Le syndrome de la bouche brûlante (aussi appelé glossodynie ou burning mouth syndrome) correspond à une sensation de brûlure, de picotement ou de douleur dans la bouche (souvent la langue), sans lésion évidente à l’examen dans de nombreux cas.
C’est une situation pénible mais fréquente, et la prise en charge repose sur deux objectifs : éliminer une cause identifiable et réduire les symptômes.

Symptômes typiques

Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais on retrouve souvent :

  • brûlure de la langue (parfois lèvres, palais, gencives, joues),

  • sensation de bouche “ébouillantée”, picotements, fourmillements,

  • sécheresse buccale et/ou altération du goût (goût métallique, diminution du goût),

  • symptômes qui peuvent augmenter au fil de la journée (souvent plus faibles le matin).

Pourquoi ça arrive ? Causes possibles (primaire vs secondaire)

On distingue généralement :

  • Glossodynie “primaire” : aucune cause n’est retrouvée malgré le bilan (hypothèses neuropathiques).

  • Glossodynie “secondaire” : les brûlures sont dues à un facteur identifiable qu’on peut corriger.

Causes secondaires fréquentes à rechercher

  • Bouche sèche (xérostomie) : médicaments, hydratation, respiration buccale, etc.

  • Carences (selon le contexte) : fer, vitamines B, folates…

  • Irritants locaux : tabac, alcool, bains de bouche alcoolisés, aliments très acides/épicés.

  • Diabète, troubles thyroïdiens, ménopause (terrain plus à risque, notamment chez les femmes).

  • Infections buccales (par exemple candidose) ou inflammation locale selon l’examen.

Le bon diagnostic : un “diagnostic d’exclusion”

Comme la bouche peut paraître normale, le diagnostic se fait souvent en :

  1. examinant la bouche (muqueuses, langue, prothèses, frottements),

  2. éliminant d’autres causes (parfois via analyses sanguines, tests salivaire, etc. selon le cas).

➡️ Pour confirmer le diagnostic et vérifier les causes locales (irritations, frottements, hygiène, sécheresse), un contrôle dentaire est une excellente première étape.

Solutions et traitements qui soulagent (selon les meilleures pratiques)

Il n’existe pas toujours de “cure” unique, surtout dans les formes primaires, mais il existe des options pour réduire l’intensité et mieux vivre les symptômes.

1) Corriger la cause si elle est retrouvée

C’est ce qui marche le mieux quand c’est possible : traiter une sécheresse buccale, corriger une carence, ajuster une prothèse, etc.
Si vous portez une prothèse, un contrôle et des conseils d’entretien/ajustement peuvent aider : prothèse dentaire / prothèse amovible.

2) Mesures simples “anti-brûlure” (souvent très utiles)

  • Boissons fraîches, glaçons, chewing-gum sans sucre (stimule la salive),

  • éviter tabac, aliments épicés/acides, alcool (boissons et bains de bouche alcoolisés),

  • tester un dentifrice sans SLS si votre muqueuse est très sensible (chez certaines personnes, ça améliore le confort).

3) Traitements symptomatiques possibles (sur avis médical)

Selon le profil et l’intensité, un professionnel peut proposer des approches utilisées dans la douleur neuropathique, par exemple :

  • certains médicaments de la douleur (ex. gabapentine) ou antidépresseurs à faible dose utilisés pour les douleurs chroniques,

  • options topiques dans certains cas (ex. clonazépam topique, capsaïcine),

  • thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour mieux gérer la douleur chronique et son retentissement.

L’idée n’est pas “dans la tête” : la TCC est un outil de gestion de la douleur chronique, souvent utile quand les symptômes durent.

Quand consulter rapidement ?

Prenez un avis rapidement si :

  • vous avez une lésion visible qui ne guérit pas, une zone dure, qui saigne facilement, ou une ulcération persistante,

  • vous avez des difficultés à avaler, une douleur intense inhabituelle, ou une perte de poids inexpliquée,

  • vous avez un terrain fragile (immunodépression) ou des symptômes très invalidants.

Si la douleur est forte et que vous avez besoin d’un avis rapide, vous pouvez passer par une urgence dentaire.
Pour une consultation programmée, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Syndrome de la bouche brûlante (glossodynie)

Est-ce grave ?

Le syndrome est généralement considéré comme bénin, mais il nécessite un bilan pour éliminer une cause traitable et s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une autre pathologie.

Pourquoi la bouche “brûle” alors que tout a l’air normal ?

C’est justement une caractéristique fréquente du syndrome : la douleur peut être présente sans anomalie visible, et le diagnostic se fait souvent après avoir exclu d’autres causes.

Combien de temps ça dure ?

Cela peut être transitoire ou plus durable. Certaines ressources NHS indiquent que cela peut être long et fluctuant, avec parfois une amélioration progressive.

Que puis-je faire dès aujourd’hui pour calmer ?

Boire frais, sucer des glaçons, éviter irritants (tabac, alcool, épices/acides) et discuter d’un dentifrice sans SLS si la bouche est très sensible sont des mesures souvent utiles.

À retenir

Le syndrome de la bouche brûlante (glossodynie) est une douleur/burning souvent sans lésion visible. La priorité est de chercher une cause secondaire (sécheresse, irritants, carences, etc.), puis d’adapter une prise en charge symptomatique si nécessaire.

La stomatite prothétique (aussi appelée stomatite liée aux prothèses ou denture stomatitis) est une inflammation de la muqueuse située sous une prothèse dentaire, le plus souvent au palais. Dans beaucoup de cas, elle est favorisée par une prolifération de Candida (levure) sur la prothèse et la muqueuse.

Bonne nouvelle : elle se prévient très bien avec quelques habitudes simples, et le traitement est généralement efficace si l’on corrige aussi la cause (hygiène, port nocturne, ajustement).

Comment reconnaître une stomatite prothétique ?

Les signes typiques sont :

  • rougeur diffuse sous la prothèse (souvent au palais),

  • sensation de brûlure ou d’irritation,

  • parfois mauvais goût, gêne, bouche sèche,

  • parfois fissures aux coins des lèvres (commissures) associées.

Certaines personnes n’ont presque pas de douleur : c’est souvent lors d’un examen que l’inflammation est repérée.

Stomatite prothétique : les causes les plus fréquentes

1) Porter la prothèse la nuit (cause majeure)

Le port continu (jour + nuit) favorise l’humidité et la prolifération des levures/biofilms sous la prothèse, ce qui entretient l’inflammation.

