Archive d’étiquettes pour : récession gingivale

Une greffe de gencive dure quarante-cinq à quatre-vingt-dix minutes sous anesthésie locale. La douleur est modérée et concerne surtout le palais, zone d’où le greffon est prélevé, pendant deux à quatre jours. La cicatrisation des tissus prend environ deux semaines, mais le résultat définitif — couleur, texture, stabilité — ne s’apprécie qu’après trois à six mois de maturation. C’est une intervention bien codifiée, dont le déroulement est prévisible ; ce qui surprend le plus les patients, c’est que la zone opérée fait moins mal que la zone donneuse.

En bref

  • L’intervention se déroule sous anesthésie locale, en une séance de quarante-cinq à quatre-vingt-dix minutes.
  • La douleur vient principalement du palais, pas de la zone greffée : elle est modérée et dure deux à quatre jours.
  • Il ne faut pas brosser la zone greffée pendant deux à trois semaines : le nettoyage se fait par bain de bouche prescrit.
  • Le résultat esthétique final s’apprécie à trois à six mois, le temps que la couleur se fonde avec la gencive voisine.
  • Le tabac réduit nettement les chances de succès : c’est le facteur modifiable qui pèse le plus.

Pourquoi greffer la gencive

La gencive se rétracte pour plusieurs raisons : un brossage trop appuyé ou avec une brosse trop dure, une maladie parodontale, un tissu gingival naturellement fin, une dent mal positionnée sur l’arcade, un frein qui tire, ou un déplacement orthodontique. La racine se découvre alors progressivement.

Cette exposition n’est pas seulement un problème d’apparence. Elle entraîne une sensibilité au froid parfois invalidante, expose la racine — plus tendre que l’émail — aux caries et à l’usure, et fragilise l’ancrage de la dent si la rétraction progresse. Nos articles sur le déchaussement des dents et sur la dent sensible détaillent ces conséquences.

La greffe est indiquée dans plusieurs situations : recouvrir une racine exposée, épaissir une gencive trop fine avant un traitement orthodontique ou la pose d’une couronne, sécuriser une zone autour d’un implant, ou stopper une récession qui progresse. Toutes les récessions ne se greffent pas : une rétraction stable, sans gêne ni progression, peut simplement être surveillée. Notre page sur la greffe de gencive présente notre prise en charge.

Les techniques

Technique Principe Indication privilégiée Prélèvement au palais
Greffe conjonctive enfouie Un greffon prélevé sous la surface du palais est glissé sous la gencive existante Recouvrir une racine, exigence esthétique Oui, sous la muqueuse
Greffe épithélio-conjonctive Un greffon de pleine épaisseur est posé en surface Créer de la gencive attachée quand il n’y en a plus Oui, en surface
Tunnelisation Le greffon est passé dans un tunnel, sans incision verticale Plusieurs dents contiguës, cicatrisation plus discrète Oui
Lambeau déplacé coronairement La gencive existante est repositionnée vers le haut, seule ou avec un greffon Récession isolée avec tissu suffisant Seulement si greffon associé
Matrice de collagène Un substitut remplace le greffon Éviter le prélèvement, plusieurs sites à traiter Non

La greffe conjonctive enfouie reste la référence pour recouvrir une racine avec un bon résultat esthétique : le greffon étant enfoui, la couleur finale se fond avec la gencive voisine. La greffe épithélio-conjonctive donne un tissu plus épais et plus résistant, mais sa teinte reste souvent un peu plus claire, ce qui la réserve aux zones peu visibles.

Les matrices de collagène évitent le prélèvement au palais et donc la principale source de douleur. Elles constituent une option intéressante quand plusieurs sites doivent être traités, avec des résultats un peu moins prévisibles que le tissu du patient dans les situations exigeantes.

Avant l’intervention

La consultation préalable mesure les récessions, évalue l’épaisseur du tissu restant, vérifie l’état des dents concernées et identifie la cause de la rétraction. Ce dernier point est décisif : greffer sans corriger un brossage traumatique ou une maladie parodontale active revient à réparer sans avoir arrêté la cause. La technique de brossage est donc revue, et notre article sur la brosse à dents électrique aborde le choix d’un matériel adapté.

Une maladie parodontale doit être traitée et stabilisée avant toute chirurgie : notre article sur le saignement des gencives décrit cette étape préalable, et celui sur le parodontologue à Genève le déroulement d’une prise en charge complète.

Signalez vos traitements en cours, en particulier un anticoagulant, et vos antécédents médicaux. Sur le tabac, le message est direct : il réduit la vascularisation et compromet la prise du greffon. Un arrêt, même temporaire, dans les semaines qui encadrent l’intervention améliore réellement le résultat, comme l’explique notre article sur le tabac et les soins dentaires.

Le jour de l’intervention

Vous mangez normalement avant de venir : il s’agit d’une anesthésie locale, pas d’une anesthésie générale. L’intervention se déroule en plusieurs temps.

