La vis de cicatrisation (aussi appelée pilier de cicatrisation) est la petite pièce qui dépasse légèrement de la gencive après la pose d’un implant, afin de guider la cicatrisation des tissus. Il arrive qu’elle se desserre, tourne, ou tombe. Dans la plupart des cas, ce n’est pas “grave” si on agit vite, mais il ne faut pas laisser traîner : la gencive peut se refermer, la zone peut s’irriter, et le nettoyage devient plus difficile.

Si vous avez un doute, le plus sûr est de faire contrôler rapidement en consultation implantaire.

Comment savoir si la vis de cicatrisation se dévisse ?

Signes fréquents :

  • sensation que “ça bouge” quand la langue touche la pièce

  • la vis semble plus haute ou plus basse qu’avant

  • gêne soudaine, frottement, petite douleur

  • saignement léger au brossage autour de l’implant

  • la vis est tombée (vous la retrouvez dans la bouche)

Est-ce grave ?

Le risque principal n’est pas que “l’implant soit perdu” immédiatement, mais plutôt :

  • fermeture de la gencive sur l’ouverture (ce qui complique la remise en place)

  • irritation/inflammation autour de l’implant

  • accumulation de plaque si la zone devient difficile à nettoyer

Plus vous consultez tôt, plus la remise en place est simple.

Pourquoi une vis de cicatrisation se desserre ? (causes fréquentes)

Les causes les plus courantes :

  • forces de mastication (vous avez mâché dessus sans vous en rendre compte)

  • bruxisme (serrement/grincement la nuit)

  • aliments durs/collants (croûte de pain, noix, bonbons collants)

  • contact prématuré : la vis touche la dent du dessus à la fermeture

  • petit desserrage mécanique (ça arrive, surtout au début)

  • plus rarement : problème d’ajustage du pilier/vis, ou irritation tissulaire qui “pousse” la pièce

Que faire tout de suite (les bons gestes)

Si la vis bouge mais est encore en place

  1. Ne la manipulez pas (ne tentez pas de la revisser vous-même).

  2. Évitez de mâcher de ce côté (aliments mous) jusqu’au contrôle.

  3. Hygiène douce mais rigoureuse : brossage délicat autour + rinçage doux à l’eau tiède si la zone est sensible.

  4. Prenez rendez-vous rapidement via prendre rendez-vous en ligne.

Si la vis est tombée

  1. Récupérez-la si possible (sans la nettoyer avec des produits agressifs).

  2. Conservez-la dans une petite boîte propre (ou un sachet), et amenez-la au rendez-vous.

  3. Ne laissez pas la zone sans contrôle : la gencive peut se refermer.

  4. Réservez rapidement : consultation implantaire.

Si vous pensez l’avoir avalée ou inhalée

  • Avalée : c’est souvent sans gravité, mais contactez votre praticien pour consignes.

  • Inhalée (fausse route) : si toux importante, gêne respiratoire, douleur thoracique, sensation “bloquée” → urgence médicale immédiate.

Ce qu’il ne faut surtout pas faire

  • Ne pas utiliser de pince, tournevis, ou “tourner” la pièce avec la langue pour “tester”

  • Ne pas coller la vis avec une colle (même “alimentaire”)

  • Ne pas attendre “que ça se remette tout seul”

  • Ne pas mâcher des aliments durs du côté concerné

Quand consulter en urgence (le jour même)

Consultez rapidement via urgence dentaire si :

  • douleur forte, gonflement, pus, mauvaise odeur/goût persistant

  • saignement important

  • la gencive autour devient très rouge et douloureuse

  • la vis est tombée et vous ne pouvez pas obtenir de rendez-vous rapide

  • vous avez une prothèse provisoire qui frotte et irrite la zone

Comment le dentiste règle le problème (ce qui se passe au cabinet)

Selon la situation, le praticien peut :

  • nettoyer la zone et remettre une vis de cicatrisation au bon couple

  • vérifier l’occlusion (si ça touche trop) et corriger le contact

  • remplacer la vis si elle est abîmée

  • contrôler la stabilité des tissus et planifier la suite prothétique si nécessaire via prothèse implantaire

Prévenir que ça recommence

  • éviter les aliments durs/collants pendant la phase de cicatrisation

  • signaler tout serrement/grincement (une gouttière peut être discutée selon le cas)

  • venir aux contrôles de suivi et nettoyage : la maintenance implantaire réduit le risque d’inflammation et permet de repérer tôt les petites complications mécaniques

  • si vous avez souvent des desserrages, demander un contrôle de l’occlusion et du design de la prothèse/provisoire

FAQ – Vis de cicatrisation implant qui se dévisse

Est-ce que mon implant est foutu si la vis de cicatrisation se dévisse ?

Dans la plupart des cas, non. C’est souvent un souci mécanique simple à corriger, surtout si vous consultez vite.

Combien de temps puis-je attendre ?

Idéalement le plus tôt possible (24–48h si possible), surtout si la vis est tombée, car la gencive peut se refermer.

Puis-je revisser moi-même ?

Non. Vous risquez d’abîmer le filetage, de contaminer la zone, ou de serrer de travers. Faites-le corriger en cabinet.

J’ai mal autour de l’implant : c’est normal ?

Une gêne légère peut arriver, mais douleur croissante, gonflement, pus ou mauvaise odeur nécessitent une consultation rapide, éventuellement en urgence dentaire.

À retenir

Une vis de cicatrisation qui se dévisse est fréquente et généralement simple à gérer, mais il faut agir vite pour éviter irritation et fermeture de la gencive. Le bon réflexe : ne pas toucher, manger mou, hygiène douce, et prendre rendez-vous en consultation implantaire ou via prendre rendez-vous en ligne.

Après un sinus lift (élévation du sinus avec greffe osseuse), il est normal d’avoir un gonflement de la joue (parfois jusqu’au dessous de l’œil), une sensation de pression sinusienne, un léger bleu et une gêne à la mastication. Le gonflement suit généralement une courbe assez typique : il augmente pendant 48 à 72 heures, puis diminue progressivement, avec une amélioration souvent nette sur environ une semaine.

Si vous avez une question sur votre cas (ou si le gonflement ne suit pas cette évolution), le plus fiable est de faire contrôler en consultation implantaire.

Durée du gonflement après un sinus lift : timeline simple

0–24h : début des effets

  • Sensation de gêne/pression

  • Gonflement parfois discret (il peut apparaître surtout le lendemain)

48–72h : le pic de gonflement (le plus fréquent)

C’est souvent le moment où :

  • la joue est la plus gonflée

  • la zone est la plus “tendue”

  • un bleu peut apparaître

Jour 3 à jour 7 : la décrue

Le gonflement et la gêne doivent commencer à diminuer. Beaucoup de patients se sentent déjà plus à l’aise au cours de cette période, même si une sensibilité persiste.