2) Hygiène insuffisante de la prothèse (biofilm de Candida)

La surface interne d’une prothèse peut retenir un biofilm microbien (dont Candida). Si le nettoyage est incomplet, la recolonisation est rapide et la stomatite persiste ou récidive.

3) Prothèse mal ajustée ou zones de frottement

Une prothèse qui bouge, comprime ou frotte crée des micro-traumatismes : la muqueuse s’irrite et devient plus vulnérable à l’inflammation/infection.

4) Bouche sèche (xérostomie) et baisse de salivation

La salive protège la muqueuse. Une baisse de salivation (médicaments, respiration buccale, déshydratation, âge…) augmente le risque d’irritation et de déséquilibre de la flore.

5) Tabac, diabète, antibiotiques… (facteurs favorisants)

Le tabac et certaines conditions générales (dont diabète non équilibré) ou traitements (antibiotiques, immunosuppression) peuvent faciliter la prolifération fongique et les récidives.

Prévention : les gestes les plus efficaces (routine simple)

1) Retirer la prothèse la nuit

C’est l’une des mesures les plus efficaces : laissez la muqueuse “respirer” et réduire l’humidité continue sous la prothèse.

2) Nettoyer la prothèse correctement, chaque jour

  • Brossage de la prothèse (idéalement après les repas et au moins matin/soir) avec une brosse adaptée et un nettoyant doux.

  • Rinçage systématique après les repas si vous ne pouvez pas brosser tout de suite.

  • Bain de trempage avec une solution adaptée selon votre type de prothèse (vérifier la compatibilité, surtout si présence de métal).

3) Nettoyer aussi la bouche (même sans dents)

Beaucoup de récidives viennent du fait qu’on ne nettoie “que la prothèse”. Or la muqueuse et la langue peuvent aussi héberger Candida :

  • brossage doux des gencives, du palais et de la langue (selon tolérance),

  • rinçage à l’eau après les repas.

4) Vérifier l’ajustement de la prothèse (au moindre doute)

Si la prothèse bouge, crée des zones douloureuses, ou si la stomatite revient, il faut vérifier l’ajustement : un léger réglage peut changer complètement le confort et réduire l’irritation chronique.

👉 Si vous portez une prothèse amovible, la page prothèse amovible explique les principes et la prise en charge.
Pour une vision globale, voir prothèse dentaire.

5) Réduire les facteurs aggravants

  • limiter/arrêter le tabac,

  • surveiller l’hydratation et la bouche sèche,

  • discuter avec un professionnel si épisodes récurrents dans un contexte de diabète, antibiotiques ou autres facteurs.

Et si la stomatite est déjà là : que faire ?

La prévention est la base, mais quand l’inflammation est installée, on associe souvent :

  • correction des habitudes (retrait nocturne + hygiène),

  • contrôle de l’ajustement de la prothèse,

  • et, si nécessaire, un traitement ciblé si une candidose est confirmée (selon évaluation clinique).

Pour faire le point, un contrôle dentaire est indiqué.
Si la douleur est importante ou si vous avez un doute sur une infection, passez par l’urgence dentaire.

Quand consulter ?

Prenez rendez-vous si :

  • la rougeur/brûlure persiste malgré l’hygiène et le retrait nocturne,

  • vous avez des récidives fréquentes,

  • la prothèse devient inconfortable, bouge, blesse,

  • vous avez une bouche très sèche, des fissures aux commissures, ou un terrain favorisant (diabète, immunodépression…).

Réservation : rendez-vous en ligne.

FAQ – Stomatite prothétique (causes et prévention)

Est-ce une mycose ?

Souvent, oui : la stomatite prothétique est fréquemment liée à Candida (forme de candidose buccale localisée sous prothèse).

Le fait de porter la prothèse la nuit peut-il suffire à provoquer le problème ?

C’est un facteur majeur. Le port continu augmente l’humidité et favorise le biofilm, ce qui entretient l’inflammation.

Comment éviter que ça revienne ?

Les 3 actions les plus efficaces sont : retirer la prothèse la nuit, nettoyage quotidien rigoureux, et contrôle de l’ajustement si elle bouge ou irrite.

Dois-je arrêter de porter ma prothèse pendant la guérison ?

Réduire le temps de port (et surtout retirer la nuit) aide souvent. La conduite exacte dépend de votre confort, du type de prothèse et de la sévérité : un professionnel vous guidera.

À retenir

La stomatite prothétique est le plus souvent liée à un biofilm (Candida), au port nocturne et à une hygiène/ajustement insuffisants. La prévention repose surtout sur des gestes simples et réguliers, et un contrôle si ça récidive.

La péri-implantite est une inflammation autour d’un implant associée à une perte osseuse progressive. Le traitement vise deux objectifs : stopper l’inflammation et stabiliser la perte osseuse, afin de préserver l’implant le plus longtemps possible.

Bonne nouvelle : prise tôt, la situation est souvent nettement améliorable. Mais il faut une prise en charge structurée (diagnostic, traitement adapté au type de défaut osseux, puis maintenance).

Avant de parler traitement : confirmation du diagnostic

On ne peut pas décider d’un traitement efficace “à l’œil”. La péri-implantite se confirme par :

  • un examen clinique (saignement, poches, parfois suppuration),

  • des mesures comparatives,

  • et une imagerie pour évaluer la perte osseuse.

Si vous avez des signes autour d’un implant, la meilleure première étape est une consultation dédiée de maintenance implantaire (ou une consultation implantaire si vous n’êtes pas suivi régulièrement).

Traitement de la péri-implantite : les grandes étapes

1) Phase “contrôle de l’infection” : hygiène + débridement non chirurgical

C’est souvent la première étape, même quand une chirurgie est envisagée ensuite :

  • renforcement de l’hygiène à domicile (brosse, brossettes/fil adaptés aux implants),

  • débridement (nettoyage) professionnel autour de l’implant avec instruments adaptés,

  • parfois des adjuvants (ex. aéropolissage) selon les situations.

À savoir : cette phase est indispensable, mais la littérature souligne que le non-chirurgical seul a une efficacité limitée dans les péri-implantites établies, surtout quand il existe des défauts osseux importants.

👉 Dans la pratique, c’est souvent la phase où l’on “calme” l’inflammation avant de décider de la suite.