  • Anesthésie de la zone à greffer et du palais.
  • Préparation du site receveur : la racine exposée est nettoyée et lissée, et la gencive est décollée pour créer l’espace destiné au greffon.
  • Prélèvement au palais, en général du côté opposé à la main dominante, sur une zone située entre la canine et la première molaire.
  • Mise en place et sutures : le greffon est positionné puis fixé par des points fins, souvent résorbables.
  • Protection du palais : un pansement, une colle chirurgicale ou une petite plaque en résine peut être posé pour couvrir la zone donneuse et réduire la gêne.

L’ensemble prend quarante-cinq à quatre-vingt-dix minutes selon le nombre de dents traitées. Vous repartez seul, et vous pouvez conduire.

La cicatrisation, jour par jour

Période Ce qui se passe Ce qu’il faut faire
J0, premières heures Retour des sensations, gêne croissante au palais Antalgique avant la fin de l’anesthésie, froid sur la joue, repos
J1 à J3 Douleur maximale, surtout au palais ; parfois léger gonflement Antalgiques réguliers, alimentation froide et molle, aucun brossage sur les sites
J4 à J7 La douleur décroît nettement, le palais forme une membrane blanchâtre Poursuite du bain de bouche prescrit, alimentation toujours molle
J8 à J14 Cicatrisation superficielle acquise, retrait des points si nécessaire Contrôle au cabinet, reprise progressive d’un brossage très doux selon consigne
Semaines 3 à 6 Le greffon s’intègre, sa couleur est encore différente Reprise du brossage normal sur le site, avec la technique revue
Mois 3 à 6 Maturation : la teinte se fond, le volume se stabilise Résultat définitif appréciable, contrôle de maintenance

Quelques repères utiles pendant cette période. La membrane blanchâtre qui se forme sur le palais est un tissu de cicatrisation normal, pas une infection. Un léger suintement sanguin le premier soir est banal. Un greffon qui paraît blanchâtre les premiers jours ne signifie pas qu’il est nécrosé : sa vascularisation se rétablit progressivement.

Le palais, la vraie zone sensible

C’est le point que les patients découvrent souvent après coup, et qu’il vaut mieux savoir avant. La zone greffée fait peu mal, car elle est protégée sous la gencive. Le palais, lui, présente une plaie à vif, exposée à la langue, aux aliments et aux liquides.

La gêne se compare à une brûlure de palais bien marquée : désagréable, gênante pour manger et pour parler, mais supportable avec des antalgiques usuels. Elle culmine entre le premier et le troisième jour puis décroît franchement. Plusieurs mesures aident : le froid, une alimentation lisse et fraîche, l’évitement des aliments croquants, épicés et acides, et le port du pansement ou de la plaque de protection si elle a été fournie. Évitez de passer la langue sur la zone, réflexe qui retarde la cicatrisation.

Un saignement du palais peut survenir dans les premiers jours, parfois impressionnant. La conduite est simple : comprimer avec une compresse propre pendant dix à quinze minutes sans regarder entre-temps, en position assise. Si le saignement persiste malgré deux compressions, appelez le cabinet.

Les consignes qui font la différence

  • Ne brossez pas les sites opérés pendant la durée indiquée, en général deux à trois semaines. Le nettoyage passe par le bain de bouche prescrit. Continuez en revanche à brosser normalement le reste de la bouche.
  • Ne soulevez pas la lèvre pour regarder le résultat : ce geste, très tentant, tire sur les sutures et peut déplacer le greffon. C’est la cause la plus fréquente d’échec évitable.
  • Mangez froid et mou pendant une semaine : compotes, yaourts, purées, fromage frais, soupes froides. Évitez le croquant, le chaud, l’acide et l’épicé.
  • Ne fumez pas : c’est la consigne qui influence le plus le résultat.
  • Évitez le sport intense et les efforts physiques pendant une semaine, ainsi que les bains chauds et le sauna.
  • Dormez la tête surélevée les premières nuits.
  • Ne recrachez pas énergiquement et n’utilisez pas de paille : la dépression créée peut décoller le caillot.

Notre article sur l’hygiène buccale après une chirurgie dentaire détaille le protocole complet, applicable à cette intervention comme aux autres.

Complications possibles

Elles sont peu fréquentes mais méritent d’être connues :

  • Un échec partiel ou total de la prise du greffon, favorisé par le tabac, une traction sur les sutures ou une infection.
  • Un recouvrement incomplet de la racine, notamment lorsque l’os interdentaire est déjà perdu : le résultat dépend étroitement de la situation de départ.
  • Une infection, rare, se manifestant par une douleur qui augmente après le troisième jour, un gonflement, du pus ou de la fièvre.
  • Un saignement du palais, généralement maîtrisé par compression.
  • Une sensibilité transitoire du palais ou une zone légèrement engourdie, qui régresse en quelques semaines.

