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Se faire soigner chez un dentiste en France quand on habite Genève permet d’économiser, en règle générale, trente à cinquante pour cent sur les actes courants. L’écart est réel et il n’y a pas lieu de le nier. Mais il ne raconte que la moitié de l’histoire : ce qui change vraiment le calcul, c’est votre statut d’assurance, la nature du soin et la question du suivi. Pour un détartrage ou une couronne isolée chez quelqu’un qui passe régulièrement la frontière, la démarche a du sens. Pour des implants, une orthodontie ou un traitement parodontal — des protocoles longs, avec de nombreux rendez-vous et des complications possibles à distance — le raisonnement s’inverse souvent.

En bref

  • L’écart de prix se situe généralement entre trente et cinquante pour cent sur les actes courants, davantage sur certaines prothèses.
  • L’assurance de base suisse ne couvre pas les soins dentaires, ni en Suisse ni en France : l’écart de prix se joue donc sur vos deniers propres dans les deux cas.
  • Certaines complémentaires dentaires remboursent les soins effectués à l’étranger, d’autres non : c’est le contrat qu’il faut lire avant de décider.
  • Les traitements courts et isolés se prêtent le mieux à la démarche ; les traitements longs et les actes chirurgicaux beaucoup moins.
  • La question déterminante n’est pas le prix du soin, mais qui gérera une complication à six mois.

L’écart de prix, concrètement

Les deux pays fonctionnent sur des logiques tarifaires différentes. En Suisse, le tarif dentaire repose sur un système de points multipliés par une valeur du point propre à chaque cabinet : c’est cette valeur, et non l’acte lui-même, qui varie d’un praticien à l’autre. Notre article sur le tarif dentiste en Suisse détaille cette construction. En France, une partie des actes est encadrée par des tarifs conventionnés avec l’assurance maladie, avec des plafonds sur certaines prothèses.

Acte Suisse (fourchette indicative CHF) France voisine (ordre de grandeur EUR) Écart usuel
Consultation de contrôle 80 à 150 25 à 50 Marqué
Détartrage 150 à 300 30 à 80 Marqué
Composite une face 150 à 300 50 à 120 Marqué
Dévitalisation 800 à 1’500 300 à 700 Environ 50 %
Couronne céramique 1’000 à 2’500 500 à 1’200 Environ 50 %
Implant avec couronne 3’500 à 6’000 1’500 à 3’000 Environ 50 %

Ces ordres de grandeur varient selon les cabinets, les matériaux et la complexité des cas. Nos articles sur le prix d’un détartrage en Suisse, sur le prix d’une couronne et sur le coût d’un implant en Suisse précisent le versant suisse.

D’où vient cet écart ? Essentiellement des charges : loyers, salaires, cotisations, prix des équipements et des matériaux, coût de la vie. Les normes de formation et de stérilisation sont, elles, comparables entre la Suisse et l’Union européenne. Ce n’est donc pas une question de qualité intrinsèque, mais de structure de coûts.

Le remboursement dépend surtout de votre statut

C’est le point le plus mal compris, et celui qui change le plus le calcul selon les personnes.

Si vous êtes résident suisse assuré à la LAMal, l’assurance de base ne couvre pas les soins dentaires courants, où qu’ils soient réalisés. Les exceptions sont limitées : certaines maladies graves du système de mastication, des affections dentaires provoquées par une autre maladie grave, et les lésions d’origine accidentelle qui relèvent de l’assurance-accident. Le raisonnement se joue donc entièrement sur ce que vous payez de votre poche, ou sur votre complémentaire.

Si vous avez une assurance dentaire complémentaire, tout dépend du contrat. Certaines couvrent les soins réalisés à l’étranger, parfois avec un plafond ou un pourcentage différent ; d’autres les excluent ou exigent un accord préalable. C’est la question à poser avant de prendre rendez-vous, pas après. Nos articles sur l’assurance dentaire en Suisse et sur l’offre Groupe Mutuel détaillent ces mécanismes.

Si vous êtes frontalier, votre situation dépend de l’option d’assurance que vous avez exercée. Selon que vous relevez du régime suisse ou du régime français, le remboursement des soins réalisés de part et d’autre de la frontière n’obéit pas aux mêmes règles. Renseignez-vous auprès de votre assureur avant d’engager un traitement coûteux : c’est une vérification de dix minutes qui peut représenter plusieurs milliers de francs.