2) Décontamination de la surface implantaire : un point clé (mais pas une “recette miracle”)

Lorsqu’il existe une péri-implantite, l’objectif est de réduire au maximum le biofilm sur une surface implantaire souvent rugueuse, ce qui est techniquement difficile. Les approches décrites incluent des méthodes mécaniques et chimiques, parfois associées (selon les cas et le protocole).

3) Traitement chirurgical : quand est-ce nécessaire ?

On envisage souvent une chirurgie si :

  • les poches restent profondes,

  • l’inflammation persiste,

  • et/ou la perte osseuse est significative.

Il existe deux grandes familles :

A) Chirurgie non régénératrice (résectrice)

Objectif : réduire les poches et rendre la zone plus facile à nettoyer au quotidien (repositionnement des tissus, remodelage osseux selon les cas). Elle est souvent discutée quand la configuration du défaut ne se prête pas à une reconstruction.

B) Chirurgie régénératrice (reconstructive)

Objectif : tenter de reconstruire (au moins partiellement) l’os perdu quand le défaut osseux s’y prête (défauts “contenus”, avec parois osseuses favorables).

Le choix entre résecteur vs régénératif dépend surtout de l’anatomie du défaut, de l’accès au nettoyage, de la position de l’implant, de l’esthétique, et du risque de récidive.

4) Antibiotiques : utiles dans certains cas, mais pas systématiques

Beaucoup de patients pensent que “antibiotiques = solution”. En réalité, la stratégie moderne insiste sur le fait que le cœur du traitement est mécanique et local (nettoyage/décontamination ± chirurgie). Les antibiotiques peuvent être discutés au cas par cas (poussée aiguë, signes généraux, protocoles spécifiques), mais ne remplacent pas le traitement de fond.

Ce qui conditionne le succès : la maintenance (indispensable)

Même après un bon traitement, la péri-implantite peut récidiver si le suivi n’est pas strict. Les recommandations insistent sur l’importance d’un programme de maintenance péri-implantaire avec contrôles réguliers, réévaluation des tissus, et nettoyage professionnel.

👉 Concrètement, cela passe par des visites de maintenance implantaire, surtout dans les mois qui suivent un traitement.

Que pouvez-vous faire à la maison (sans aggraver)

Ces gestes ne “soignent” pas à eux seuls une péri-implantite, mais ils améliorent beaucoup le contrôle de plaque et la stabilité :

  • Brosse souple + nettoyage minutieux autour de l’implant 2×/jour

  • Brossettes interdentaires adaptées (souvent plus efficaces que le fil autour des implants, selon l’anatomie)

  • Éviter de “gratter” avec des objets pointus (risque d’irritation)

  • Si saignement : ne pas arrêter l’hygiène, mais baisser la pression et être régulier

Si vous avez un doute sur la technique, un passage chez une hygiéniste dentaire est très utile pour adapter la routine à votre prothèse implantaire.

Quand consulter rapidement ?

Prenez un avis sans attendre si vous observez autour d’un implant :

  • pus / mauvais goût persistant,

  • gonflement qui augmente,

  • douleur importante, fièvre, malaise,

  • ou si l’implant vous semble “bouger”.

Dans ces situations, passez par l’urgence dentaire.
Sinon, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne pour un bilan.

FAQ – Traitement de la péri-implantite

Peut-on guérir complètement une péri-implantite ?

On parle plutôt de stabilisation : l’objectif est d’arrêter l’inflammation et de limiter la progression de la perte osseuse, avec un suivi régulier.

Est-ce que le traitement non chirurgical suffit ?

Il est souvent proposé en première intention, mais son efficacité est décrite comme limitée dans les péri-implantites établies ; la chirurgie est discutée si la réponse est insuffisante.

Quel type de chirurgie est le meilleur ?

Il n’y a pas “une” meilleure chirurgie : la décision dépend surtout de la forme du défaut osseux et de l’accès au nettoyage. Les recommandations récentes décrivent des approches résectrices ou régénératrices selon les cas.

Après traitement, à quelle fréquence faut-il un suivi ?

Les guides cliniques insistent sur la nécessité d’une maintenance structurée et régulière après traitement pour réduire les récidives.

À retenir

Le traitement de la péri-implantite combine presque toujours : contrôle de plaque + débridement, décontamination de surface, parfois chirurgie (résectrice ou régénératrice), puis maintenance régulière. C’est la maintenance qui protège votre résultat sur le long terme.

La candidose buccale (souvent appelée muguet) est une infection due à une prolifération de levures (Candida) dans la bouche. Chez l’adulte, elle est plus fréquente quand il existe un facteur favorisant (prothèse, antibiotiques, inhalateur corticoïde, diabète, sécheresse buccale, baisse d’immunité…).
Le traitement est généralement simple et efficace, à condition de traiter aussi la cause pour éviter les récidives.

Symptômes : comment reconnaître une candidose buccale ?

Les signes les plus fréquents sont :

  • dépôts blanchâtres sur la langue, le palais ou l’intérieur des joues (qui peuvent se détacher en frottant et laisser une muqueuse rouge/irritée),

  • sensation de brûlure, gêne, bouche “pâteuse”,

  • parfois altération du goût ou fissures aux commissures des lèvres.

Astuce : si vous portez une prothèse amovible, le muguet peut se manifester surtout par une rougeur sous la prothèse (stomatite prothétique), même sans gros dépôts blancs visibles.

Traitement du muguet chez l’adulte : ce qui fonctionne vraiment

1) Antifongiques locaux (souvent 1ère intention)

Pour beaucoup d’adultes, on traite d’abord avec un antifongique local (gel / suspension / pastilles) appliqué dans la bouche plusieurs jours. Les options courantes comprennent miconazole (gel), nystatine (suspension/pastilles) ou clotrimazole (pastilles) selon les pays et les profils patients.

Point sécurité important : le miconazole oral peut interagir avec certains médicaments, notamment la warfarine, avec un risque de saignement — c’est une raison classique de choisir une autre option si vous êtes concerné.

2) Antifongiques par voie orale (si forme étendue, sévère ou récidivante)

Si la candidose est marquée, si les antifongiques locaux sont insuffisants, ou si le contexte médical l’impose, un traitement par voie orale (souvent fluconazole) peut être proposé par un professionnel.

3) Durée : combien de temps traiter ?

La durée dépend du produit et de la sévérité, mais la règle pratique est de suivre la durée prescrite et, dans certains protocoles, de poursuivre un court délai après disparition des symptômes pour limiter les rechutes.