Après 7 jours : résiduel possible

Un léger gonflement résiduel ou une sensibilité locale peuvent persister, mais la tendance doit être à l’amélioration.

Ce qui influence la durée du gonflement

La récupération varie selon :

  • l’ampleur du geste (sinus lift “plus” ou “moins” important)

  • le nombre de sites traités

  • la qualité des tissus, l’inflammation préexistante

  • le tabac, certaines maladies chroniques, la qualité de l’hygiène (au cas par cas)

  • le respect des consignes post-opératoires (pression sinusienne, efforts)

Si votre sinus lift s’inscrit dans un projet de reconstruction osseuse, vous pouvez aussi lire la page Greffes osseuses.

Comment réduire le gonflement (ce qui aide vraiment)

Les 48 premières heures

  • Froid sur la joue (poche de froid protégée par un tissu), par séquences, comme recommandé par votre chirurgien : c’est la période où cela aide le plus.

  • Dormir tête surélevée (2 oreillers) les 2–3 premiers jours peut limiter l’œdème.

  • Repos : évitez les efforts importants.

À partir de 48–72h

Le gonflement est souvent au maximum, puis commence à descendre. À ce stade, on se concentre sur :

  • alimentation molle/tiède

  • hygiène douce mais régulière

  • reprise progressive, sans effort violent

Précautions “sinus” indispensables (pour protéger la greffe)

Après un sinus lift, il faut éviter tout ce qui augmente fortement la pression dans le sinus :

  • ne pas se moucher (pendant une période définie par votre chirurgien ; beaucoup d’instructions recommandent au moins 7–10 jours, parfois plus)

  • éternuer bouche ouverte, sans bloquer le nez

  • éviter paille/“aspiration” forte si cela vous a été indiqué (pression)

  • éviter activités générant de fortes variations de pression (selon consignes : sport intense, charges lourdes, etc.)

Ces précautions sont importantes car une pression trop forte peut gêner la cicatrisation et, dans certains cas, déplacer du matériau de greffe.

Quand le gonflement n’est plus “normal” : signes d’alerte

Contactez rapidement un professionnel si :

  • le gonflement ou la douleur s’aggravent après 2–3 jours au lieu de diminuer

  • vous avez de la fièvre, vous vous sentez “vraiment malade”

  • le saignement devient important ou ne s’arrête pas comme prévu

  • vous avez l’impression que le matériau de greffe a été déplacé après un éternuement / tentative de mouchage

  • vous notez un écoulement inhabituel, du pus, une mauvaise odeur persistante

Si la douleur est forte ou si vous ne pouvez plus manger/boire correctement, consultez en urgence dentaire.

Et après : quand reprendre le suivi implantaire ?

Le sinus lift est souvent une étape avant ou autour de la pose d’implants. La planification et le contrôle se font au cas par cas, avec imagerie si nécessaire via Radiologie, puis un suivi dans le temps.

Une fois les implants posés, la prévention des inflammations autour des implants repose sur une routine structurée de maintenance implantaire.

Pour organiser votre rendez-vous, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Sinus lift : durée du gonflement

Combien de temps dure le gonflement après un sinus lift ?

Le gonflement augmente souvent pendant 48–72 heures, puis diminue progressivement, avec une amélioration qui se fait généralement sur environ une semaine.

Est-ce normal d’avoir un gonflement sous l’œil ?

Oui, c’est possible, surtout si la zone traitée est proche. La gravité dépend surtout de l’évolution : cela doit ensuite régresser.

Pourquoi ne faut-il pas se moucher après un sinus lift ?

Se moucher augmente la pression dans le sinus et peut perturber la cicatrisation ou déplacer le greffon.

Quand dois-je m’inquiéter ?

Si la douleur/gonflement augmentent après 2–3 jours, si vous avez de la fièvre, un saignement important, ou si la douleur ne diminue pas au fil du temps : consultez.

À retenir

Le gonflement après un sinus lift est généralement maximal à 48–72h, puis décroît progressivement (souvent sur une semaine). Le facteur le plus important, c’est la tendance : ça doit aller mieux, pas pire. En cas de doute, réservez une consultation implantaire ou une urgence dentaire selon l’intensité des symptômes.

Après une extraction dentaire, il est normal de s’inquiéter en voyant du sang dans la salive. La plupart du temps, il s’agit d’un suintement léger qui fait partie de la cicatrisation. Le point clé est de distinguer ce qui est normal (rose dans la salive, petites traces) de ce qui correspond à un saignement actif qui nécessite une prise en charge.

Si vous souhaitez relire les consignes générales et les étapes d’une extraction, consultez notre page extraction dentaire.

Combien de temps dure le saignement après une extraction ?

Ce qui est le plus fréquent

  • Juste après l’extraction : un saignement est attendu, puis il diminue avec la compression (gaze).

  • Pendant les premières heures : un léger suintement peut persister, avec une salive teintée de rose.

  • Jusqu’à 24 heures : des traces de sang ou un léger suintement peuvent encore être observés chez beaucoup de patients.

  • Quelques jours : il peut rester un peu de sang dans la salive (surtout au réveil) tant que la zone est sensible, sans que ce soit anormal si ce n’est pas un saignement “franc”.

👉 En résumé : un suintement léger peut durer jusqu’à 24 h, parfois des traces dans la salive quelques jours. Ce qui n’est pas normal, c’est un saignement qui coule ou qui recommence fortement malgré une bonne compression.

Comment arrêter un saignement après extraction (méthode la plus efficace)

1) La technique “pression” (à faire tout de suite)

  1. Prenez une gaze propre (ou, à défaut, un tissu propre type mouchoir en coton).

  2. Humidifiez-la légèrement.

  3. Placez-la sur la zone et mordez fermement en continu 10 à 20 minutes (sans relâcher toutes les 30 secondes).

  4. Vérifiez : si ça saigne encore franchement, recommencez une 2ᵉ fois.

Après une extraction de dent de sagesse, la recommandation de laisser une gaze environ 30 minutes juste après l’intervention est courante.

2) La posture et le calme (souvent sous-estimés)

  • Restez assis, tête un peu surélevée.

  • Évitez l’effort physique et l’agitation (ça peut relancer le saignement).

Les erreurs qui font re-saigner (à éviter absolument)

Ces gestes peuvent déloger le caillot et relancer le saignement :

  • rincer la bouche fort ou gargariser trop tôt (surtout le premier jour)

  • cracher “fort”, aspirer, utiliser une paille

  • fumer (augmente les complications et perturbe la cicatrisation)

  • toucher la plaie avec la langue, les doigts, un coton-tige

  • manger chaud/croquant du côté opéré les premières heures

Comment savoir si je saigne “vraiment” ?