Ce que le prix ne dit pas

Six éléments pèsent autant que le montant du devis, et parfois davantage.

  • Le suivi. Un soin dentaire n’est pas un achat mais le début d’une relation. Une couronne se contrôle, un implant se surveille, une prothèse se rebase. La question à se poser est simple : dans deux ans, qui vérifiera ce travail ?
  • Les complications. Une douleur post-opératoire, une couronne qui se descelle, une suture qui lâche surviennent rarement au moment prévu. Prévoyez-vous de refaire le trajet, ou de consulter en urgence près de chez vous ? Notre article sur l’urgence dentaire à Genève précise les recours disponibles.
  • La reprise d’un travail par un autre praticien. C’est une réalité peu agréable mais bien réelle : reprendre le travail d’un confrère engage une responsabilité, et beaucoup de praticiens sont réticents à le faire, surtout sans le dossier complet.
  • La garantie. Elle existe des deux côtés, mais elle suppose de revenir chez celui qui a réalisé le soin. Une garantie sur une couronne à cent kilomètres a une valeur pratique différente d’une garantie à dix minutes.
  • Le dossier. Demandez systématiquement vos radiographies et le détail des matériaux utilisés, sous forme numérique. C’est ce qui permettra à n’importe quel praticien de reprendre le suivi.
  • Le temps. Un traitement en plusieurs séances suppose autant de trajets, de rendez-vous à caler et éventuellement d’heures de travail perdues. À raison de six à huit séances pour une réhabilitation, l’économie se réduit.

Les cas où la démarche a du sens

Elle se défend bien dans plusieurs situations :

  • Un acte isolé et court : un détartrage, un composite, une couronne unitaire, un contrôle annuel.
  • Une personne qui traverse déjà la frontière régulièrement, pour son travail ou sa famille : le trajet n’est pas un coût supplémentaire.
  • Un budget qui rendrait le soin impossible autrement. Renoncer à un soin est toujours plus coûteux à terme que de le faire ailleurs.
  • Un praticien identifié et recommandé, avec qui une relation de suivi peut réellement s’installer dans la durée.

Les cas où elle se justifie moins

  • L’implantologie, qui s’étale sur plusieurs mois avec des étapes chirurgicales, une phase de cicatrisation et un suivi à vie. La péri-implantite se dépiste lors de contrôles réguliers, pas à distance.
  • L’orthodontie, qui exige des rendez-vous d’activation toutes les quatre à huit semaines pendant un à trois ans, puis une contention surveillée. Notre article sur le prix d’un appareil dentaire en Suisse chiffre cette option localement.
  • Le traitement parodontal, qui repose entièrement sur une maintenance régulière tous les trois à six mois : sans elle, le bénéfice initial se perd.
  • Les réhabilitations complexes mêlant chirurgie, prothèse et occlusion, où les ajustements successifs sont la règle.
  • Les urgences, par définition.
  • Les enfants, dont le suivi de croissance suppose une continuité.

Les questions à poser avant de vous décider

  • Un devis écrit et détaillé, acte par acte, avec les matériaux nommés — pas un montant global.
  • Combien de séances exactement, et sur quelle durée.
  • Qui gère une complication, et sous quel délai.
  • Quelle garantie, écrite, et sur quelle durée.
  • Quelles marques et références pour un implant ou une prothèse, avec remise du passeport implantaire.
  • La remise du dossier : radiographies numériques, comptes rendus, photographies.
  • Le remboursement : votre complémentaire couvre-t-elle ces actes réalisés à l’étranger ?

Ces questions valent d’ailleurs des deux côtés de la frontière. Notre article sur comment choisir son dentiste à Genève propose une grille de critères applicable à n’importe quel cabinet.

L’autre option à Genève : la clinique universitaire

Avant d’arbitrer entre les deux pays, une possibilité genevoise mérite d’être connue. La clinique universitaire de médecine dentaire propose des soins à tarifs réduits, réalisés par des étudiants avancés sous la supervision d’enseignants. Les délais sont plus longs et les séances plus étendues, mais la qualité est encadrée et les tarifs sensiblement inférieurs à ceux du secteur privé.

De même, plusieurs cabinets proposent un échelonnement des paiements ou une planification des soins par étapes, permettant d’étaler la charge sur plusieurs mois. Cette option est rarement évoquée spontanément : demandez-la. Notre article sur l’hygiène dentaire à Genève aborde par ailleurs la répartition des rôles entre hygiéniste et dentiste, qui influence le coût du suivi préventif.