Le point qui évite 80% des récidives : corriger la cause

Chez l’adulte, une candidose buccale est souvent le “signal” d’un facteur favorisant.

Si vous portez une prothèse dentaire

  • Retirer la prothèse la nuit (si possible) et la nettoyer soigneusement.

  • Faire vérifier l’ajustement si elle bouge ou irrite (une prothèse mal adaptée entretient l’inflammation).
    👉 Si vous êtes concerné, la prise en charge se fait souvent en lien avec la prothèse dentaire (contrôle, ajustement, conseils d’entretien).

Si vous utilisez un inhalateur corticoïde (asthme/COPD)

  • Rincer la bouche et recracher après chaque prise (ou se brosser les dents si possible) : c’est une mesure de prévention très efficace.

Si vous avez eu des antibiotiques récemment

Les antibiotiques peuvent perturber l’équilibre de la flore buccale et favoriser la candidose chez certains patients.

Si vous avez une sécheresse buccale ou un diabète

La bouche sèche et certaines maladies (dont le diabète) font partie des facteurs de risque importants : si les épisodes se répètent, un bilan global peut être utile.

Que faire à la maison (en complément du traitement)

Ces mesures ne remplacent pas un antifongique si la candidose est installée, mais elles aident à guérir plus confortablement et à éviter que ça revienne :

  • Brossage doux 2×/jour + nettoyage de la langue si toléré.

  • Éviter bains de bouche alcoolisés irritants pendant la poussée.

  • Hydratation, et gestion de la bouche sèche si elle existe.

  • Si prothèse : hygiène rigoureuse + retrait nocturne.

Quand consulter (et quand c’est urgent)

Prenez rendez-vous si :

  • c’est votre premier épisode à l’âge adulte,

  • les symptômes sont importants, s’étendent, ou reviennent souvent,

  • vous êtes immunodéprimé, diabétique non équilibré, ou sous traitements particuliers,

  • vous avez une douleur qui empêche de manger/boire, ou un doute sur le diagnostic.

En cas de douleur marquée ou de gêne rapide, vous pouvez passer par une urgence dentaire.
Pour confirmer le diagnostic, identifier un facteur local (prothèse, irritation, hygiène) et sécuriser la prise en charge, planifiez un contrôle dentaire.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Candidose buccale (muguet) adulte : traitement

Est-ce contagieux ?

La candidose buccale est surtout liée à une prolifération locale favorisée par un terrain (prothèse, médicaments, immunité…) plutôt qu’à une “contagion” classique. En pratique, on se concentre sur le traitement et la correction des facteurs de risque.

Combien de temps pour guérir ?

Avec un traitement adapté, l’amélioration peut être rapide, mais il faut souvent plusieurs jours. Respecter la durée prescrite est essentiel pour éviter une rechute.

Pourquoi ça revient ?

Les récidives surviennent surtout si la cause persiste : prothèse portée la nuit ou mal nettoyée, inhalateur corticoïde sans rinçage, antibiotiques, sécheresse buccale, diabète, baisse d’immunité.

J’ai de la warfarine : je peux utiliser du miconazole ?

Le miconazole oral peut augmenter l’effet de la warfarine et le risque de saignement. Il faut demander un avis médical/pharmacien pour choisir une alternative sûre.

À retenir

  • Le traitement repose sur des antifongiques (souvent locaux, parfois par voie orale) + la correction des facteurs favorisants (prothèse, inhalateur, antibiotiques, diabète, bouche sèche).

  • Si c’est récurrent ou atypique chez l’adulte, mieux vaut faire vérifier la cause en consultation.

Le bouton de fièvre (herpès labial / herpès buccal) est le plus souvent lié au virus HSV-1. Il apparaît généralement sous forme de petites vésicules groupées sur ou autour des lèvres, parfois précédées de picotements (“phase d’alerte”).
La bonne nouvelle : c’est très fréquent et, dans la majorité des cas, cela guérit spontanément. L’essentiel est de bien gérer la contagion et d’appliquer les soins utiles dès le début.

Bouton de fièvre : est-ce contagieux ?

Oui. Le herpès se transmet surtout par contact direct avec la lésion (peau à peau) et via la salive.

Quand est-on contagieux ?

  • Vous pouvez être contagieux dès les premiers picotements (avant même que le bouton soit visible).

  • Vous êtes généralement le plus contagieux quand les vésicules se rompent (liquide viral).

  • La contagiosité peut persister jusqu’à cicatrisation complète.

À retenir : “croûte” ne veut pas dire “plus contagieux”. Le risque baisse quand ça sèche, mais l’objectif est d’attendre que ce soit totalement guéri avant de reprendre les contacts à risque.

Comment éviter de le transmettre (gestes simples, très efficaces)

Pendant toute la poussée (du picotement à la guérison) :

  • Pas de baiser (y compris baisers sur bébé).

  • Ne partagez pas : verres, couverts, bouteille, baume à lèvres, brosse à dents, cigarette/vape, serviette.

  • Évitez le sexe oral : HSV-1 peut se transmettre vers la zone génitale par contact oro-génital.

  • Lavez-vous les mains après avoir touché la zone.

  • Ne touchez pas les yeux : si vous manipulez la lésion puis frottez l’œil, il existe un risque d’infection oculaire (à prendre au sérieux).

Soins : que faire pour guérir plus vite et soulager

Un bouton de fièvre guérit souvent en 1 à 3 semaines (parfois plus court, parfois plus long selon les personnes).

1) Le bon réflexe : traiter très tôt

Les traitements sont plus efficaces quand ils sont commencés dès les premiers picotements.

2) Antiviraux : ce qui marche le mieux

  • Des antiviraux peuvent accélérer la guérison (ex. aciclovir, valaciclovir, famciclovir).

  • En général, les comprimés sont plus efficaces que les crèmes, surtout si les épisodes sont marqués ou fréquents.

Si vous faites des poussées répétées, un professionnel peut discuter d’un traitement “à avoir d’avance” pour démarrer dès la phase d’alerte (stratégie souvent très utile).

3) Soins locaux (confort + protection)

  • Hydrater et protéger : baume neutre (évite fissures et saignements).

  • Compresses froides : peuvent diminuer douleur et inflammation.

  • Éviter de percer les vésicules et ne pas arracher la croûte (risque d’étendre la lésion et de laisser des marques).

4) Ce qu’il vaut mieux éviter

  • Aliments très acides ou épicés si cela brûle.