Beaucoup de patients surestiment la quantité, car le sang se mélange à la salive.

Souvent normal

  • salive rosée

  • petites traces sur l’oreiller au réveil

  • “goût de sang” intermittent

Plutôt inquiétant

  • le sang coule et remplit la bouche rapidement

  • une compresse est saturée en quelques minutes malgré une pression correcte

  • le saignement reprend fort plusieurs fois

Quand consulter en urgence ?

Demandez une prise en charge rapide si :

  • le saignement ne s’arrête pas malgré 2 cycles de compression bien faits

  • vous avez des étourdissements, une faiblesse importante, ou vous avalez beaucoup de sang

  • vous prenez des anticoagulants/antiagrégants, ou avez un trouble de la coagulation (le seuil de vigilance est plus bas)

  • le saignement persiste de manière anormale (dans les urgences post-acte, un saignement persistant au-delà de plusieurs heures peut nécessiter une évaluation)

Dans ces situations, consultez rapidement en urgence dentaire.

Pour une consultation non urgente (suivi, questions de cicatrisation), vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Saignement après extraction dentaire combien de temps

Est-ce normal de saigner un peu la nuit après l’extraction ?

Oui, un léger suintement ou des traces dans la salive peuvent être observés la première nuit, parfois un peu plus.

Pourquoi ça re-saigne quand je rince la bouche ?

Parce que le rinçage vigoureux peut déloger le caillot, indispensable à la cicatrisation.

Que faire si ça re-saigne après 24 heures ?

Refaites la compression 10–20 minutes. Si le saignement est franc, répété, ou ne se contrôle pas, contactez une urgence dentaire.

Le saignement est-il lié à l’alvéolite sèche ?

L’alvéolite sèche donne surtout une douleur qui augmente quelques jours après l’extraction ; ce n’est pas un “saignement important” typique. Si vous avez douleur intense + mauvais goût, consultez rapidement.

À retenir

  • Un peu de sang dans la salive après extraction est fréquent et peut durer jusqu’à 24 h, parfois avec des traces quelques jours.

  • La meilleure technique : gaze + pression continue 10–20 minutes (et recommencer si besoin).

  • Si le saignement est franc, persistant ou incontrôlable : urgence dentaire

La péricoronarite est une inflammation (parfois infectieuse) de la gencive autour d’une dent en éruption, le plus souvent une dent de sagesse. Elle survient surtout quand la dent sort partiellement et qu’un petit “capuchon” de gencive (opercule) recouvre encore une partie de la couronne : les bactéries et débris alimentaires peuvent s’y coincer, déclenchant douleur et gonflement.

Si vous suspectez un problème de dent de sagesse, vous pouvez aussi consulter notre page dédiée aux dents de sagesse.

Symptômes : comment reconnaître une péricoronarite ?

Les signes les plus fréquents sont :

  • douleur au fond de la bouche, souvent d’un seul côté, près de la dent de sagesse

  • gencive gonflée, rouge et sensible autour de la dent

  • douleur qui augmente en mastiquant, en avalant, ou en ouvrant grand la bouche

  • mauvais goût ou mauvaise haleine

  • parfois difficulté à ouvrir la bouche (trismus), gêne à la déglutition

  • dans les formes plus marquées : fièvre, fatigue, ganglion sous la mâchoire

Pourquoi ça arrive ? (causes et facteurs favorisants)

La péricoronarite survient surtout lorsque :

  • la dent de sagesse est partiellement sortie

  • l’opercule crée une “poche” où s’accumulent plaque et aliments

  • la dent est mal positionnée (inclinaison, manque de place)

  • l’hygiène est difficile à cet endroit (zone très postérieure)

  • vous êtes dans une période de baisse de forme (stress, fatigue), ce qui peut favoriser une poussée

Est-ce une urgence ?

Parfois oui. Il faut consulter rapidement si vous avez :

  • une douleur très forte qui empêche de dormir, manger ou boire

  • une fièvre ou un gonflement important

  • une difficulté à avaler ou à ouvrir la bouche

  • un gonflement qui s’étend vers la joue, le cou ou sous la mâchoire

Dans ces situations, privilégiez une prise en charge rapide en urgence dentaire.

Traitement : que faire pour calmer une péricoronarite ?

Le traitement dépend du stade (inflammation simple vs infection) et de la position de la dent.

1) Mesures utiles à la maison (en attendant la consultation)

Ces gestes peuvent aider à diminuer l’inflammation et la douleur, sans aggraver la situation :

  • rinçages doux à l’eau tiède salée, surtout après les repas (sans “gargariser” fort)

  • brossage soigneux avec brosse souple, en nettoyant délicatement la zone (sans traumatiser)

  • alimentation molle/tiède (éviter très chaud, épicé, croquant côté douloureux)

  • antalgique si besoin, en respectant les contre-indications et doses

À éviter :

  • manipuler la zone avec les doigts, cure-dent ou coton-tige

  • rinçages trop vigoureux si la zone saigne ou est très irritée

  • fumer (souvent irritant et défavorable à la cicatrisation)

2) Ce que fait le dentiste (le plus efficace)

En cabinet, l’objectif est de désenflammer, nettoyer et éviter la récidive :

  • nettoyage/irrigation de la zone sous l’opercule pour retirer débris et plaque

  • parfois un antiseptique local selon le contexte

  • gestion de la douleur (traitement antalgique adapté)

  • si l’infection est plus marquée : traitement complémentaire décidé au cas par cas

⚠️ Les antibiotiques ne sont pas systématiques : ils peuvent être indiqués s’il existe des signes d’infection plus diffuse (fièvre, cellulite, gonflement important, difficulté à avaler/ouvrir la bouche). Le choix dépend de l’examen clinique.

3) Traitement “définitif” : éviter que ça revienne

Si les poussées se répètent, il faut traiter la cause :

  • surveillance (si la dent finit de sortir correctement et que l’hygiène redevient facile)

  • operculectomie (retirer l’opercule) dans certains cas sélectionnés

  • extraction de la dent de sagesse si manque de place, dent incluse/mal positionnée, récidives, carie associée ou risque pour la dent voisine

Quand l’extraction est indiquée, elle est réalisée dans le cadre de la chirurgie orale, et peut être planifiée après avoir calmé l’épisode aigu.

Combien de temps ça dure ?

  • Une poussée légère peut s’améliorer en quelques jours avec nettoyage + mesures locales.

  • Si l’inflammation est importante ou si la dent continue à piéger des débris, les symptômes peuvent revenir tant que la cause (opercule / manque de place) n’est pas traitée.