Quels résultats attendre

Le recouvrement d’une racine est le plus prévisible lorsque l’os et la gencive entre les dents sont intacts. Dans ces situations favorables, un recouvrement complet est fréquemment obtenu avec une greffe conjonctive. Lorsque le support interdentaire est déjà perdu, le recouvrement reste partiel : c’est une limite anatomique, pas un défaut de technique, et il est important qu’elle soit annoncée avant l’intervention.

Les bénéfices dépassent l’esthétique : la sensibilité au froid diminue nettement, la racine est protégée des caries et de l’usure, et la gencive épaissie résiste mieux au brossage. La stabilité dans le temps est bonne, à condition que la cause initiale ait été corrigée et que la maintenance soit régulière. Si un traitement orthodontique est prévu, l’épaississement préalable de la gencive protège les dents pendant le déplacement, comme l’aborde notre article sur l’orthodontie chez l’adulte.

Le coût de l’intervention et sa prise en charge sont détaillés dans notre article sur le prix d’une greffe de gencive en Suisse. D’autres interventions du même type suivent une logique proche, comme le décrivent nos articles sur les suites d’un sinus lift et sur la douleur après une greffe osseuse.

Quand consulter

Reprenez contact avec le cabinet qui a opéré en présence de l’un de ces signes :

  • Une douleur qui augmente après le troisième jour au lieu de diminuer.
  • Un saignement du palais qui persiste malgré deux compressions de quinze minutes.
  • Un gonflement croissant, du pus, un goût désagréable ou de la fièvre.
  • Des sutures qui lâchent ou un greffon qui paraît se déplacer.
  • Une zone greffée devenue grise ou noire.
  • Une gêne à avaler ou un gonflement qui s’étend : consultez en urgence.

Une dent qui devient mobile après l’intervention doit également être signalée : notre article sur la dent qui bouge chez l’adulte en explique les causes. Cet article a une visée informative et ne remplace pas un examen clinique.

À la clinique Névé (Genève)

Nos praticiens réalisent les greffes de gencive après avoir traité la cause de la récession, ce qui conditionne la stabilité du résultat. Nous annonçons avant l’intervention le recouvrement réellement atteignable dans votre situation, plutôt que de promettre un résultat que l’anatomie ne permet pas. La clinique dispose de trois adresses à Genève et dans le Grand-Lancy : Plainpalais (Rond-Point de Plainpalais 5, 1205 Genève), Pont-Rouge (Place de Pont-Rouge 5, 1212 Grand-Lancy) et Nations (Rue du Pré-de-la-Bichette 1, 1202 Genève). Pour poser vos questions ou organiser une consultation, écrivez-nous via la page contact ou appelez le 022 800 11 11.

Questions fréquentes

Une greffe de gencive fait-elle mal ?

La douleur est modérée et concerne surtout le palais, d’où le greffon est prélevé, pas la zone greffée. Elle est comparable à une brûlure de palais marquée, culmine entre le premier et le troisième jour, et se contrôle avec des antalgiques usuels.

Combien de temps dure la cicatrisation d’une greffe de gencive ?

La cicatrisation superficielle est acquise en environ deux semaines, moment où les points sont retirés si nécessaire. Le greffon s’intègre ensuite pendant trois à six semaines, et le résultat définitif — couleur, texture, volume — s’apprécie à trois à six mois.

Peut-on se brosser les dents après une greffe de gencive ?

Pas sur les sites opérés pendant deux à trois semaines : le nettoyage y passe par le bain de bouche prescrit. Le reste de la bouche se brosse normalement. Reprenez le brossage du site uniquement sur consigne du praticien, avec une brosse très souple.

Que peut-on manger après une greffe de gencive ?

Des aliments froids et lisses pendant une semaine : compotes, yaourts, purées, fromage frais, soupes froides. Évitez le croquant, le chaud, l’acide et l’épicé, ainsi que les pailles, dont la dépression peut décoller le caillot au palais.

Une greffe de gencive tient-elle dans le temps ?

Oui, à deux conditions : que la cause initiale ait été corrigée — brossage traumatique, maladie parodontale — et que la maintenance soit régulière. Le tabac reste le facteur modifiable qui compromet le plus la prise du greffon puis sa stabilité.

La racine sera-t-elle entièrement recouverte ?

Cela dépend de l’os et de la gencive entre les dents. Quand ce support est intact, un recouvrement complet est fréquemment obtenu. Quand il est déjà perdu, le recouvrement reste partiel : c’est une limite anatomique, qui doit être annoncée avant l’intervention.

La carie au collet — ou carie radiculaire — est une carie qui se développe à la jonction entre la couronne de la dent et la racine, dans une zone normalement protégée par la gencive. Quand la gencive recule (récession), cette zone perd sa barrière naturelle et devient particulièrement vulnérable. C’est l’une des caries les plus fréquentes chez les patients de plus de 60 ans, et l’une des plus difficiles à restaurer durablement. En tant qu’équipe de Névé Clinique dentaire à Genève, nous accompagnons régulièrement des patients adultes et seniors confrontés à cette problématique. Voici ce qu’il faut savoir.

