Les calculs amygdaliens (ou tonsillolithes, “tonsil stones”) sont de petits amas durcis qui se forment dans les “cryptes” des amygdales. Ils sont composés de débris (aliments, cellules mortes), de germes et de minéraux qui se calcifient.
Ils sont souvent bénins, mais l’un des symptômes les plus fréquents quand ils deviennent gênants est la mauvaise haleine (halitose).

Pourquoi les tonsillolithes donnent-ils mauvaise haleine ?

Les amygdales peuvent piéger des débris dans leurs petites cavités. En se compactant, ces amas peuvent produire des composés soufrés et des odeurs marquées, d’où une haleine “tenace”, parfois associée à un mauvais goût.

Symptômes : comment reconnaître des calculs amygdaliens ?

En plus de la mauvaise haleine, vous pouvez avoir :

  • petits points/blocs blancs ou jaunâtres visibles au fond de la gorge,

  • sensation de “quelque chose coincé” dans la gorge, gêne à la déglutition,

  • toux, irritation, mal de gorge léger,

  • parfois douleur projetée vers l’oreille (plus rare).

Beaucoup de personnes ont des tonsillolithes sans symptômes : c’est la persistance de l’halitose ou la gêne qui motive le plus souvent une consultation.

Causes et facteurs favorisants

Les tonsillolithes se forment plus facilement quand :

  • vous avez des amygdales avec cryptes marquées,

  • vous avez (ou avez eu) des épisodes de tonsillites à répétition,

  • l’hygiène buccale est insuffisante (plaque, langue chargée),

  • vous avez une bouche sèche (moins de salive = plus de dépôts).

Calculs amygdaliens OU problème dentaire ? (à vérifier)

Même si les tonsillolithes sont une cause classique de mauvaise haleine, il est fréquent qu’une halitose soit liée à :

  • langue chargée, plaque dentaire, caries,

  • gingivite/parodontite (sang, poches, tartre).

Si l’haleine persiste, le plus efficace est d’éliminer aussi les causes bucco-dentaires avec un contrôle dentaire et, si besoin, un passage chez l’hygiéniste dentaire (détartrage + conseils ciblés).

Comment enlever un tonsillolithe : méthodes sûres

Dans la plupart des cas, on privilégie des méthodes douces.

1) Gargarismes eau tiède salée

C’est l’un des gestes les plus simples : cela peut aider à décoller de petits calculs et à réduire la charge bactérienne.

2) Hygiène buccale renforcée (pour réduire les récidives)

  • brossage 2×/jour + fil/brossettes,

  • brossage doux de la langue (ou gratte-langue),

  • bain de bouche sans alcool si vous en utilisez (l’alcool peut assécher).

3) Retrait “mécanique” : prudence

Certains arrivent à les déloger (toux, gargarisme, coton-tige). Mais évitez tout ce qui peut blesser :

  • pas d’objets pointus (risque de saignement/infection),

  • pas de manipulation agressive (vous pouvez irriter les amygdales).

Si ça revient souvent ou si c’est profond, mieux vaut un avis médical/ORL.

Prévention : comment éviter que ça revienne ?

On ne peut pas toujours empêcher totalement les tonsillolithes, mais on peut réduire fortement leur fréquence :

  • hygiène buccale régulière (après repas si possible),

  • gargarismes eau salée si vous êtes sujet aux récidives,

  • bonne hydratation (limite la bouche sèche),

  • traiter une inflammation chronique ORL si elle existe (à voir avec médecin/ORL).

Quand consulter (et qui consulter) ?

Consultez un médecin / ORL si :

  • la mauvaise haleine est persistante malgré hygiène et gargarismes,

  • vous avez douleur importante, fièvre, amygdale très gonflée,

  • difficulté à avaler, gêne respiratoire,

  • épisodes répétés très gênants (discussion d’options médicales).

Consultez un dentiste si :

  • vous avez saignement gingival, tartre, caries, langue chargée, ou si vous voulez éliminer une cause bucco-dentaire associée : un contrôle dentaire est le meilleur point de départ.

Si vous avez besoin d’un avis rapide (douleur importante, gêne marquée), vous pouvez passer par une urgence dentaire, qui pourra aussi vous orienter si la cause est plutôt ORL.
Pour réserver : rendez-vous en ligne.

FAQ – Tonsillolithes et mauvaise haleine

Les calculs amygdaliens sont-ils dangereux ?

Ils sont rarement dangereux et souvent sans symptômes.
On consulte surtout si cela provoque une halitose persistante, douleur ou gêne à avaler.

Pourquoi mon haleine reste mauvaise malgré le brossage ?

Parce que l’odeur peut venir du fond de gorge (tonsillolithes) et/ou des gencives/langue. Les tonsillolithes sont une cause classique d’halitose tenace.