Aller plus loin que la France voisine

Certains patients envisagent des destinations plus lointaines pour des réhabilitations complètes, avec des écarts de prix plus importants encore. Les paramètres y sont différents : trajets, séjours multiples, protocoles compressés, difficulté du suivi. Notre article sur les soins dentaires à l’étranger examine cette question en détail.

Quand consulter

Quel que soit votre choix, ne différez pas un soin nécessaire pour des raisons budgétaires sans en parler d’abord à un praticien : une carie qui attend devient une dévitalisation, puis une couronne, et l’écart de coût dépasse largement l’économie recherchée. Consultez rapidement en cas de douleur, de gonflement, de dent cassée ou de saignement des gencives, et consultez en urgence en cas de fièvre, de gonflement du visage ou de difficulté à ouvrir la bouche — dans ces situations, la proximité prime sur toute autre considération. Cet article a une visée informative ; les modalités d’assurance décrites doivent être vérifiées auprès de votre assureur, seul habilité à confirmer votre couverture.

À la clinique Névé (Genève)

Nous établissons systématiquement un devis détaillé avant tout traitement, en expliquant ce que chaque ligne recouvre et quelles alternatives existent, y compris les options les plus économiques. Si le budget est une contrainte, dites-le : une planification par étapes est souvent possible. La clinique dispose de trois adresses à Genève et dans le Grand-Lancy : Plainpalais (Rond-Point de Plainpalais 5, 1205 Genève), Pont-Rouge (Place de Pont-Rouge 5, 1212 Grand-Lancy) et Nations (Rue du Pré-de-la-Bichette 1, 1202 Genève). Pour poser vos questions ou obtenir un devis, écrivez-nous via la page contact ou appelez le 022 800 11 11.

Questions fréquentes

Les soins dentaires sont-ils moins chers en France qu’en Suisse ?

Oui, généralement de trente à cinquante pour cent sur les actes courants, et souvent davantage sur les prothèses. Cet écart s’explique par la structure des coûts — loyers, salaires, charges — et non par une différence de normes de formation ou de stérilisation.

Mon assurance suisse rembourse-t-elle un dentiste en France ?

L’assurance de base ne couvre pas les soins dentaires courants, où qu’ils soient réalisés. Tout dépend donc de votre complémentaire : certaines remboursent les soins effectués à l’étranger, d’autres les excluent ou exigent un accord préalable. Vérifiez votre contrat avant de vous engager.

Pour quels soins vaut-il mieux rester à Genève ?

Pour l’implantologie, l’orthodontie, les traitements parodontaux et les réhabilitations complexes : ce sont des protocoles longs, avec de nombreux rendez-vous, des ajustements et un suivi à vie. Les urgences et le suivi des enfants supposent également une continuité de proximité.

Quels soins peut-on raisonnablement faire en France voisine ?

Les actes isolés et courts : détartrage, composite, couronne unitaire, contrôle annuel. La démarche se défend particulièrement si vous traversez déjà la frontière régulièrement, ou si le budget rendrait autrement le soin impossible — renoncer coûte toujours plus cher à terme.

Que faut-il demander avant de se faire soigner à l’étranger ?

Un devis écrit détaillé acte par acte, le nombre de séances, qui gère les complications et sous quel délai, une garantie écrite, les marques et références des implants ou prothèses, et la remise du dossier complet avec les radiographies numériques.

Existe-t-il une option moins chère à Genève ?

Oui. La clinique universitaire de médecine dentaire propose des soins à tarifs réduits, réalisés par des étudiants avancés sous supervision, avec des délais plus longs. Par ailleurs, de nombreux cabinets acceptent d’échelonner les paiements ou de planifier les soins par étapes : il suffit de le demander.

« Combien ça coûte, un dentier complet ? » C’est la question qu’on nous pose chaque semaine en consultation à Névé. La réponse honnête : ça dépend, mais on peut donner des fourchettes solides. Plutôt que de noyer le sujet dans des « à partir de » trompeurs, voici les chiffres réels que nous pratiquons à Genève en 2026, ce qui les fait varier, comment ça se compare aux alternatives sur implants, et ce que votre complémentaire peut couvrir.