Key Takeaways
– La carie au collet touche 30 à 40 % des dents avec récession gingivale chez les patients de plus de 60 ans (Griffin et al., Journal of Dental Research, 2021).
– Le cément radiculaire se déminéralise à un pH de 6,7 — beaucoup plus tôt que l’émail (pH 5,5). Une simple acidité salivaire suffit.
– Le matériau de choix pour la restauration est souvent le verre ionomère (glass-ionomer), qui libère du fluor et adhère mieux à la dentine humide.
– La prévention repose sur brossage doux + fluor topique haute concentration (5000 ppm sur prescription).

Qu’est-ce qu’une carie au collet, exactement ?

Le collet anatomique est la zone où la couronne dentaire (recouverte d’émail) rencontre la racine (recouverte de cément, beaucoup plus fragile). Chez une bouche jeune et saine, cette jonction est protégée par la gencive marginale. Quand la gencive recule — par parodontite, brossage agressif, vieillissement physiologique — la racine se découvre et expose un tissu deux à trois fois moins minéralisé que l’émail.

Le résultat : une zone qui se carie à des seuils acides bien plus bas. Là où l’émail commence à se déminéraliser à un pH de 5,5, le cément et la dentine racinaire se déminéralisent dès pH 6,7 (Featherstone, J Am Dent Assoc, 2008). Autrement dit, une simple consommation régulière de café, de fruits, ou même une salive un peu acide après réveil suffit à amorcer le processus.

Une carie au collet présente un aspect typique : tache brune ou noire en croissant, suivant la ligne gingivale, parfois ramollie au sondage. Elle peut être asymptomatique pendant des mois.

Pourquoi la récession gingivale crée le terrain idéal

La récession gingivale — perte de hauteur de la gencive marginale — touche plus de 50 % des adultes après 50 ans selon les données épidémiologiques européennes. Quatre causes dominent :

  1. Brossage traumatique : pression excessive, brosse trop dure, mouvement horizontal de scie. C’est la première cause chez les patients sans parodontite.
  2. Parodontite : perte d’attache et migration apicale du tissu de soutien.
  3. Biotype gingival fin : prédisposition génétique, gencive naturellement peu épaisse.
  4. Mouvements orthodontiques mal contrôlés ou frein labial trop tracté.

Une récession ne provoque pas de douleur immédiate (au-delà d’une éventuelle sensibilité dentinaire), mais expose le cément à la plaque, aux acides et au sucre. Si l’hygiène ne suit pas, la carie au collet apparaît dans les 12 à 36 mois suivant l’exposition.

Les 5 facteurs qui multiplient le risque

Tous les patients avec récession ne développent pas de carie au collet. Notre lecture en cabinet — confirmée par les études — identifie cinq facteurs de risque majeurs :

  • Hyposialie (bouche sèche) : flux salivaire réduit, fréquent chez le senior, sous certains médicaments (antihypertenseurs, antidépresseurs, antihistaminiques). La salive est le premier rempart anticarie.
  • Polymédication : plus de 4 médicaments par jour multiplie par 2 le risque de carie radiculaire.
  • Diabète mal équilibré : modification du microbiome buccal et baisse du flux salivaire.
  • Prothèse partielle amovible : crochets qui retiennent la plaque sur les dents piliers.
  • Apports sucrés fréquents (bonbons, sodas, sucre dans le café) — fréquence > quantité.

Ces facteurs s’additionnent : un patient diabétique de 70 ans, sous 5 médicaments, avec une prothèse partielle, est statistiquement quasi certain de développer une carie radiculaire dans les 5 ans s’il n’est pas suivi en prophylaxie.

Comment se traite une carie au collet ?

Le traitement n’est pas une simple « obturation comme une autre ». Trois spécificités cliniques compliquent la restauration :

  1. L’humidité gingivale : la zone est en permanence baignée par le fluide sulculaire, ce qui complique le collage des résines composites classiques.
  2. L’accès : la cavité est souvent juste sous la gencive, parfois sous-gingivale.
  3. La biomécanique : zone de flexion dentaire, soumise aux contraintes de mastication.

Le verre ionomère (glass-ionomer) : matériau souvent privilégié

Le GIC (glass-ionomer cement) ou son hybride résine-ionomère (RMGIC) est fréquemment le choix de référence pour les caries radiculaires (Cochrane, Hayes et al., 2016). Trois avantages cliniques :

  • Adhésion chimique à la dentine sans nécessité de mordançage acide complexe.
  • Libération continue de fluor qui reminéralise les marges et prévient la récidive.
  • Tolérance à l’humidité lors de la pose, contrairement au composite.

Le composite reste indiqué quand l’esthétique prime (zones antérieures visibles) et quand le champ opératoire peut être parfaitement isolé. Pour les détails techniques sur la pose collée, voir notre page traitement par collage des caries.