  • “Désinfectants agressifs” sur la lésion : souvent irritants, pas forcément plus efficaces.

Pourquoi ça revient ? (déclencheurs fréquents)

Le HSV-1 reste “latent” dans l’organisme et peut se réactiver. Déclencheurs classiques :

  • fièvre / infection, fatigue,

  • stress,

  • soleil / UV,

  • règles chez certaines personnes.

Astuce prévention simple si vous êtes souvent déclenché par le soleil : baume à lèvres avec protection UV.

Bouton de fièvre ou aphte : ne pas confondre

  • Bouton de fièvre (herpès) : plutôt sur/au bord de la lèvre, vésicules groupées, contagieux.

  • Aphte : ulcération à l’intérieur de la bouche (joue, gencive, langue), non contagieuse.

Quand consulter ?

Consultez rapidement si :

  • le bouton de fièvre est très étendu, très douloureux, ou vous êtes immunodéprimé,

  • vous avez une atteinte possible de l’œil (douleur oculaire, rougeur, gêne à la lumière, baisse de vision) : urgence,

  • cela dure anormalement longtemps ou récidive très souvent,

  • vous avez un nourrisson à la maison et un doute sur la conduite à tenir (prudence maximale).

Pour une douleur importante ou un doute sur le diagnostic, vous pouvez passer par une consultation d’urgence dentaire.
Pour faire le point si les poussées reviennent souvent, un contrôle dentaire permet aussi de vérifier s’il existe des facteurs irritatifs associés (lèvres/muqueuses fragilisées, frottements, hygiène, etc.).
Prise de rendez-vous : rendez-vous en ligne.

FAQ – Herpès buccal : contagion et soins

Un bouton de fièvre est contagieux combien de temps ?

Généralement du début des picotements jusqu’à guérison complète, avec un pic de contagiosité quand les vésicules se rompent.

Peut-on transmettre sans bouton visible ?

Oui, c’est possible (transmission asymptomatique), mais le risque est plus élevé quand une lésion est active.

Les antiviraux empêchent-ils de contaminer ?

Ils peuvent réduire la durée et parfois l’intensité de l’épisode, mais ils ne garantissent pas “zéro transmission”. La prévention repose surtout sur l’éviction des contacts à risque pendant la poussée.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Surtout en cas de symptômes oculaires, d’épisode très sévère, ou si vous êtes immunodéprimé.

Pourquoi remplacer une dent manquante ?

Une dent absente ne représente pas seulement un problème esthétique. Avec le temps, elle peut entraîner une perte osseuse, un déplacement des dents voisines, une mauvaise occlusion et même des difficultés à mâcher. Remplacer la dent manquante permet de préserver l’équilibre global de la bouche et de maintenir une santé bucco-dentaire optimale.

À Névé Clinique, nos implantologistes et prothésistes accompagnent chaque patient pour trouver la solution la plus adaptée : implant, bridge ou prothèse amovible.

Option 1 : L’implant dentaire

L’implant dentaire est aujourd’hui considéré comme la solution la plus durable et la plus proche d’une dent naturelle. Il remplace la racine grâce à une vis en titane insérée dans l’os, sur laquelle vient se fixer une couronne céramique.

Les avantages de l’implant dentaire

  • Préserve l’os de la mâchoire : il stimule l’os comme le ferait une racine naturelle, évitant l’atrophie osseuse.
  • Ne touche pas aux dents voisines : contrairement au bridge, aucune dent n’est taillée.
  • Restitue une esthétique naturelle grâce à une couronne parfaitement intégrée.
  • Solution durable et fiable, avec un taux de succès élevé à long terme.
  • Confort maximal : aucune gêne au quotidien, aucune contrainte de retrait ou d’entretien particulier.

Les limites de l’implant

  • Requiert un volume osseux suffisant (une greffe peut être nécessaire).
  • Demande un délai de cicatrisation d’environ trois mois avant la pose de la couronne définitive.

Option 2 : Le bridge dentaire

Le bridge consiste à remplacer une dent manquante en s’appuyant sur les dents voisines, qui sont taillées pour recevoir des couronnes reliées entre elles.

Les avantages du bridge

  • Résultat esthétique satisfaisant dans la plupart des cas.
  • Traitement plus rapide qu’un implant (quelques semaines).
  • Ne nécessite pas toujours de chirurgie.

Les limites du bridge

  • Les dents voisines doivent être préparées, même si elles sont parfaitement saines.
  • Ne prévient pas la résorption osseuse dans la zone édentée.
  • Durée de vie limitée par rapport à un implant.

Le bridge peut néanmoins être une bonne solution lorsque l’implant est contre-indiqué ou en cas de volume osseux insuffisant chez un patient ne souhaitant pas de greffe.

Option 3 : La prothèse amovible

La prothèse amovible (souvent appelée dentier partiel) est une solution économique permettant de remplacer une ou plusieurs dents manquantes. Elle se retire facilement pour le nettoyage.

Les avantages de la prothèse amovible

  • Coût plus abordable.
  • Solution non invasive sans chirurgie.
  • Permet de restaurer rapidement plusieurs dents en une seule fois.

Les limites de la prothèse amovible

  • Moins stable et moins confortable qu’un implant ou un bridge.
  • Peut provoquer des irritations ou des mouvements lors de la mastication.
  • Ne préserve pas l’os qui continue de se résorber au fil des années.
  • Esthétique parfois moins discrète selon les systèmes d’attache.

Quelle est la meilleure solution pour vous ?

Le choix dépend de plusieurs facteurs : votre âge, votre santé générale, votre qualité osseuse, votre budget, vos attentes esthétiques et fonctionnelles.

Implant : recommandé lorsque vous souhaitez

  • la solution la plus durable,
  • préserver votre os,
  • éviter de toucher aux dents voisines,
  • un confort identique à une dent naturelle.

Bridge : recommandé lorsque

  • les dents voisines doivent déjà être couronnées,
  • vous souhaitez un traitement plus rapide,
  • l’implant n’est pas possible immédiatement.

Prothèse amovible : recommandée lorsque

  • vous cherchez une solution économique,
  • plusieurs dents doivent être remplacées,
  • la chirurgie n’est pas souhaitée ou contre-indiquée.

Pourquoi de nombreux patients choisissent l’implant dentaire ?

Grâce à sa fiabilité, son confort et son aspect naturel, l’implant dentaire est aujourd’hui considéré comme la référence. À Névé Clinique, nous utilisons des implants Straumann, conçus en Suisse et réputés pour leurs résultats à long terme.