Le bain de bouche suffit-il ?

Un bain de bouche (surtout sans alcool) peut aider, mais la prévention repose surtout sur hygiène complète + parfois gargarismes salés.

La solution définitive, c’est l’ablation des amygdales ?

Dans les cas sévères et très récidivants, certains systèmes de santé évoquent la discussion d’une prise en charge ORL pouvant aller jusqu’à la tonsillectomie, mais ce n’est pas systématique et cela se décide au cas par cas (bénéfices/risques).

À retenir

Les calculs amygdaliens sont une cause fréquente de mauvaise haleine persistante. Les meilleurs réflexes sont : hygiène buccale complète (dents + langue), gargarismes à l’eau salée, hydratation, et consultation si récidives gênantes ou symptômes importants.

Si vous fumez et que vous envisagez un implant, la question est légitime : le tabac augmente-t-il le risque d’échec ? Oui. La littérature scientifique montre que les implants chez les fumeurs ont un risque d’échec significativement plus élevé que chez les non-fumeurs. Une méta-analyse a par exemple retrouvé un risque d’échec environ multiplié par 2,4 chez les fumeurs (soit +140% de risque relatif).

Cela ne veut pas dire qu’un implant est “impossible” si vous fumez, mais cela signifie qu’il faut adapter la stratégie, être très strict sur l’hygiène/maintenance, et idéalement prévoir une période sans tabac autour de l’intervention. L’ITI (International Team for Implantology) rappelle que le tabac n’est pas une contre-indication “automatique”, mais que les taux de succès/survie sont plus faibles et que les gros fumeurs sont plus à risque.

Pourquoi le tabac augmente les complications autour d’un implant ?

L’implant a besoin d’une cicatrisation de qualité et d’un bon “ancrage” osseux (ostéo-intégration). Le tabac et la nicotine :

  • réduisent la micro-circulation (moins d’oxygène et de nutriments dans les tissus),

  • perturbent la cicatrisation,

  • favorisent l’inflammation chronique et la colonisation bactérienne,

  • augmentent la perte osseuse marginale et les complications biologiques.

Les principaux risques (concrets) chez les fumeurs

1) Risque d’échec de l’implant (perte de l’implant)

C’est le risque le plus important : l’implant ne s’intègre pas correctement ou se déstabilise avec le temps. Les données globales montrent un sur-risque chez les fumeurs vs non-fumeurs.

2) Risque plus élevé de complications “autour” de l’implant

Le tabac est associé à davantage de maladies péri-implantaires (inflammation des tissus autour de l’implant) et à une perte osseuse plus marquée dans plusieurs travaux.

➡️ Si vous avez déjà eu des problèmes de gencives (parodontite), le risque peut encore augmenter, d’où l’intérêt de traiter/stabiliser la gencive avant et après la pose (voir Parodontite).

3) Effet “dose” : plus on fume, plus le risque augmente

Il existe des données suggérant un effet dose-réponse : le risque d’échec augmente avec le nombre de cigarettes par jour.

4) Risque majoré dans certains contextes (maxillaire, greffes, sinus)

Certaines analyses signalent un impact plus marqué dans le maxillaire (mâchoire du haut), notamment pour les échecs précoces.
L’ITI souligne aussi un risque accru chez les fumeurs lorsque des procédures comme l’augmentation sinusienne sont nécessaires.
Si une reconstruction osseuse est prévue, l’évaluation est d’autant plus importante (voir Greffes osseuses).

“Je fume : est-ce que je peux quand même faire un implant ?”

Souvent, oui — mais avec une stratégie sérieuse :

  1. bilan implantaire complet,

  2. plan de traitement personnalisé (site, os, gencive, hygiène, antécédents),

  3. réduction du risque tabac (idéalement arrêt temporaire),

  4. suivi de maintenance strict.

La meilleure porte d’entrée est une consultation implantaire pour estimer votre risque individuel et choisir la solution la plus fiable.

Combien de temps arrêter de fumer avant/après un implant ?

Il n’existe pas une seule règle universelle, car cela dépend de votre consommation, du site, des greffes éventuelles et de votre santé générale. En pratique, de nombreux protocoles recommandent une période sans tabac autour de la chirurgie (par exemple : arrêt avant l’intervention et poursuite plusieurs semaines après), car c’est la fenêtre critique de cicatrisation et d’ostéo-intégration.

Même si vous n’arrivez pas à arrêter “définitivement”, réduire et surtout éviter le tabac autour de l’intervention peut déjà améliorer vos chances.

Et la vape / chicha / tabac à chauffer ?