Key Takeaways
– Prothèse complète unique (haut OU bas) : 2 000 à 3 500 CHF. Les deux mâchoires : 3 500 à 7 000 CHF.
– L’assurance de base LAMal ne couvre pas les prothèses dentaires hors cas exceptionnels (AI, maladie listée art. 17-19 OPAS).
– Une complémentaire dentaire prend en charge typiquement 50 à 75 % du coût, dans la limite des plafonds annuels.
– L’overdenture sur 2 implants (8 000-12 000 CHF) est devenue le standard recommandé pour la mandibule édentée — coût supplémentaire qui change radicalement la qualité de vie.
– Les écarts de prix entre cabinets s’expliquent par les honoraires (point Tarmed/SSO), le laboratoire utilisé et le nombre de séances d’ajustement incluses.

Quel est le prix moyen d’un dentier complet en Suisse romande en 2026 ?

Voici les ordres de grandeur que nous observons à Genève et globalement en Suisse romande, pour une prothèse complète conventionnelle réalisée par un médecin-dentiste avec laboratoire suisse :

Type de prothèse Fourchette de prix
Prothèse complète une mâchoire (résine standard) 2 000 – 3 500 CHF
Prothèse complète des deux mâchoires 3 500 – 7 000 CHF
Prothèse complète premium (dents composite multicouche, base CFAO) + 1 000 à 2 000 CHF
Prothèse immédiate post-extractions (provisoire) 1 200 – 2 200 CHF
Rebasage (recoller la prothèse à la gencive résorbée) 400 – 700 CHF
Réparation simple (fracture, dent qui se détache) 150 – 400 CHF

Ces prix incluent généralement : empreintes, essayages, livraison, et 3 à 5 séances de retouches dans les 8 semaines suivant la pose. Demandez explicitement ce que couvre le devis — c’est un point de divergence fréquent entre cabinets.

Pourquoi de tels écarts entre cabinets ?

Les écarts de prix ne sont pas du marketing — ils s’expliquent par des facteurs techniques et structurels concrets.

1. Le tarif horaire du médecin-dentiste (point SSO/Tarmed dentaire)

En Suisse, les médecins-dentistes facturent en multipliant un nombre de points (établis par la SSO selon la complexité de l’acte) par une valeur du point propre au cabinet. Cette valeur varie typiquement entre 3.10 et 5.40 CHF selon la région, l’expérience du praticien, et les charges du cabinet. Une prothèse complète représente environ 200 à 300 points de travail clinique. À elle seule, cette différence de valeur du point peut générer un écart de 600 à 800 CHF entre deux devis.

2. Le laboratoire de prothèse utilisé

Le coût du laboratoire représente 30 à 50 % du devis final. Trois grands cas :

  • Laboratoire suisse (Genève, Vaud, Zurich) : qualité contrôlée, traçabilité complète, prix élevés.
  • Laboratoire transfrontalier (France voisine) : qualité souvent comparable, économies de 20-30 %.
  • Laboratoire à l’étranger (Hongrie, Asie) : économies de 40-60 %, mais traçabilité matériaux et délais de réintervention plus délicats.

À Névé, nous travaillons exclusivement avec des laboratoires suisses ou français de proximité, par choix de qualité et de réactivité — ce qui se reflète dans nos devis.

3. Les matériaux et la conception

Une prothèse en résine standard avec dents en résine se situe en bas de fourchette. Une prothèse avec dents en composite multicouche (esthétique nettement supérieure, usure ralentie) ou avec base injectée flexible monte le prix de 800-1500 CHF. La conception CFAO numérique (empreinte intra-orale + design 3D) ajoute encore 500-1000 CHF mais améliore significativement la précision.

4. Le nombre de séances et la complexité du cas

Une bouche fortement résorbée, une mandibule à crête mince, ou un patient avec réflexe nauséeux marqué demandent plus d’empreintes, plus d’essayages, plus de retouches. Certains cabinets facturent un forfait global, d’autres à la séance — vérifiez toujours.

Ce que rembourse (et ne rembourse pas) l’assurance en Suisse

C’est une source de déception fréquente que nous voulons clarifier sans détour.

LAMal (assurance de base obligatoire)

La LAMal ne couvre pas les prothèses dentaires dans la grande majorité des cas. Les exceptions, listées aux articles 17 à 19 de l’OPAS, concernent :

  • Les maladies graves et inévitables du système masticatoire (parodontite agressive non liée à l’hygiène, agénésies, fentes labio-palatines).
  • Les conséquences dentaires de maladies générales (chimiothérapie, radiothérapie cervico-faciale, certaines maladies auto-immunes).
  • Les séquelles d’accident couvertes par la LAA si vous travaillez (assurance-accidents employeur).
  • Les prestations pour personnes à l’AI ou bénéficiaires de prestations complémentaires (PC) — sous conditions strictes et après devis validé.