La chirurgie est peu invasive, rapide, et le taux de succès est excellent lorsque le suivi et l’hygiène sont réguliers.

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Chaque situation est unique. Lors d’une consultation, nos implantologistes réalisent un examen complet, un scanner 3D (cone beam) et vous proposent un plan de traitement personnalisé ainsi qu’un devis clair.

Nos cliniques de Plainpalais, Pont-Rouge et Nations vous accueillent du lundi au samedi. Prenez rendez-vous en ligne ou contactez-nous pour toutes vos questions.

Quel est le prix d’un implant dentaire à Névé Clinique ?

À Névé Clinique, le tarif pour un implant dentaire complet incluant l’implant, le pilier prothétique et la couronne céramique est de CHF 3488.–. Ce prix reflète l’utilisation d’implants Straumann, une marque suisse premium reconnue pour sa qualité, sa sécurité et sa durabilité.

Comme chaque situation est unique, un devis personnalisé est toujours réalisé lors de la première consultation.

Pourquoi les prix varient-ils d’un patient à l’autre ?

Le coût d’un implant dentaire peut varier selon plusieurs paramètres propres à votre situation bucco-dentaire. L’implantologiste évalue ces facteurs lors de la consultation pré-implantaire.

1. Le type de dent à remplacer

La position de la dent (antérieure, prémolaire ou molaire) influence la complexité du traitement et donc le devis.

2. Le volume osseux disponible

Un volume osseux insuffisant peut nécessiter une greffe osseuse. Cette procédure permet de créer une base solide pour accueillir l’implant, ce qui impacte le coût total.

3. L’état de la gencive

Dans certains cas, un volume gingival trop faible doit être renforcé afin d’assurer un résultat esthétique optimal, notamment dans la zone du sourire.

4. La nécessité d’une mise en charge immédiate

Lorsque certaines conditions sont réunies, l’implant peut recevoir une prothèse provisoire immédiatement après la pose. Cette approche accélère le traitement, mais modifie aussi le plan thérapeutique.

Que comprend le prix d’un implant dentaire ?

Un implant dentaire ne se résume pas à “une vis et une couronne”. Il s’agit d’un traitement complet, réparti en plusieurs étapes, réalisé par un implantologiste expérimenté.

  • La consultation pré-implantaire : anamnèse, examen clinique, cone beam 3D.
  • La pose de l’implant dans une salle de chirurgie dédiée.
  • Le pilier prothétique : pièce intermédiaire entre implant et couronne.
  • La couronne céramique, conçue pour restituer esthétique et fonction.
  • Les rendez-vous de contrôle, dont celui de l’ostéointégration après 3 mois.

À Névé Clinique, chaque étape est prise en charge avec des matériaux haut de gamme et une expertise spécialisée.

Pourquoi les implants Straumann influencent-ils le prix ?

Straumann est une référence mondiale en implantologie dentaire. Les implants sont fabriqués en Suisse, en titane commercialement pur, et affichent un taux de succès exceptionnel sur le long terme.

Opter pour Straumann, c’est choisir un implant fiable, biocompatible et durable, conçu pour s’intégrer parfaitement à l’os et garantir une fonction optimale pendant de nombreuses années.

Le prix d’un implant est-il un investissement rentable ?

Un implant dentaire remplace une dent de façon durable tout en évitant les inconvénients d’un dentier ou d’un bridge traditionnel.

  • Il préserve l’os de la mâchoire.
  • Il n’abîme pas les dents voisines.
  • Il offre une fonction masticatoire optimale.
  • Il garantit un résultat esthétique naturel et stable.
  • Il présente un taux de succès très élevé à long terme.

À long terme, l’implant est souvent la solution la plus pérenne et la plus confortable.

Un devis personnalisé lors de votre première consultation

Chaque patient bénéficie d’un diagnostic complet permettant d’établir un devis sur mesure. Ce devis dépend de l’anatomie, des besoins esthétiques et de la complexité du traitement.

Nos cliniques situées à Plainpalais, Pont-Rouge et Nations vous accueillent du lundi au samedi pour un rendez-vous d’évaluation.

Vous souhaitez obtenir votre devis pour un implant dentaire ?

Contactez notre équipe ou prenez rendez-vous en ligne en quelques clics. Nos implantologistes vous guideront avec transparence et bienveillance.

Qu’est-ce qu’un implant dentaire ?

Un implant dentaire est une racine artificielle insérée dans l’os de la mâchoire pour remplacer une dent absente. À Névé Clinique, nous utilisons des implants Straumann en titane commercialement pur, reconnus pour leur fiabilité et leur longévité. L’implant agit comme une fondation solide sur laquelle sera fixée une couronne, un bridge ou une prothèse amovible.

Après la pose, l’os cicatrise naturellement et se lie progressivement à l’implant grâce au phénomène d’ostéointégration, un processus d’environ trois mois.

Étape 1 : La consultation pré-implantaire

Avant tout traitement, une consultation pré-implantaire est indispensable. L’implantologiste évalue votre situation médicale et bucco-dentaire afin de confirmer la faisabilité de la pose d’un implant.

Analyse clinique et radiographique

L’examen comprend :

  • L’étude de votre anamnèse médicale.
  • Un examen clinique minutieux des dents, gencives et occlusion.
  • Un examen radiographique 3D (cone beam) pour mesurer précisément le volume osseux.

Greffe osseuse si nécessaire

Si le volume osseux est insuffisant, une greffe osseuse peut être proposée. Cette procédure, courante et maîtrisée, permet d’obtenir une base solide pour accueillir l’implant.

Mise en charge immédiate dans certains cas

Dans certaines situations favorables, une mise en charge immédiate est possible : extraction de la dent, pose de l’implant et mise en place d’une prothèse provisoire dans la même séance.

Étape 2 : L’intervention de pose de l’implant

L’intervention se déroule dans une salle de chirurgie dédiée, dans un cadre sécurisé et confortable. Elle est peu invasive, rapide et indolore.

Anesthésie et confort du patient

Nous réalisons une anesthésie locale (gel puis injection), similaire à celle d’un soin dentaire. Sur demande, une sédation profonde peut être pratiquée pour un confort maximal.

Déroulement de la pose

La pose d’un implant dure en moyenne 20 minutes. Pendant toute la procédure, le patient ne ressent aucune douleur.