Complications possibles (si on laisse traîner)

Une péricoronarite non prise en charge peut évoluer vers :

  • une infection plus profonde (abcès), avec gonflement qui s’étend

  • une limitation importante de l’ouverture de bouche

  • une infection qui diffuse vers les espaces de la mâchoire (rare, mais sérieux)

D’où l’intérêt de consulter si les symptômes sont importants ou s’aggravent.

Prévention : réduire le risque de récidive

  • Hygiène ciblée au fond de la bouche (brosse souple, gestes précis)

  • Rinçage doux après les repas pendant la phase sensible

  • Bilan dentaire pour évaluer la position des dents de sagesse et décider d’une stratégie (surveillance vs extraction)

Un contrôle dentaire permet d’évaluer la situation et d’anticiper les récidives, surtout si vous avez déjà eu une poussée.

FAQ – Péricoronarite (dent de sagesse)

Péricoronarite : est-ce contagieux ?

Non. C’est une inflammation locale liée à l’accumulation de bactéries et de débris autour de la dent, pas une maladie contagieuse.

Peut-on soigner une péricoronarite sans enlever la dent ?

Parfois oui, surtout si la dent finit par sortir correctement et que l’hygiène devient facile. En cas de récidives ou de dent mal positionnée, une solution définitive (souvent l’extraction) est fréquemment discutée.

Comment savoir si c’est une infection et pas “juste” une inflammation ?

Fièvre, gonflement important, pus/mauvais goût marqué, ganglion douloureux, difficulté à avaler ou ouvrir la bouche sont des signaux qui doivent faire consulter rapidement.

Est-ce que ça peut revenir ?

Oui, tant que l’opercule ou le manque de place persiste. Le nettoyage en cabinet calme souvent l’épisode, mais le traitement durable dépend de la position de la dent.

Prendre rendez-vous

Si vous avez mal au fond de la bouche, une gencive gonflée autour d’une dent de sagesse, ou des symptômes qui s’aggravent, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne. En cas de douleur importante ou de signes inquiétants, privilégiez l’urgence dentaire.

Après une extraction, il est normal d’avoir une gêne, un léger gonflement et une sensibilité pendant quelques jours. En revanche, certains symptômes doivent faire penser à une infection après extraction dentaire (ou à une complication), surtout si l’évolution n’est pas “dans le bon sens”.

Pour revoir les étapes et les consignes générales après une extraction, vous pouvez consulter notre page extraction dentaire.

Cicatrisation normale vs infection : la différence la plus importante

La règle simple :

  • Normal : la douleur et le gonflement sont surtout marqués les 2–3 premiers jours, puis diminuent progressivement.

  • Suspect : la douleur, le gonflement ou la gêne augmentent après avoir commencé à s’améliorer, ou deviennent de plus en plus intenses au fil des jours.

Les principaux signes d’infection après extraction dentaire

1) Douleur qui s’aggrave (ou qui “revient fort”)

Une douleur qui devient plus intense au lieu de s’atténuer, surtout si :

  • elle pulse,

  • elle empêche de dormir,

  • elle ne répond plus aux antalgiques habituels,

  • elle s’accompagne d’une sensation de pression.

2) Gonflement important, rougeur, chaleur

Après une extraction, un gonflement modéré peut être normal. En revanche, pensez à consulter si :

  • le gonflement est très important,

  • il s’étend au visage, à la mâchoire ou au cou,

  • la zone est rouge et chaude,

  • la bouche s’ouvre difficilement (trismus).

3) Pus, écoulement, mauvais goût ou mauvaise haleine persistants

Des signes très évocateurs :

  • écoulement jaunâtre ou goût “infecté”,

  • mauvaise haleine qui persiste malgré une hygiène correcte,

  • sensation que “ça coule” depuis la zone.

4) Fièvre, frissons, fatigue importante

Une fièvre après extraction n’est pas attendue. Si vous avez :

  • fièvre,

  • frissons,

  • malaise, fatigue inhabituelle,
    il faut se faire évaluer.

5) Ganglions douloureux

Un ganglion sous la mâchoire ou dans le cou, sensible et associé à une douleur locale, peut accompagner une infection.

6) Signes d’urgence vraie (à ne pas attendre)

Appelez / consultez rapidement si vous avez :

  • difficulté à respirer,

  • difficulté à avaler,

  • gonflement qui descend vers le cou,

  • douleur + gonflement qui progressent très vite.

Dans ces situations, passez en urgence dentaire.

Infection ou alvéolite sèche : ce n’est pas la même chose

Beaucoup de patients confondent les deux.

  • Alvéolite sèche : douleur souvent très forte, surtout 3–5 jours après l’extraction, mais plutôt liée à un problème de caillot (sans forcément pus/fièvre).

  • Infection : douleur + signes inflammatoires (gonflement marqué, pus, fièvre, mauvaise odeur/goût, fatigue).

Dans le doute, le bon réflexe est de consulter : le traitement n’est pas le même.

Que faire si vous suspectez une infection (avant la consultation)

Ces mesures peuvent aider sans aggraver la situation :

  • Maintenez une hygiène douce : brosse souple, sans traumatiser la zone.

  • Évitez de “tripoter” l’alvéole (doigts, cure-dent, coton-tige).

  • Évitez le tabac et l’alcool (ils augmentent le risque de complications et ralentissent la cicatrisation).

  • Mangez tiède et mou, hydratez-vous.

  • Ne prenez pas d’antibiotiques “au hasard” : un examen est nécessaire pour choisir la bonne conduite (parfois un nettoyage/drainage suffit, parfois un traitement est indiqué).

Si la douleur est forte, s’il y a pus ou fièvre, le plus sûr est de consulter en urgence dentaire.

Comment traite-t-on une infection après extraction ?

Le traitement dépend de la cause et de la gravité, mais inclut souvent :

  • un examen clinique (et parfois une radio),

  • un nettoyage/irrigation de la zone si besoin,

  • le drainage si une collection est présente,

  • un traitement antalgique adapté,

  • parfois un antibiotique si l’infection le justifie (selon votre situation clinique).

Le suivi est important pour vérifier que l’évolution redevient favorable.

Facteurs qui augmentent le risque d’infection

Vous êtes généralement plus à risque si :

  • vous fumez,

  • l’extraction a été complexe (souvent le cas des dents de sagesse),

  • vous avez une hygiène bucco-dentaire difficile à maintenir,

  • vous avez un terrain qui ralentit la cicatrisation (diabète mal équilibré, immunodépression, certains traitements).

Si votre extraction concernait les dents de sagesse, vous pouvez aussi lire la page dents de sagesse.

Quand consulter (checklist rapide)

Prenez rendez-vous rapidement si vous avez au moins un de ces points :

  • douleur qui s’aggrave au lieu de diminuer,

  • gonflement important ou qui augmente,

  • pus / mauvais goût / mauvaise haleine persistants,

  • fièvre / frissons,

  • difficulté à ouvrir la bouche.