Si vous pensez relever d’un de ces cas, demandez à votre médecin-dentiste de constituer un dossier de prise en charge avant d’engager les frais.

Complémentaires dentaires privées

Une complémentaire dentaire (Helsana, CSS, Visana, Groupe Mutuel, Swica, Assura, etc.) couvre typiquement :

  • 50 à 75 % des frais dentaires courants et prothétiques.
  • Avec un plafond annuel souvent compris entre 1 000 et 5 000 CHF selon le contrat.
  • Après un délai de carence de 6 à 12 mois pour les soins lourds (prothèses incluses).

Attention : si vous savez qu’un dentier vous attend, contracter une complémentaire la veille ne fonctionne pas — la déclaration de l’état dentaire est obligatoire et les caisses appliquent des réserves sur les soins prévisibles. Plus de détails dans notre guide assurance dentaire Suisse 2026.

Aide sociale et fonds d’urgence

Pour les patients en situation de précarité, plusieurs cantons (Genève notamment) disposent de fonds d’aide aux soins dentaires de base via l’Hospice général ou des associations. Notre cabinet oriente régulièrement vers ces dispositifs lorsque pertinent.

Comparaison : prothèse complète vs alternatives sur implants

Pour mettre les chiffres en perspective, voici les solutions disponibles pour une mâchoire édentée, ordres de grandeur 2026 en Suisse romande :

Solution Prix indicatif (par mâchoire) Capacité masticatoire Espérance de vie
Prothèse complète conventionnelle 2 000 – 3 500 CHF ~25 % 5-10 ans (avec rebasages)
Overdenture sur 2 implants (mandibule) 8 000 – 12 000 CHF ~70 % 15+ ans
Bridge complet sur 4 implants (All-on-4 fixe) 18 000 – 28 000 CHF 80-90 % 15-20+ ans
Bridge complet sur 6-8 implants 25 000 – 40 000 CHF 85-95 % 20+ ans

Détails techniques de l’All-on-4 dans notre article implant All-on-4 : technique et prix en Suisse.

Le rapport coût/bénéfice que nous discutons souvent avec nos patients : pour un patient édenté de la mandibule, l’overdenture sur 2 implants apporte un gain de qualité de vie disproportionné par rapport au surcoût. C’est aujourd’hui le standard minimal recommandé par le consensus de McGill (2002, réaffirmé) — pas un luxe.

Coût (CHF) vs capacité masticatoire (%) 3 000 CHF Prothèse classique 25 % mast. 10 000 CHF Overdenture 2 imp. 70 % mast. 22 000 CHF All-on-4 fixe 85 % mast.
Ordres de grandeur Suisse romande 2026, par mâchoire.

Comment réduire la facture sans sacrifier la qualité ?

Plusieurs leviers concrets que nous discutons avec nos patients :

  1. Demandez plusieurs devis détaillés. La SSO recommande explicitement la transparence et la possibilité d’un second avis. Un devis sérieux comprend les actes (avec codes Tarmed dentaire), les points, la valeur du point, le laboratoire et les séances incluses.
  2. Vérifiez la couverture de votre complémentaire avant le devis et demandez à votre cabinet de soumettre un devis pré-validé à l’assurance — c’est une démarche standard.
  3. Étalez les soins si possible : extractions et cicatrisation peuvent être budgétées en année N, prothèse définitive en année N+1, ce qui permet d’utiliser deux plafonds annuels de complémentaire.
  4. Considérez la prothèse provisoire immédiate : moins coûteuse, elle vous permet de retrouver immédiatement des dents après extractions, et vous laisse 6-12 mois pour préparer financièrement la définitive.
  5. Discutez des paiements échelonnés : la plupart des cabinets sérieux acceptent un échelonnement sur 6 à 24 mois sans intérêt sur les soins lourds.

À Névé, le Dr Cristina Lopez et le Dr Jacques Ducharne établissent systématiquement un devis détaillé avant tout engagement, avec discussion ouverte des alternatives selon votre budget. Voir nos honoraires.

Quand consulter pour un devis ?