Après la chirurgie

Après la pose :

  • Une vis de cicatrisation peut être placée si l’implant se situe en zone non esthétique.
  • Pour les implants visibles, une prothèse provisoire immédiate est généralement posée.
  • Les points de suture sont retirés environ 15 jours plus tard.

Étape 3 : La phase d’ostéointégration

Durant les trois mois suivant la chirurgie, l’implant s’intègre progressivement à l’os. Cette étape est essentielle pour garantir la stabilité et la durabilité de la future dent.

Contrôle après trois mois

Une consultation de contrôle permet à l’implantologiste de vérifier que l’ostéointégration est complète. Si tout est en ordre, l’empreinte peut alors être réalisée.

Étape 4 : La mise en place de la couronne ou prothèse

L’implant reçoit un pilier prothétique : une pièce intermédiaire servant de support à la couronne ou à la prothèse définitive.

La prothèse finale est conçue pour s’intégrer harmonieusement à votre sourire et restituer parfaitement la fonction masticatoire.

La maintenance : une étape essentielle pour la longévité

Après la pose de la prothèse, des rendez-vous réguliers de maintenance sont indispensables pour prévenir l’apparition de péri-implantites. Nous recommandons des contrôles tous les six mois.

Avec une hygiène rigoureuse et un suivi adapté, un implant dentaire possède un taux de succès supérieur à 90 % à 15 ans.

Pourquoi choisir un implant dentaire ?

  • Restaurer la fonction et l’esthétique du sourire.
  • Préserver l’os de la mâchoire, contrairement aux prothèses amovibles.
  • Respecter les dents voisines, à la différence des bridges.
  • Offrir une solution durable et très fiable.
  • Procédure rapide, maîtrisée et peu invasive.

Quel est le coût d’un implant dentaire à Névé Clinique ?

Le tarif pour un implant dentaire avec une couronne céramique est de CHF 3488.–. Le coût final dépend de plusieurs paramètres : type de dent, qualité osseuse, volume gingival, éventuelle greffe. Un devis précis est établi lors de la première consultation.

Vous souhaitez en savoir plus ?

Les équipes de Névé Clinique à Plainpalais, Pont-Rouge et Nations sont à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Contactez-nous ou prenez rendez-vous directement en ligne.

Voulez-vous savoir comment le Fluor naturel et alimentation contribuent à la santé de vos dents ? Le fluor est essentiel pour renforcer l’émail dentaire et prévenir les caries. Dans cet article, nous allons voir ensemble comment intégrer le fluor naturel dans votre alimentation pour maintenir une excellente santé bucco-dentaire.

Le rôle essentiel du fluor dans la santé bucco-dentaire

Le fluor est un oligo-élément qui joue un rôle crucial dans la minéralisation des dents et des os. Il agit en renforçant l’émail des dents, rendant celles-ci plus résistantes face aux attaques acides des bactéries présentes dans la plaque dentaire. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, une exposition adéquate au fluor peut réduire jusqu’à 30 % l’incidence des caries dentaires chez les enfants et les adultes.

Le fluor favorise également la reminéralisation des zones endommagées de l’émail, aidant à inverser les premiers stades de la carie dentaire. De plus, il inhibe le métabolisme des bactéries cariogènes, réduisant ainsi la production d’acides nocifs.

Les aliments riches en fluor naturel

Il est possible d’obtenir du fluor à partir de sources alimentaires naturelles. Voici une liste d’aliments riches en fluor :

  • Thé noir et vert : Une tasse de thé peut contenir entre 0,3 mg et 0,5 mg de fluor.
  • Poissons de mer : Les poissons comme le saumon, les sardines et le hareng fournissent entre 0,2 mg et 0,4 mg par portion de 100 grammes.
  • Eau minérale fluorée : Certaines eaux minérales contiennent du fluor à des concentrations variables, allant de 0,5 mg/L à 1,5 mg/L.
  • Légumes verts : Les épinards et le chou frisé apportent de petites quantités de fluor, environ 0,1 mg par portion.

Intégrer ces aliments dans votre régime aide à atteindre les apports recommandés en fluor de manière naturelle.

Comment intégrer le fluor naturel dans votre alimentation quotidienne

Pour optimiser votre apport en fluor, voici quelques conseils pratiques :

  • Consommer du thé régulièrement : Boire 2 à 3 tasses de thé par jour peut contribuer significativement à votre apport en fluor. Privilégiez le thé vert pour ses antioxydants supplémentaires.
  • Inclure des poissons de mer : Manger du poisson au moins deux fois par semaine non seulement fournit du fluor, mais aussi des acides gras oméga-3 bénéfiques pour la santé cardiovasculaire.
  • Choisir une eau minérale adaptée : Si votre eau du robinet est pauvre en fluor, optez pour une eau minérale contenant du fluor, en vérifiant l’étiquette pour connaître sa concentration.
  • Ajouter des légumes verts : Intégrez des épinards et du chou frisé dans vos salades et plats cuisinés pour un apport supplémentaire en fluor et en autres nutriments essentiels.

En adoptant ces habitudes alimentaires, vous renforcez non seulement vos dents mais améliorez également votre santé globale.

Les besoins journaliers en fluor

Les recommandations en apport quotidien de fluor varient selon l’âge et le sexe :

  • Enfants de 1 à 3 ans : 0,5 mg à 0,7 mg par jour
  • Enfants de 4 à 8 ans : 1 mg à 2 mg par jour
  • Adolescents de 9 à 13 ans : 2 mg à 3 mg par jour
  • Adolescents de 14 à 18 ans : 3 mg à 4 mg par jour
  • Adultes : 3 mg à 4 mg par jour
  • Femmes enceintes ou allaitantes : 3 mg par jour

Il est important de noter que ces apports incluent le fluor provenant de toutes les sources : eau, aliments, dentifrices et compléments éventuels.

Précautions et risques liés à une surconsommation de fluor

Si le fluor est bénéfique à doses appropriées, une consommation excessive peut avoir des effets néfastes tels que :

  • Fluorose dentaire : Affectant principalement les enfants de moins de 8 ans, elle se manifeste par des taches sur l’émail des dents.
  • Fluorose osseuse : À très fortes doses (plus de 10 mg par jour sur plusieurs années), cela peut entraîner des douleurs articulaires et une fragilisation des os.

Pour éviter ces problèmes, veillez à ne pas dépasser l’apport maximal tolérable de fluor, qui est de 10 mg par jour pour les adultes.