Pour organiser votre venue, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Infection après extraction dentaire signes

Est-ce normal d’avoir mal après une extraction ?

Oui, surtout les premiers jours. Ce qui doit alerter, c’est une douleur qui augmente ou qui “revient fort” après une amélioration.

À partir de quand une douleur devient inquiétante ?

Quand elle devient de plus en plus intense, empêche de manger/dormir, ou s’accompagne de gonflement marqué, fièvre, pus ou mauvais goût persistant.

Est-ce que la mauvaise haleine veut dire infection ?

Pas toujours (une extraction peut donner un goût étrange au début), mais une mauvaise haleine persistante associée à douleur qui s’aggrave, gonflement ou écoulement doit faire consulter.

Que faire si je vois du pus ?

Consultez rapidement en urgence dentaire : c’est un signe évocateur d’infection qui nécessite un examen.

Puis-je attendre “que ça passe” ?

Si vous suspectez une infection (fièvre, pus, gonflement qui augmente, douleur croissante), il vaut mieux consulter tôt : c’est généralement plus simple à traiter et on limite les complications.

Si tu me donnes le contexte (dent de sagesse ou non, depuis combien de jours, douleur qui augmente ou diminue), je peux adapter l’article avec une timeline encore plus précise sans changer le mot-clé cible.

L’alvéolite sèche (aussi appelée dry socket ou alvéolite post-extractionnelle) est une complication possible après une extraction dentaire : le caillot sanguin qui protège l’alvéole se dissout ou se déloge, laissant l’os et les terminaisons nerveuses plus exposés. Résultat : une douleur souvent très intense, disproportionnée par rapport à une douleur “normale” de cicatrisation.

Si vous venez de vous faire retirer une dent, vous pouvez aussi consulter notre page sur l’extraction dentaire (conseils et prise en charge).

Les symptômes typiques de l’alvéolite sèche

1) Douleur qui augmente au lieu de diminuer (signe n°1)

Après une extraction, il est normal d’avoir une gêne les premiers jours. En revanche, l’alvéolite sèche se caractérise souvent par :

  • une douleur qui s’intensifie au bout de quelques jours,

  • parfois une douleur “irradiée” vers l’oreille, la tempe ou la mâchoire,

  • une douleur qui répond mal aux antalgiques habituels.

Le timing est très évocateur : cela survient fréquemment 3 à 5 jours après l’extraction.

2) Mauvais goût et mauvaise haleine

Vous pouvez ressentir :

  • un goût désagréable,

  • une mauvaise haleine associée.

3) Aspect de l’alvéole “vide”

Quand on regarde la zone (sans manipuler), on peut parfois voir :

  • une alvéole qui paraît vide,

  • parfois une zone plus sombre ou un aspect “à nu” (ceci est surtout évalué par le dentiste).

Alvéolite sèche ou infection : comment faire la différence ?

L’alvéolite sèche est surtout une douleur inflammatoire liée à l’absence de caillot. Une infection (parfois appelée alvéolite suppurée) s’accompagne plus volontiers de signes comme :

  • fièvre,

  • pus / écoulement,

  • gonflement important diffus,

  • grande fatigue.

Dans ces cas, il faut consulter rapidement.

Traitement de l’alvéolite sèche : ce que fait le dentiste (et ce que ça change)

Le traitement vise surtout à soulager et à permettre une cicatrisation plus confortable. Les prises en charge décrites dans des ressources hospitalières NHS incluent généralement :

  • irrigation/lavage délicat de l’alvéole pour retirer les débris,

  • puis mise en place d’un pansement antiseptique/apaisant (“dressing”) dans l’alvéole, parfois à renouveler jusqu’à disparition de la douleur.

La bonne nouvelle : une fois la zone traitée et protégée, le soulagement peut être net, et l’évolution est généralement favorable, souvent en environ une semaine.

➡️ Si vous suspectez une alvéolite sèche, le plus efficace est de consulter rapidement en urgence dentaire.

Que faire à la maison en attendant la consultation ?

L’objectif est d’éviter d’aggraver la situation et de garder la zone propre sans déloger davantage ce qui protège la cicatrisation.

Gestes utiles (doux)

  • Rinçages doux à l’eau tiède salée (sans “gargariser” fort), plusieurs fois par jour, surtout après les repas, si cela vous a été conseillé.

  • Hygiène bucco-dentaire soigneuse autour de la zone (brosse souple, délicatement), sans traumatiser l’alvéole.

  • Alimentation molle/tiède, éviter le croquant/épicé/acide si ça déclenche la douleur.

À éviter absolument

  • Fumer (augmente le risque et peut perturber la cicatrisation)

  • Paille / succion (risque de déloger ce qui protège l’alvéole)

  • Rinçages trop vigoureux ou crachats “forts”

  • Manipuler la zone avec les doigts, cure-dent, coton-tige

Quand consulter (sans attendre)

Prenez rapidement contact si :

  • la douleur devient forte 3 à 5 jours après l’extraction (douleur qui augmente),

  • vous avez mauvais goût/mauvaise haleine marqués,

  • vous suspectez une infection (fièvre, pus, gonflement important),

  • la douleur est incontrôlable ou vous empêche de boire/manger.

Pour une prise en charge rapide : urgence dentaire.
Pour organiser votre consultation : prendre rendez-vous en ligne.

FAQ — Alvéolite sèche symptômes et traitement

Combien de temps après une extraction apparaît une alvéolite sèche ?

Souvent 3 à 5 jours après l’extraction, avec une douleur qui augmente au lieu de diminuer.

Comment soulager une alvéolite sèche ?

Le soulagement le plus efficace vient généralement d’un traitement en cabinet : lavage de l’alvéole et pose d’un pansement antiseptique/apaisant.

Est-ce que ça guérit tout seul ?

Oui, l’évolution est en général favorable, mais la douleur peut être très importante. Une prise en charge permet surtout d’être soulagé plus vite et de sécuriser la cicatrisation.

Alvéolite sèche : est-ce une urgence ?

C’est rarement “dangereux”, mais c’est souvent très douloureux et ça mérite une consultation rapide, surtout si la douleur augmente ou si des signes d’infection apparaissent.

Si tu veux, je te rédige ensuite l’article “prévention alvéolite après extraction” (requêtes type éviter alvéolite, paille, tabac, bain de bouche), et on le maille vers la page dents de sagesse en plus.

Après une greffe osseuse dentaire, la question la plus fréquente est simple : combien de temps vais-je avoir mal ? Dans la majorité des cas, la douleur est modérée, bien contrôlée par les antalgiques, et elle diminue nettement au bout de quelques jours. En revanche, la cicatrisation de l’os prend beaucoup plus longtemps (plusieurs mois), même si vous vous sentez “réparé” rapidement.