Un devis prothétique nécessite :

  • Une consultation clinique (15-30 min) pour évaluer l’état des dents, gencives et os.
  • Souvent une radiographie panoramique pour visualiser le volume osseux résiduel.
  • Une discussion sur vos attentes (esthétique, mastication, budget, opinion sur les implants).

À l’issue, vous recevez un devis écrit valable 60-90 jours, qui servira de base à votre démarche auprès de votre complémentaire. Aucun engagement n’est pris à ce stade.

Vous envisagez une prothèse complète ? Nos médecins-dentistes reçoivent à Plainpalais, Pont-Rouge et Nations pour des consultations prothétiques sans engagement, avec devis détaillé et discussion honnête des alternatives sur implants. Prenez rendez-vous en ligne ou consultez notre page prothèse amovible.

FAQ — prix dentier complet Suisse

Le dentier est-il remboursé par l’assurance maladie suisse ?

Non, pas par la LAMal de base dans la grande majorité des cas. Seules les prothèses justifiées par une maladie grave au sens des articles 17-19 de l’OPAS (parodontite agressive non liée à l’hygiène, séquelles de chimio/radiothérapie, agénésies, etc.) peuvent être prises en charge — dossier à constituer avec votre dentiste. Une complémentaire dentaire privée couvre typiquement 50-75 %, sous plafond annuel.

Pourquoi un dentier coûte-t-il plus cher en Suisse qu’en France ?

Trois raisons : les charges des cabinets (loyers, salaires assistants, charges sociales) sont 2 à 3 fois plus élevées qu’en France ; les laboratoires de prothèse suisses appliquent des tarifs cohérents avec le coût de la vie locale ; et les standards de matériaux et de traçabilité imposés sont parmi les plus stricts. Un dentier français coûte typiquement 1 200-2 500 € pour une mâchoire — en CHF avec qualité équivalente vous êtes à 2 000-3 500 CHF.

Combien coûte une nouvelle prothèse pour remplacer une ancienne ?

Le prix est identique à une première prothèse, sauf si l’ancienne sert de base de départ (duplication) — ce qui peut faire économiser 10-20 %. Comptez donc 2 000-3 500 CHF par mâchoire. Avant de remplacer, demandez si un rebasage (400-700 CHF) ne suffit pas — beaucoup de prothèses « inconfortables » sont récupérables.

Combien coûte un rebasage de prothèse ?

400 à 700 CHF par prothèse en Suisse romande. Le rebasage consiste à rajouter de la résine en interne pour compenser la résorption osseuse. Il est nécessaire tous les 5-7 ans en moyenne et prolonge significativement la durée de vie de la prothèse. C’est presque toujours le bon premier réflexe avant d’envisager un remplacement complet.

Une prothèse à 2 000 CHF vaut-elle moins qu’une à 4 000 CHF ?

Pas mécaniquement. Une prothèse à 2 000 CHF dans un cabinet aux charges modérées avec un laboratoire local efficace peut être excellente. Une prothèse à 4 000 CHF avec dents premium et CFAO offre un confort et une esthétique supérieurs mais ne change pas radicalement la fonctionnalité. Le facteur n°1 reste la qualité des empreintes et le suivi clinique, pas le prix.

Faut-il prendre une complémentaire dentaire pour couvrir un futur dentier ?

Si vous savez qu’un dentier est probable dans les 1-2 ans, c’est souvent trop tard : les caisses appliquent des réserves sur les soins prévisibles ou refusent. Si vous êtes en bonne santé bucco-dentaire, contracter une complémentaire plusieurs années à l’avance peut être pertinent — mais faites le calcul cumulé des cotisations vs prestations attendues. Notre article complet : guide assurance dentaire Suisse 2026.

Pour aller plus loin

Le prix d’une prothèse complète n’est pas une fatalité ni une boîte noire. À Névé, nous croyons que vous devez avoir tous les éléments — chiffres, alternatives, financements possibles — pour décider en connaissance de cause. Pour les détails cliniques de la solution, voir notre guide complet de la prothèse amovible complète.

Contactez-nous pour un devis détaillé, sans engagement, à Plainpalais, Pont-Rouge ou Nations.


Sources clés :

  • Société suisse des médecins-dentistes (SSO) — grille tarifaire et recommandations.
  • OPAS articles 17-19 — prestations dentaires couvertes par la LAMal.
  • Feine JS et al., McGill consensus statement on overdentures, 2002.