisants (prothèse, inhalateur, antibiotiques, diabète, bouche sèche).

  • Si c’est récurrent ou atypique chez l’adulte, mieux vaut faire vérifier la cause en consultation.

Le bouton de fièvre (herpès labial / herpès buccal) est le plus souvent lié au virus HSV-1. Il apparaît généralement sous forme de petites vésicules groupées sur ou autour des lèvres, parfois précédées de picotements (“phase d’alerte”).
La bonne nouvelle : c’est très fréquent et, dans la majorité des cas, cela guérit spontanément. L’essentiel est de bien gérer la contagion et d’appliquer les soins utiles dès le début.

Bouton de fièvre : est-ce contagieux ?

Oui. Le herpès se transmet surtout par contact direct avec la lésion (peau à peau) et via la salive.

Quand est-on contagieux ?

  • Vous pouvez être contagieux dès les premiers picotements (avant même que le bouton soit visible).

  • Vous êtes généralement le plus contagieux quand les vésicules se rompent (liquide viral).

  • La contagiosité peut persister jusqu’à cicatrisation complète.

À retenir : “croûte” ne veut pas dire “plus contagieux”. Le risque baisse quand ça sèche, mais l’objectif est d’attendre que ce soit totalement guéri avant de reprendre les contacts à risque.

Comment éviter de le transmettre (gestes simples, très efficaces)

Pendant toute la poussée (du picotement à la guérison) :

  • Pas de baiser (y compris baisers sur bébé).

  • Ne partagez pas : verres, couverts, bouteille, baume à lèvres, brosse à dents, cigarette/vape, serviette.

  • Évitez le sexe oral : HSV-1 peut se transmettre vers la zone génitale par contact oro-génital.

  • Lavez-vous les mains après avoir touché la zone.

  • Ne touchez pas les yeux : si vous manipulez la lésion puis frottez l’œil, il existe un risque d’infection oculaire (à prendre au sérieux).

Soins : que faire pour guérir plus vite et soulager

Un bouton de fièvre guérit souvent en 1 à 3 semaines (parfois plus court, parfois plus long selon les personnes).

1) Le bon réflexe : traiter très tôt

Les traitements sont plus efficaces quand ils sont commencés dès les premiers picotements.

2) Antiviraux : ce qui marche le mieux

  • Des antiviraux peuvent accélérer la guérison (ex. aciclovir, valaciclovir, famciclovir).

  • En général, les comprimés sont plus efficaces que les crèmes, surtout si les épisodes sont marqués ou fréquents.

Si vous faites des poussées répétées, un professionnel peut discuter d’un traitement “à avoir d’avance” pour démarrer dès la phase d’alerte (stratégie souvent très utile).

3) Soins locaux (confort + protection)

  • Hydrater et protéger : baume neutre (évite fissures et saignements).

  • Compresses froides : peuvent diminuer douleur et inflammation.

  • Éviter de percer les vésicules et ne pas arracher la croûte (risque d’étendre la lésion et de laisser des marques).

4) Ce qu’il vaut mieux éviter

  • Aliments très acides ou épicés si cela brûle.

  • “Désinfectants agressifs” sur la lésion : souvent irritants, pas forcément plus efficaces.

Pourquoi ça revient ? (déclencheurs fréquents)

Le HSV-1 reste “latent” dans l’organisme et peut se réactiver. Déclencheurs classiques :

  • fièvre / infection, fatigue,

  • stress,

  • soleil / UV,

  • règles chez certaines personnes.

Astuce prévention simple si vous êtes souvent déclenché par le soleil : baume à lèvres avec protection UV.

Bouton de fièvre ou aphte : ne pas confondre

  • Bouton de fièvre (herpès) : plutôt sur/au bord de la lèvre, vésicules groupées, contagieux.

  • Aphte : ulcération à l’intérieur de la bouche (joue, gencive, langue), non contagieuse.

Quand consulter ?

Consultez rapidement si :

  • le bouton de fièvre est très étendu, très douloureux, ou vous êtes immunodéprimé,

  • vous avez une atteinte possible de l’œil (douleur oculaire, rougeur, gêne à la lumière, baisse de vision) : urgence,

  • cela dure anormalement longtemps ou récidive très souvent,

  • vous avez un nourrisson à la maison et un doute sur la conduite à tenir (prudence maximale).

Pour une douleur importante ou un doute sur le diagnostic, vous pouvez passer par une consultation d’urgence dentaire.
Pour faire le point si les poussées reviennent souvent, un contrôle dentaire permet aussi de vérifier s’il existe des facteurs irritatifs associés (lèvres/muqueuses fragilisées, frottements, hygiène, etc.).
Prise de rendez-vous : rendez-vous en ligne.

FAQ – Herpès buccal : contagion et soins

Un bouton de fièvre est contagieux combien de temps ?

Généralement du début des picotements jusqu’à guérison complète, avec un pic de contagiosité quand les vésicules se rompent.

Peut-on transmettre sans bouton visible ?

Oui, c’est possible (transmission asymptomatique), mais le risque est plus élevé quand une lésion est active.

Les antiviraux empêchent-ils de contaminer ?

Ils peuvent réduire la durée et parfois l’intensité de l’épisode, mais ils ne garantissent pas “zéro transmission”. La prévention repose surtout sur l’éviction des contacts à risque pendant la poussée.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Surtout en cas de symptômes oculaires, d’épisode très sévère, ou si vous êtes immunodéprimé.