Si vous envisagez une greffe osseuse dans le cadre d’un projet implantaire, vous pouvez consulter notre page dédiée à la greffe osseuse dentaire.

Combien de temps dure la douleur après une greffe osseuse dentaire ?

La timeline la plus fréquente (douleur + gonflement)

  • 0 à 24 heures : anesthésie qui se dissipe, gêne/douleur qui commence, parfois un léger suintement.

  • 24 à 72 heures : c’est souvent la période la plus inconfortable. Le gonflement a tendance à augmenter et peut atteindre un pic vers 48–72 h, puis commencer à décroître.

  • J3 à J7 : amélioration progressive. La douleur devient généralement plus “supportable” et diminue jour après jour.

  • J7 à J14 : la plupart des patients ont surtout une sensibilité résiduelle (au brossage, à la mastication du côté concerné). Le gonflement, s’il était marqué, est en nette régression.

Cas particuliers : greffes plus “lourdes”

Si la greffe est plus importante (ex. greffe majeure, prélèvement sur un autre site), l’inconfort peut durer plus longtemps. Les informations hospitalières sur les greffes majeures évoquent que la douleur liée à un site de prélèvement (ex. hanche) peut persister 2 à 4 semaines.
(En pratique, la durée dépend du type de greffe, de la zone, et de votre sensibilité.)

Douleur vs cicatrisation : ce n’est pas la même chose

Vous pouvez ne presque plus avoir mal au bout de quelques jours, tout en ayant une greffe qui “mature” encore :

  • Cicatrisation des tissus (gencive) : souvent quelques jours à 2 semaines pour être confortable.

  • Intégration/maturation osseuse : souvent 3 à 6 mois avant de poser un implant selon la situation clinique.

C’est pour ça qu’un projet d’implant se planifie en étapes : consultation implantaire → imagerie si besoin → greffe → délai de consolidation → pose d’implants dentaires.

Qu’est-ce qui influence la douleur (et la durée) ?

Plusieurs facteurs jouent :

  • Volume de greffe (petite greffe localisée vs augmentation plus importante)

  • Zone (mâchoire supérieure/inférieure, proximité sinus, etc.)

  • Fermeture de gencive et présence de sutures

  • Tabac (augmente le risque de complications et ralentit la cicatrisation)

  • Hygiène et respect des consignes post-op

  • Terrain général (stress, sommeil, pathologies, traitements)

Soins post-op : ce qui aide vraiment à avoir moins mal et à guérir mieux

Ces mesures simples font souvent la différence :

Les 24–72 premières heures

  • Froid local par intermittence (type poche froide enveloppée) pour limiter le gonflement.

  • Alimentation molle/tiède (éviter chaud, épicé, croquant, acide)

  • Repos et éviter le sport intensif

  • Ne pas manipuler la zone avec la langue/doigts

Hygiène : nettoyer sans agresser

  • Brosse souple, sans frotter directement la zone opérée les premiers jours

  • Bains de bouche uniquement si recommandés (et pas trop vigoureux)

  • Ne pas “aspirer”/cracher fort les premiers temps (pour ne pas perturber la cicatrisation)

Tabac et alcool

  • Évitez le tabac (idéalement arrêt) et l’alcool en phase initiale : ce sont deux facteurs qui peuvent compliquer la cicatrisation.

Quels signes ne sont PAS normaux ? (quand s’inquiéter)

Contactez un professionnel si vous avez :

  • une douleur ou un gonflement qui s’aggrave après la première semaine au lieu d’améliorer

  • du pus, un écoulement, une odeur forte persistante, fièvre

  • un gonflement important qui revient après avoir diminué

  • une difficulté à avaler/respirer (urgence)

  • un saignement important qui ne se calme pas

Si vous avez un doute ou une douleur difficile à contrôler, consultez rapidement en urgence dentaire.

FAQ – Greffe osseuse dentaire douleur combien de temps

La douleur est-elle forte après une greffe osseuse ?

Le plus souvent, c’est une douleur modérée, surtout marquée les 2–3 premiers jours, puis en diminution progressive.

Combien de temps dure le gonflement ?

Il apparaît souvent dans les 24–48 h, peut culminer vers 48–72 h, puis décroître sur la semaine suivante.

En combien de temps peut-on poser l’implant après la greffe ?

Selon la situation, on laisse souvent la greffe consolider plusieurs mois (souvent 3 à 6 mois) avant la pose d’un implant.

Quand reprendre une alimentation normale ?

En général progressivement après quelques jours, dès que la douleur le permet, en évitant de mâcher sur la zone opérée tant que c’est sensible.

Prendre rendez-vous

Pour un avis personnalisé (type de greffe, délai, plan de traitement) vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

Une douleur à la mastication est l’un des signes les plus fréquents d’une dent fêlée (microfissure ou fissure plus profonde). Le problème, c’est que la dent peut paraître “normale” à l’œil nu, alors que la fissure s’ouvre légèrement sous la pression, déclenchant une douleur vive.

Le bon réflexe : ne pas attendre que “ça passe”. Plus la fissure progresse, plus le traitement devient complexe.

Les symptômes typiques d’une dent fêlée

Vous pouvez ressentir :

  • une douleur vive en mordant (souvent sur un aliment dur) ou au relâchement de la pression

  • une douleur intermittente : certains jours ça va, d’autres non

  • une sensibilité au froid (parfois au chaud)

  • une gêne à la mastication d’un côté, avec parfois un point précis “impossible à retrouver”

  • parfois une douleur qui irradie (joue, oreille), ce qui rend le diagnostic plus délicat

Si la douleur est intense, empêche de manger ou s’accompagne d’un gonflement, consultez rapidement en urgence dentaire.

Pourquoi une dent fêlée fait mal surtout quand on mâche ?

Quand vous mordez, la dent subit une pression. Si une fissure est présente, elle peut :

  • s’ouvrir légèrement, irritant la dentine ou la pulpe

  • créer un micro-mouvement entre deux fragments de la dent

  • favoriser une inflammation interne (et parfois une infection si la fissure progresse)

C’est pour ça que beaucoup de patients décrivent une douleur “électrique”, courte mais intense, déclenchée par la mastication.

Les causes les plus fréquentes d’une dent fêlée

Une dent peut se fêler à cause de :

  • morsure sur un aliment dur (noyau, caramel dur, glaçon)

  • bruxisme (serrement/grincement des dents la nuit)

  • chocs ou traumatismes

  • restaurations anciennes ou importantes (dents fragilisées)

  • caries sous-jacentes ou parois dentaires affaiblies

À noter : une dent fêlée n’implique pas forcément une “dent cassée” visible.

Comment savoir si c’est vraiment une dent fêlée ?