Pour les cas avancés

Si la carie est étendue (ICDAS 5-6), si la dent est dévitalisée ou fracturée au niveau du collet, on peut être amené à : couronne, reconstitution corono-radiculaire, ou — dans les cas extrêmes — extraction. C’est précisément pour éviter cette escalade qu’un dépistage précoce change tout.

Prévention : 4 leviers spécifiques au collet

La prévention d’une carie au collet ne se confond pas avec la prévention d’une carie classique. Quatre actions ciblées sont validées :

1. Fluor topique haute concentration

Un dentifrice à 5000 ppm de fluorure de sodium (sur prescription en Suisse) réduit significativement l’incidence des caries radiculaires chez les seniors à risque (Ekstrand et al., Caries Research, 2013). Application : 2 cm de pâte sur la brosse, brossage 2 minutes, pas de rinçage ensuite (laisser le fluor agir).

2. Brossage doux et technique modifiée

Brosse à poils extra-souples, technique Bass modifiée (poils inclinés à 45° vers le sillon, mouvements vibratoires sans force). Une brosse électrique avec pressostat est souvent recommandée pour les patients qui appuient instinctivement trop fort.

3. Hygiène interdentaire adaptée

Les espaces interdentaires des seniors sont souvent élargis par la perte d’attache. Les brossettes interdentaires (de diamètre adapté) sont alors plus efficaces que le fil dentaire. En cas d’arthrose ou de dextérité réduite, le jet dentaire est une option intéressante.

4. Suivi prophylactique rapproché

Pour un patient à risque élevé, un contrôle tous les 3 à 6 mois (au lieu des 12 mois standards) avec application de vernis fluoré professionnel divise par 2 à 3 le risque de nouvelle lésion. Voir notre page contrôle dentaire pour le déroulé d’un suivi structuré.

Notre lecture en cabinet : la carie au collet est l’archétype de la carie évitable par un suivi régulier. Un patient à risque qu’on voit deux fois par an a plus de 80 % de chance de ne jamais avoir besoin d’une dévitalisation pour ce motif.

Quand consulter ?

  • Tache brune ou noire visible sur la racine d’une dent.
  • Sensibilité localisée au froid sur une dent avec récession.
  • Aliments qui se coincent au collet d’une dent où ils ne se coinçaient pas avant.
  • Fil ou brossette qui s’accroche sur la racine.
  • Plus de 60 ans + récessions visibles + pas de bilan dentaire dans l’année.

Vous avez des récessions gingivales et un doute sur une tache au collet ? Nos dentistes et hygiénistes ES à Plainpalais, Pont-Rouge et Nations réalisent des bilans complets avec dépistage des caries radiculaires. Prendre rendez-vous en ligne.

FAQ — carie au collet

Une carie au collet fait-elle mal ?

Pas toujours, et rarement au début. Le cément déminéralisé peut donner une sensibilité au froid ou au sucré, mais la douleur franche n’apparaît qu’au stade avancé, quand la lésion approche la pulpe. Beaucoup de patients la découvrent lors d’un contrôle de routine.

Peut-on combler une récession gingivale pour protéger le collet ?

Oui, par chirurgie muco-gingivale (greffe de tissu conjonctif ou greffe gingivale libre), surtout si la récession progresse ou si le patient présente déjà une carie radiculaire. Cette chirurgie est réalisée par un parodontologue. Elle ne remplace pas la prévention quotidienne mais la complète. Voir notre page parodontologie.

Le composite tient-il aussi bien que le verre ionomère au collet ?

Les méta-analyses récentes donnent un léger avantage au résine-ionomère (RMGIC) sur le composite pour les caries cervicales non carieuses (taux de rétention à 5 ans : ~85 % vs ~75 %). Pour une vraie carie radiculaire en zone humide, le glass-ionomer est souvent plus durable. Le composite reste indiqué pour les zones esthétiques antérieures où l’humidité peut être maîtrisée.

Faut-il refaire la restauration au collet régulièrement ?

Une restauration cervicale a une durée de vie moyenne de 5 à 8 ans, plus courte qu’une restauration occlusale. Les marges peuvent fuir avec le temps et favoriser une récidive. Un contrôle annuel permet de détecter les fuites précoces et de refaire l’obturation avant qu’une nouvelle carie ne se développe sous l’ancienne.

Le bain de bouche au fluor suffit-il à prévenir les caries radiculaires ?

C’est un complément utile mais insuffisant seul. Un rinçage fluoré quotidien à 0,05 % NaF (225 ppm) ajoute un effet préventif modeste. Pour un patient à haut risque, le dentifrice 5000 ppm sur prescription apporte un bénéfice 10 à 20 fois supérieur. Le bain de bouche est un appoint, pas un pilier.

Pour aller plus loin

La carie au collet est une carie de zone fragilisée, pas de mauvaise hygiène. Beaucoup de patients qui la développent brossent correctement — c’est la combinaison récession + cément exposé + flux salivaire diminué qui fait basculer le risque. La bonne nouvelle : c’est l’un des types de caries qui répond le mieux à un suivi structuré.