Les interactions du fluor avec d’autres nutriments

Le fluor peut interagir avec certains minéraux et substances :

  • Calcium : Un excès de calcium peut réduire l’absorption du fluor. Cependant, une consommation normale de calcium n’interfère pas significativement.
  • Aluminium : Présent dans certains antiacides, l’aluminium peut diminuer l’efficacité du fluor.
  • Magnésium : Comme le calcium, le magnésium en excès peut affecter l’absorption du fluor.

Pour maximiser les bienfaits du fluor, il est conseillé de prendre des suppléments de fluor à distance des suppléments de calcium ou de magnésium.

Le fluor et l’eau potable

Dans certaines régions, le fluor est ajouté à l’eau potable pour prévenir les caries dentaires au niveau de la population générale. Selon les recommandations de santé publique, une concentration de 0,7 mg/L est considérée comme optimale. Toutefois, en Suisse, cette pratique n’est pas courante et l’eau du robinet contient généralement moins de 0,3 mg/L de fluor.

Il est donc important de compenser cet apport avec une alimentation riche en fluor naturel ou, si nécessaire, par des compléments après avis médical.

Fluor et santé générale

Au-delà de la santé dentaire, le fluor contribue également au maintien de la densité osseuse. Des études ont montré qu’un apport adéquat en fluor peut aider à prévenir l’ostéoporose chez les personnes âgées. Cependant, l’équilibre est crucial, car un excès peut entraîner des fragilités osseuses.

Il est également à noter que le fluor ne remplace pas une bonne hygiène bucco-dentaire. Un brossage régulier avec un dentifrice fluoré, l’utilisation de fil dentaire et des visites régulières chez le dentiste restent indispensables.

Conseils pour les parents

Pour les enfants, la vigilance est de mise. Utilisez un dentifrice adapté à leur âge, contenant une teneur en fluor adéquate (1000 ppm pour les moins de 6 ans). En outre, surveillez le brossage pour éviter l’ingestion de dentifrice, ce qui pourrait augmenter le risque de fluorose dentaire.

Discutez avec votre dentiste ou votre pédiatre de la nécessité éventuelle de suppléments en fluor pour vos enfants, surtout si l’eau que vous consommez est pauvre en fluor.

Consultation et suivi professionnels

Avant de modifier significativement votre apport en fluor, il est recommandé de consulter un professionnel de santé. Chez Névé Clinique Dentaire, nos experts peuvent vous conseiller sur les meilleures pratiques pour maintenir une bonne santé bucco-dentaire, en tenant compte de vos besoins spécifiques.

Un suivi régulier permet d’adapter les soins et les conseils à votre situation, assurant ainsi une prévention efficace des caries et des autres affections bucco-dentaires.

Le fromage est un aliment apprécié à travers le monde pour ses multiples saveurs. Mais au-delà du plaisir gustatif, il présente certains avantages pour la bouche. Après un repas, l’acidité dans la bouche augmente, ce qui peut fragiliser l’émail dentaire. Or, le fromage peut aider à rétablir un environnement buccal plus neutre, ce qui limite les agressions acides sur les dents.


Pourquoi le fromage peut être bénéfique

Plusieurs mécanismes expliquent ces effets. D’abord, mastiquer du fromage stimule la salivation. Or, la salive est une alliée naturelle qui aide à neutraliser les acides et à éliminer les résidus alimentaires.

Ensuite, le fromage contient des nutriments utiles comme la caséine, une protéine du lait qui pourrait former un léger film protecteur sur les dents. Il est aussi riche en calcium et en phosphore, deux minéraux essentiels à la reminéralisation de l’émail.


Les bons nutriments contenus dans le fromage

Le fromage apporte des éléments clés pour la santé dentaire :

  • Calcium : essentiel à la solidité de l’émail.

  • Phosphore : agit en synergie avec le calcium pour renforcer la structure dentaire.

  • Vitamine B12 : joue un rôle dans le bon fonctionnement des muqueuses buccales.

  • Zinc et magnésium : présents en petites quantités, ils participent à l’équilibre général de la bouche.


Comment intégrer le fromage à une alimentation saine pour vos dents

Voici quelques conseils simples pour profiter des bienfaits du fromage :

  • En fin de repas : consommer un morceau de fromage peut aider à neutraliser les acides produits durant la digestion.

  • Privilégier les fromages à pâte dure : comme le comté, le cheddar ou le parmesan, plus riches en minéraux.

  • Limiter les fromages ultra-transformés : souvent moins riches en nutriments et parfois chargés en additifs.

  • Manger avec modération : le fromage est souvent gras, mieux vaut se contenter de portions raisonnables.

  • Associer avec des fruits ou légumes croquants : pour équilibrer le repas et stimuler la mastication.


Quels types de fromages privilégier ?

Les fromages à pâte dure sont souvent les plus intéressants pour la santé dentaire, en raison de leur texture et de leur composition. Les fromages de chèvre ou de brebis peuvent aussi être une bonne option, surtout pour ceux qui digèrent mal le lait de vache.

Les fromages bleus contiennent des moisissures naturelles qui, selon certaines hypothèses, pourraient avoir un effet antibactérien. Toutefois, ils doivent être consommés avec modération en raison de leur teneur en sel.


Précautions à garder à l’esprit

Même si le fromage peut être bénéfique, il ne remplace en rien une bonne hygiène dentaire. De plus, certains fromages sont riches en graisses saturées et en sodium, ce qui peut poser problème s’ils sont consommés en excès.

Il est donc essentiel de :

  • Maintenir une hygiène bucco-dentaire rigoureuse (brossage, fil dentaire, etc.)

  • Ne pas voir le fromage comme une alternative au dentifrice

  • Adopter une alimentation équilibrée dans son ensemble


Fromage et idées reçues

Il est courant de croire que tous les produits laitiers ont les mêmes effets sur les dents. En réalité, le fromage est bien plus pauvre en sucres que le lait ou le yaourt, ce qui le rend moins susceptible de nourrir les bactéries responsables des caries. Autre idée reçue : penser qu’un morceau de fromage remplace le brossage. Ce n’est évidemment pas le cas.


Pour conclure

Le fromage, bien choisi et consommé avec modération, peut s’intégrer à une alimentation équilibrée qui soutient la santé bucco-dentaire. Grâce à sa richesse en calcium, phosphore et caséine, il aide à maintenir des dents solides. Mais rappelons-le : il s’agit d’un complément, non d’un substitut aux gestes essentiels comme le brossage régulier et les visites chez le dentiste.