Le diagnostic se fait au cabinet, car les fissures peuvent être difficiles à voir. Le dentiste peut utiliser :

  • un examen clinique minutieux + tests de morsure

  • des tests de sensibilité (froid/chaud)

  • une évaluation des restaurations existantes

  • parfois une imagerie si nécessaire (en complément), via la radiologie

Dans tous les cas, une consultation de contrôle dentaire est la meilleure étape pour confirmer la cause et éviter que la fissure n’évolue.

Que faire tout de suite (avant le rendez-vous) ?

Objectif : éviter d’aggraver la fissure et calmer l’inflammation.

À faire :

  • mâcher de l’autre côté

  • privilégier une alimentation molle (éviter croquant/dur)

  • si vous serrez les dents, essayez de limiter (conscience en journée)

  • prendre un antalgique si besoin, selon votre situation et les contre-indications

À éviter :

  • mordre sur des aliments durs (pain très croustillant, bonbons durs, noix)

  • “tester” la dent en la mordant pour vérifier si ça fait mal

  • utiliser la dent comme outil (ouvrir un emballage, tenir un objet)

Traitements possibles (selon la profondeur de la fissure)

Le traitement dépend de l’atteinte : fissure superficielle, fissure atteignant la dentine, ou atteinte pulpaire.

1) Fissure superficielle : protection et surveillance

Si la fissure est mineure et stable, on peut :

  • polir/ajuster si un point de contact traumatique entretient la douleur

  • protéger la dent et surveiller l’évolution

2) Dent fragilisée : restaurer pour “cercler” et stabiliser

Souvent, la solution consiste à renforcer la dent pour empêcher la fissure de s’ouvrir :

  • inlay/onlay (restauration indirecte qui renforce)

  • couronne (souvent indiquée si la dent est très fragilisée ou très fissurée)

Ces solutions visent à “solidariser” la structure et réduire la douleur à la mastication.

3) Si la pulpe est irritée ou atteinte : traitement endodontique

Si la fissure a provoqué une inflammation profonde (douleur spontanée, douleur au chaud, douleur persistante), un traitement endodontique (traitement de canal) peut être nécessaire, puis une protection par onlay/couronne selon le cas.

4) Si la fissure est trop profonde : extraction parfois nécessaire

Dans certains cas (fissure verticale très profonde, atteinte sous la gencive), la dent peut ne pas être conservable. Plus on consulte tôt, plus on augmente les chances d’éviter cette issue.

Signaux d’alerte : quand c’est urgent ?

Prenez une consultation rapide si vous avez :

  • douleur forte qui s’aggrave

  • gonflement de la gencive ou du visage

  • fièvre, mauvais goût, écoulement (suspect d’infection)

  • douleur spontanée la nuit

  • impossibilité de mâcher ou de fermer correctement

Dans ces situations, privilégiez l’urgence dentaire.

Peut-on prévenir les dents fêlées ?

Oui, surtout si vous serrez les dents :

FAQ – Dent fêlée douleur à la mastication

Pourquoi j’ai mal seulement quand je mâche ?

Parce que la pression ouvre légèrement la fissure. La douleur est souvent déclenchée au moment de mordre ou au relâchement.

Une radio peut-elle voir une dent fêlée ?

Pas toujours. Certaines fissures sont trop fines ou orientées de façon à être invisibles. L’examen clinique reste essentiel, parfois complété par une radiologie.

Est-ce qu’une dent fêlée peut guérir toute seule ?

Non. La fissure ne “se ressoude” pas. Le but est de stabiliser la dent et d’éviter que la fissure ne progresse grâce à une restauration adaptée (onlay/couronne) ou un traitement endodontique si nécessaire.

Dois-je attendre si la douleur va et vient ?

Mieux vaut consulter : l’intermittence est fréquente dans les dents fêlées, et l’évolution peut être imprévisible.

Prendre rendez-vous

Pour confirmer le diagnostic et choisir le traitement le plus conservateur possible, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

La langue géographique (aussi appelée glossite migratrice bénigne) est une modification inflammatoire mais sans gravité de la surface de la langue. Elle se caractérise par des zones rouges lisses, comme des “îlots”, qui peuvent changer de forme et d’emplacement au fil des jours ou des semaines.

Le plus souvent, elle ne nécessite pas de traitement spécifique : l’essentiel est de reconnaître les symptômes, d’éviter ce qui irrite, et de savoir quand demander un avis.

Les symptômes typiques de la langue géographique

1) Des plaques rouges lisses “en carte” sur la langue

C’est le signe le plus caractéristique :

  • des zones rouges, lisses (comme si la langue avait perdu ses petites aspérités),

  • avec des contours parfois blanchâtres ou légèrement surélevés,

  • donnant un aspect de “carte géographique”.

2) Des lésions qui “migrent”

Les plaques peuvent :

  • apparaître, disparaître, puis réapparaître ailleurs,

  • changer de taille et de forme, parfois rapidement.

3) Une sensation de brûlure ou de picotement (pas systématique)

Beaucoup de personnes n’ont aucune douleur. Quand il y a des symptômes, on retrouve surtout :

  • brûlures, picotements, sensibilité,

  • gêne accrue avec les aliments épicés, acides ou très chauds.

4) Une langue “sensible” par périodes

Les symptômes peuvent fluctuer : des phases calmes, puis des phases où la langue est plus irritable, sans raison évidente.

À quoi ressemble la langue géographique au quotidien ?

  • Les plaques peuvent être plus visibles le matin ou après certains aliments.

  • Elles peuvent persister quelques jours à quelques semaines, puis évoluer.

  • La langue géographique est considérée comme bénigne et sans lien avec un cancer de la bouche.

Ce qui peut déclencher ou aggraver les symptômes

Il n’y a pas toujours un déclencheur unique, mais les facteurs rapportés le plus souvent sont :

  • aliments épicés/acides, alcool, tabac (irritation),

  • périodes de stress ou de fatigue,

  • muqueuse plus réactive (terrain inflammatoire chez certaines personnes).

Langue géographique ou autre chose : les situations où il faut vérifier

Certaines maladies peuvent imiter ou se superposer à une langue géographique. Un examen est recommandé si l’aspect est atypique ou si vous avez un doute, notamment pour écarter :

  • une mycose (muguet) avec dépôts blanchâtres étendus et sensation de brûlure,

  • un lichen plan buccal (aspect blanchâtre “en dentelle”),

  • une irritation persistante liée à un traumatisme local.

Que faire si ça brûle : soins et conseils pratiques

Il n’existe pas de “cure” définitive, mais ces mesures soulagent souvent très bien :

  • éviter quelques jours les aliments très acides, épicés, et les boissons très chaudes,

  • privilégier un dentifrice doux (certaines fiches conseillent d’éviter le sodium lauryl sulfate si la muqueuse est très sensible),

  • maintenir une hygiène bucco-dentaire régulière, sans frotter agressivement la langue,

  • si besoin ponctuel : un bain de bouche/soin antalgique conseillé par un professionnel (surtout avant les repas) quand la gêne est importante.