Pour comprendre l’ensemble des signes carieux, voir notre pilier symptômes d’une carie. Pour le détail des techniques de restauration, notre page traitement des caries et le service traitement par collage.

Nos équipes reçoivent dans nos trois cabinets à Genève — Plainpalais, Pont-Rouge et Nations. Contactez-nous pour un bilan.


Sources clés citées :

  • Griffin SO. et al., Burden of root caries in older adults, Journal of Dental Research, 2021 (lien)
  • Hayes M. et al., Glass ionomer restorations for non-carious cervical lesions, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2016 (lien)
  • Ekstrand KR. et al., Effectiveness of high-fluoride toothpaste on root caries, Caries Research, 2013 (lien)
  • Featherstone JD., Dental caries: a dynamic disease process, Journal of the American Dental Association, 2008 (lien)

« Mes dents se déchaussent » est une phrase qu’on entend chaque semaine à Névé. Derrière ce terme populaire se cachent deux réalités cliniques très différentes : une récession gingivale d’origine mécanique (brossage, anatomie fine) qui n’affecte que la gencive, et une récession d’origine parodontale qui implique une perte osseuse sous-jacente. La prise en charge n’a rien à voir. Ce guide, rédigé par notre équipe de Névé Clinique dentaire à Genève, vous aide à identifier votre cas et comprendre les solutions par stade.

Key Takeaways
– La récession gingivale touche 23,88 % des adultes selon une étude 2024 sur 3773 sujets, et 63,9 % sont des formes localisées (Egyptian Study, BMC Oral Health, 2025).
– La classification de Cairo (RT1-RT2-RT3) est la référence actuelle, remplaçant progressivement Miller. Elle prédit le taux de recouvrement radiculaire atteignable.
– Un brossage à > 3 N de force avec des poils durs est associé à l’abrasion cervicale et à la récession gingivale chez les profils exposés, selon une revue narrative 2025 couvrant 118 études (Healthcare, MDPI 2025 narrative review).
– La greffe de gencive (greffe conjonctive enfouie) permet de recouvrir 95-100 % d’une RT1, 50-70 % d’une RT2, et aucun recouvrement fiable sur RT3.

Déchaussement ou récession gingivale : de quoi parle-t-on ?

Le « déchaussement » n’est pas un terme médical. Il décrit un ensemble de signes visibles :

  • La dent paraît plus longue qu’avant.
  • Le collet (zone jaunâtre près de la racine) est exposé.
  • Sensibilité au froid, à l’air, au sucré.
  • Un espace triangulaire noir apparaît entre deux dents (« trous noirs »).

Cliniquement, il s’agit d’une récession gingivale : la gencive se déplace apicalement (vers la racine), exposant le cément radiculaire. Le point important pour votre prise en charge : cette récession peut exister sans perte osseuse (cas mécanique) ou en être le symptôme visible (cas parodontal). La distinction se fait au sondage et à la radiographie.

Les deux grandes causes : mécanique ou parodontale ?

Cause mécanique (brossage et anatomie)

La récession localisée, souvent asymétrique, sans poche gingivale, sans saignement au sondage, sur des dents saines = typiquement d’origine mécanique.

Facteurs identifiés par la littérature :

  • Brossage agressif : force > 3 N, poils durs, technique horizontale (« sciage »). Une revue narrative 2025 analysant 118 études confirme l’association (Healthcare 2025).
  • Anatomie défavorable : biotype gingival fin (< 1 mm d’épaisseur), vestibule peu profond, frein labial inséré haut, dent en position vestibulée.
  • Traumatismes occlusaux (bruxisme, interférences).
  • Orthodontie mal conduite ou sans préparation parodontale préalable.
  • Piercing labial ou lingual : récessions localisées typiques, parfois sévères.

Cause parodontale (perte osseuse)

Récession généralisée, souvent avec poches profondes, saignement au sondage, mobilité possible, éventuellement perte de dent(s) antérieures = parodontite à un stade modéré à sévère (stade II-IV selon classification AAP/EFP 2018).

Ici, la récession n’est que la partie visible de l’iceberg. La perte d’os alvéolaire sous-jacente est déjà installée et ne se récupère que partiellement par régénération parodontale, et seulement dans certains cas anatomiques favorables.

Notre lecture en cabinet : quand un patient nous dit « je me brosse doucement, ça ne peut pas être le brossage », dans la moitié des cas la récession est d’origine parodontale. L’examen clinique (sondage à 6 sites par dent) et radiographique tranche en 20 minutes. Ne pas faire ce bilan, c’est traiter une plomberie qui fuit en repeignant le plafond.

La classification Cairo : RT1, RT2, RT3

Depuis 2011, la classification de Cairo a remplacé la classification historique de Miller dans les publications internationales et les guidelines EFP. Elle est plus fiable (études de reproductibilité inter-observateurs supérieures) et surtout elle prédit le pronostic de recouvrement radiculaire.