Quand consulter ?

Prenez un avis si :

  • la lésion ne ressemble pas à vos épisodes habituels,

  • la douleur devient importante ou vous empêche de manger/boire,

  • les plaques persistent plusieurs semaines sans évolution ou s’accompagnent d’autres symptômes (fièvre, amaigrissement, ganglions),

  • vous avez un doute entre langue géographique et autre pathologie.

Dans ce cas, vous pouvez réserver un contrôle dentaire.
Si la douleur est forte ou si vous avez besoin d’un avis rapide, passez par l’urgence dentaire.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Langue géographique symptômes

La langue géographique fait-elle mal ?

Souvent non. Quand elle est symptomatique, elle provoque surtout des brûlures ou picotements, majorés par le chaud, l’acide et l’épicé.

Est-ce contagieux ?

Non : ce n’est pas une infection contagieuse.

Est-ce grave ?

C’est considéré comme une affection bénigne et sans lien avec un cancer buccal.

Pourquoi les plaques changent de place ?

C’est une caractéristique typique : les zones peuvent disparaître et réapparaître ailleurs, d’où le terme “migratrice”.

Le syndrome de la bouche brûlante (aussi appelé glossodynie ou burning mouth syndrome) correspond à une sensation de brûlure, de picotement ou de douleur dans la bouche (souvent la langue), sans lésion évidente à l’examen dans de nombreux cas.
C’est une situation pénible mais fréquente, et la prise en charge repose sur deux objectifs : éliminer une cause identifiable et réduire les symptômes.

Symptômes typiques

Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais on retrouve souvent :

  • brûlure de la langue (parfois lèvres, palais, gencives, joues),

  • sensation de bouche “ébouillantée”, picotements, fourmillements,

  • sécheresse buccale et/ou altération du goût (goût métallique, diminution du goût),

  • symptômes qui peuvent augmenter au fil de la journée (souvent plus faibles le matin).

Pourquoi ça arrive ? Causes possibles (primaire vs secondaire)

On distingue généralement :

  • Glossodynie “primaire” : aucune cause n’est retrouvée malgré le bilan (hypothèses neuropathiques).

  • Glossodynie “secondaire” : les brûlures sont dues à un facteur identifiable qu’on peut corriger.

Causes secondaires fréquentes à rechercher

  • Bouche sèche (xérostomie) : médicaments, hydratation, respiration buccale, etc.

  • Carences (selon le contexte) : fer, vitamines B, folates…

  • Irritants locaux : tabac, alcool, bains de bouche alcoolisés, aliments très acides/épicés.

  • Diabète, troubles thyroïdiens, ménopause (terrain plus à risque, notamment chez les femmes).

  • Infections buccales (par exemple candidose) ou inflammation locale selon l’examen.

Le bon diagnostic : un “diagnostic d’exclusion”

Comme la bouche peut paraître normale, le diagnostic se fait souvent en :

  1. examinant la bouche (muqueuses, langue, prothèses, frottements),

  2. éliminant d’autres causes (parfois via analyses sanguines, tests salivaire, etc. selon le cas).

➡️ Pour confirmer le diagnostic et vérifier les causes locales (irritations, frottements, hygiène, sécheresse), un contrôle dentaire est une excellente première étape.

Solutions et traitements qui soulagent (selon les meilleures pratiques)

Il n’existe pas toujours de “cure” unique, surtout dans les formes primaires, mais il existe des options pour réduire l’intensité et mieux vivre les symptômes.

1) Corriger la cause si elle est retrouvée

C’est ce qui marche le mieux quand c’est possible : traiter une sécheresse buccale, corriger une carence, ajuster une prothèse, etc.
Si vous portez une prothèse, un contrôle et des conseils d’entretien/ajustement peuvent aider : prothèse dentaire / prothèse amovible.

2) Mesures simples “anti-brûlure” (souvent très utiles)

  • Boissons fraîches, glaçons, chewing-gum sans sucre (stimule la salive),

  • éviter tabac, aliments épicés/acides, alcool (boissons et bains de bouche alcoolisés),

  • tester un dentifrice sans SLS si votre muqueuse est très sensible (chez certaines personnes, ça améliore le confort).

3) Traitements symptomatiques possibles (sur avis médical)

Selon le profil et l’intensité, un professionnel peut proposer des approches utilisées dans la douleur neuropathique, par exemple :

  • certains médicaments de la douleur (ex. gabapentine) ou antidépresseurs à faible dose utilisés pour les douleurs chroniques,

  • options topiques dans certains cas (ex. clonazépam topique, capsaïcine),

  • thérapie cognitivo-comportementale (TCC) pour mieux gérer la douleur chronique et son retentissement.

L’idée n’est pas “dans la tête” : la TCC est un outil de gestion de la douleur chronique, souvent utile quand les symptômes durent.

Quand consulter rapidement ?

Prenez un avis rapidement si :

  • vous avez une lésion visible qui ne guérit pas, une zone dure, qui saigne facilement, ou une ulcération persistante,

  • vous avez des difficultés à avaler, une douleur intense inhabituelle, ou une perte de poids inexpliquée,

  • vous avez un terrain fragile (immunodépression) ou des symptômes très invalidants.

Si la douleur est forte et que vous avez besoin d’un avis rapide, vous pouvez passer par une urgence dentaire.
Pour une consultation programmée, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Syndrome de la bouche brûlante (glossodynie)

Est-ce grave ?

Le syndrome est généralement considéré comme bénin, mais il nécessite un bilan pour éliminer une cause traitable et s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une autre pathologie.

Pourquoi la bouche “brûle” alors que tout a l’air normal ?

C’est justement une caractéristique fréquente du syndrome : la douleur peut être présente sans anomalie visible, et le diagnostic se fait souvent après avoir exclu d’autres causes.

Combien de temps ça dure ?

Cela peut être transitoire ou plus durable. Certaines ressources NHS indiquent que cela peut être long et fluctuant, avec parfois une amélioration progressive.

Que puis-je faire dès aujourd’hui pour calmer ?

Boire frais, sucer des glaçons, éviter irritants (tabac, alcool, épices/acides) et discuter d’un dentifrice sans SLS si la bouche est très sensible sont des mesures souvent utiles.

À retenir

Le syndrome de la bouche brûlante (glossodynie) est une douleur/burning souvent sans lésion visible. La priorité est de chercher une cause secondaire (sécheresse, irritants, carences, etc.), puis d’adapter une prise en charge symptomatique si nécessaire.