Type Perte d’attache interproximale Recouvrement radiculaire possible
RT1 Aucune 95-100 % (recouvrement complet prévisible)
RT2 Présente, ≤ perte vestibulaire Partiel, 50-70 %
RT3 Présente, > perte vestibulaire Nul (pas de recouvrement prévisible)

Source : Cairo F. et al., J Clin Periodontol 2011 ; illustration clinique sur petite série portugaise (Portugal study, MDPI 2024).

Autrement dit : consulter tôt (tant que la récession est RT1) change radicalement les options thérapeutiques. Une fois RT3 installée, la greffe gingivale peut améliorer l’épaisseur du tissu mais ne récupère plus la hauteur perdue.

Solutions par stade

Stade 1 : récession débutante (RT1, 1-2 mm)

Approche étiologique avant tout : corriger la cause pour stopper la progression.

  • Audit de brossage. Passage à une brosse électrique avec pressostat, poils souples. Technique de Bass modifiée, pas de mouvement horizontal.
  • Traitement de la sensibilité : dentifrice reminéralisant (nitrate potassium, arginine), vernis fluoré en cabinet si besoin. Voir aussi notre page dent sensible.
  • Détartrage et polissage si plaque ou tartre associés.
  • Suivi photographique tous les 6 mois pour objectiver la stabilité. Une récession stabilisée pendant 2 ans ne progressera probablement plus.

Stade 2 : récession modérée (RT1/RT2, 2-4 mm)

Décision à personnaliser : chirurgie muco-gingivale ou surveillance ?

Indications de greffe de gencive :

  1. Sensibilité invalidante non soulagée par le traitement symptomatique.
  2. Esthétique (récession antérieure visible au sourire).
  3. Progression documentée malgré correction des causes.
  4. Biotype très fin avec risque de progression rapide.

Techniques disponibles à Névé :

  • Greffe conjonctive enfouie + lambeau positionné coronalement : gold standard pour RT1 à visée esthétique, taux de recouvrement 90-100 %.
  • Greffe épithélio-conjonctive (greffe gingivale libre) : plutôt pour augmenter l’épaisseur et la hauteur de tissu kératinisé quand l’esthétique secondaire.
  • Techniques de tunnelisation pour récessions multiples adjacentes.

Détails sur notre page greffe de gencive.

Stade 3 : récession sévère associée à une parodontite (RT2/RT3, > 4 mm)

La récession n’est plus le problème principal : c’est la parodontite sous-jacente qu’il faut d’abord stabiliser.

Séquence thérapeutique (protocole EFP S3, 2020) :

  1. Hygiène + contrôle des facteurs de risque (tabac, diabète).
  2. Instrumentation sous-gingivale (surfaçage radiculaire) — voir traitement parodontal non chirurgical.
  3. Réévaluation à 3 mois. Si poches résiduelles ≥ 4 mm avec saignement : chirurgie parodontale, parfois régénération (EMD, membranes) sur défauts intra-osseux favorables.
  4. Maintenance parodontale à vie, tous les 3-4 mois. C’est la condition sine qua non du pronostic à long terme. Voir maintenance parodontale.

La greffe de gencive dans ce contexte peut être envisagée après stabilisation parodontale, mais avec un objectif plus modeste (améliorer l’épaisseur tissulaire, protéger la racine) qu’un recouvrement esthétique complet.

Stade 4 : dents très mobiles, pronostic réservé

Quand la perte osseuse est > 50 % de la longueur radiculaire, que la dent bouge, que des abcès récurrents apparaissent : la question de l’extraction se pose. Mieux vaut extraire et remplacer par implant qu’acharner un traitement parodontal voué à l’échec.

Options prothétiques à discuter :

  • Implant unitaire (nécessite souvent une greffe osseuse post-extraction parodontale).
  • Bridge sur dents adjacentes saines.
  • Prothèse amovible transitoire si édentement étendu.
Greffe de gencive : recouvrement prévisible par type Cairo (%) 95-100 % RT1 50-70 % RT2 ~0 % RT3
Source : classification Cairo 2011, J Clin Periodontol — pronostic de recouvrement radiculaire après greffe conjonctive enfouie.

Facteurs qui aggravent une récession existante

Sur nos patients suivis en maintenance, nous voyons régulièrement quelles variables transforment une récession stable en récession qui avance de 1-2 mm par an :

  • Tabac. Double l’inflammation parodontale, divise par 2 la réponse au traitement, classe automatiquement en grade C.
  • Bruxisme non traité. Traumatisme occlusal qui accélère la récession. Voir bruxisme et gouttière nocturne.
  • Brossage inchangé. Tant que la cause mécanique persiste, la récession progresse malgré le traitement.
  • Orthodontie sans bilan parodontal préalable. Chez un patient au biotype fin, certains mouvements dentaires vestibulaires aggravent la récession.
  • Négligence des interdentaires. Les gencives papillaires disparaissent en premier, créant les fameux « trous noirs ».

Voir aussi notre article saignement des gencives au brossage — que faire qui couvre le signe précoce le plus souvent ignoré.

Combien ça coûte en Suisse ? (ordre de grandeur)

Les honoraires en Suisse sont à la valeur du point TARMED dentaire (SSO), qui varie selon le cabinet. Ordre de grandeur indicatif :

  • Consultation parodontale initiale avec sondage complet : 200-350 CHF.
  • Détartrage + surfaçage par secteur : 300-500 CHF / secteur.
  • Greffe de gencive unitaire (conjonctif enfoui) : 1500-2500 CHF.
  • Greffe plurielle avec tunnelisation : 2500-4000 CHF.

Ces chiffres sont indicatifs — seul un plan de traitement personnalisé dans nos cabinets donne un devis précis. Voir notre page honoraires.

FAQ — déchaussement des dents

Le déchaussement des dents est-il réversible ?

Partiellement, et uniquement par chirurgie muco-gingivale. Une récession RT1 peut être recouverte à 95-100 % par greffe conjonctive. Une RT3 ne l’est jamais. Aucun produit, aucun remède naturel, aucune technique non chirurgicale ne « fait repousser » la gencive perdue.

Les dents qui se déchaussent vont-elles tomber ?

Pas si la cause est mécanique : une récession d’origine brossage, corrigée et stabilisée, ne fait pas perdre la dent. Si la cause est parodontale avec perte osseuse, oui à terme sans traitement — la dent deviendra mobile puis s’exfoliera. D’où l’importance du diagnostic différentiel initial.

Existe-t-il un traitement sans chirurgie pour le déchaussement ?

Pour stopper la progression, oui (correction du brossage, détartrage, traitement parodontal). Pour recouvrir la récession, non : seule la chirurgie muco-gingivale ou la greffe de gencive le permettent. Les méthodes « régénératives » non chirurgicales annoncées sur internet (cellules souches maison, huiles essentielles) n’ont aucune validation scientifique.

Pourquoi la sensibilité au froid avec le déchaussement ?

Parce que le cément radiculaire exposé (qui était sous la gencive) a une perméabilité dentinaire bien supérieure à l’émail. Les stimuli thermiques, osmotiques, mécaniques atteignent plus facilement la pulpe. Traitement : dentifrice désensibilisant (nitrate potassium 5 %, arginine), vernis fluoré en cabinet, et à terme correction de la récession si invalidante.

Le bain de bouche peut-il aider en cas de déchaussement ?

Il ne corrige ni la récession ni ses causes. Il peut accompagner une phase aigüe de gingivite associée (chlorhexidine 0,12 %, 7 jours max). Pour la sensibilité, des bains à base de fluorure de stanneux ont un effet modeste documenté. Voir bain de bouche antiseptique — quand l’utiliser.

À quelle fréquence consulter quand on a des récessions stables ?

Tous les 6 mois minimum, avec photos comparatives et sondage. Si vous avez des antécédents de parodontite, tous les 3-4 mois (maintenance parodontale). La comparaison d’un mois à l’autre ne veut rien dire — seules les photos ou mesures à 6-12 mois d’intervalle objectivent une progression réelle.

Le stress peut-il aggraver le déchaussement des dents ?

Indirectement. Le stress chronique module la réponse immunitaire, peut déclencher du bruxisme et dégrade souvent l’hygiène quotidienne. Ces trois facteurs combinés accélèrent une récession préexistante, surtout d’origine parodontale.

Pour aller plus loin

Le déchaussement des dents est traitable à tous les stades — mais les options rétrécissent avec le temps. RT1 → recouvrement complet possible. RT3 → on se contente de stabiliser. La porte se ferme progressivement, et le premier signe (sensibilité, dent qui « s’allonge ») est le meilleur moment pour consulter.

Nos parodontistes à Névé (Dr Sylvain Mouraret, Dr Paul Monneyron, Dr Spyridon Bobetsis) réalisent des bilans muco-gingivaux complets avec sondage, photos standardisées et radiographies dans nos trois cabinets — Plainpalais, Pont-Rouge et Nations. Prenez rendez-vous en ligne ou consultez notre page parodontologie.


Sources clés citées :

  • Cairo F., Nieri M., Cincinelli S., Mervelt J., Pagliaro U., The interproximal clinical attachment level to classify gingival recessions and predict root coverage outcomes, J Clin Periodontol, 2011 (lien)
  • Tonetti M. et al., Staging and grading of periodontitis — AAP/EFP 2018, J Periodontol (lien)
  • Sanz M. et al., Treatment of stage I-III periodontitis — EFP S3 guideline, J Clin Periodontol, 2020 (lien)
  • The Impact of Toothbrushing on Oral Health, Gingival Recession, and Tooth Wear — A Narrative Review, Healthcare, 2025 (lien)
  • Prevalence of gingival recession according to Cairo classification, Portugal study, 2024 (lien)
  • Prevalence, etiology and clinical characteristics of gingival recession, BMC Oral Health, 2025 (lien)