Sur le plan implantaire, le point commun est l’exposition à la nicotine et/ou aux irritants. Certaines revues indiquent que l’impact exact de la vape (avec e-liquides nicotinés) reste moins documenté que celui de la cigarette, et ne doit pas être considérée comme une alternative “sans risque” pour la cicatrisation implantaire.

Comment réduire les risques si vous êtes fumeur : plan clair et efficace

1) Faire le bon diagnostic et le bon plan

  • Vérifier la qualité de l’os, la gencive, l’hygiène et les facteurs de risque.

  • Choisir la stratégie chirurgicale adaptée (et discuter des options si greffe nécessaire).
    Pour la pose : Pose d’implants dentaires

2) Hygiène “spéciale implant” (simple mais non négociable)

  • brossage doux et méticuleux,

  • nettoyage interdentaire adapté,

  • contrôle des zones de rétention autour de la couronne sur implant.

3) Maintenance régulière : la clé long terme

La prévention des complications passe par une vraie routine de suivi (contrôle, nettoyage professionnel, monitoring des tissus). C’est précisément l’objectif de la maintenance implantaire.

4) Consulter vite au moindre signe

Saignement autour de l’implant, gencive gonflée, mauvaise odeur/goût, douleur : mieux vaut intervenir tôt. En cas de douleur importante, une prise en charge via urgence dentaire est adaptée.

Quand il faut absolument demander un avis

Prenez rendez-vous si :

  • vous fumez et vous prévoyez un implant + greffe (ou si on vous a parlé de volume osseux limite),

  • vous avez eu une parodontite dans le passé,

  • vous avez déjà un implant et vous observez saignement, pus, douleur ou gêne persistante,

  • vous faites des infections gingivales répétées.

Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Implant dentaire et tabac : risques

Le tabac peut-il faire “rejeter” un implant ?

On parle plutôt d’échec d’ostéo-intégration ou de perte d’implant. Le tabac augmente le risque d’échec et de complications biologiques.

Si je réduis de moitié, est-ce suffisant ?

Réduire peut aider, mais l’idéal est surtout d’éviter le tabac pendant la période clé de cicatrisation et de suivre une maintenance rigoureuse.

Les gros fumeurs sont-ils plus à risque ?

Oui, le risque augmente avec l’intensité du tabagisme, et les gros fumeurs doivent être informés d’un risque plus élevé d’échec et de perte osseuse marginale.

Est-ce que ça vaut quand même la peine de faire un implant si je fume ?

Souvent oui, mais il faut un bilan et un plan réaliste (site, os, gencive), des objectifs clairs, et une stratégie de réduction du risque. Le plus pertinent est d’en discuter en consultation implantaire.

À retenir : le tabac n’interdit pas systématiquement l’implant, mais il augmente clairement les risques. La combinaison gagnante, c’est : planification adaptée + arrêt (même temporaire) autour de la chirurgie + maintenance implantaire régulière.

Si vous êtes diabétique (type 1 ou type 2) et que vous envisagez un implant, la question centrale est simple : le diabète augmente-t-il le risque de complications ?
Oui, surtout quand la glycémie est mal équilibrée. À l’inverse, avec un diabète bien contrôlé, les implants peuvent être une option fiable, à condition d’adapter la stratégie et le suivi.

Pourquoi le diabète peut compliquer un implant ?

Un implant a besoin de :

  • une bonne cicatrisation des tissus,

  • une bonne ostéo-intégration (l’implant “soude” à l’os),

  • une gencive stable et une hygiène efficace sur le long terme.

Un diabète mal équilibré peut perturber la cicatrisation et augmenter l’inflammation, ce qui peut favoriser :

  • un retard de cicatrisation,

  • davantage d’infections/inflammations autour de l’implant,

  • un risque plus élevé de maladies péri-implantaires (dont la péri-implantite).

Les risques principaux : ce que montrent les études

1) Risque d’échec de l’implant (plus élevé en moyenne)

Des synthèses de la littérature rapportent un risque d’échec globalement plus élevé chez les patients diabétiques que chez les non-diabétiques (avec des résultats variables selon le niveau de contrôle glycémique).

2) Risque plus élevé de péri-implantite (inflammation + perte osseuse)

Les données récentes suggèrent un risque accru de péri-implantite chez les patients diabétiques, en particulier lorsque le contrôle glycémique est insuffisant.

3) Le facteur décisif : le contrôle glycémique (HbA1c)

Ce n’est pas “diabète = pas d’implant”. Le point clé est l’équilibre du diabète, souvent évalué via l’HbA1c, qui reflète la glycémie moyenne des 2–3 derniers mois.
Pour beaucoup d’adultes, l’ADA mentionne un objectif d’HbA1c souvent < 7%, à personnaliser selon le profil médical.

“J’ai du diabète : est-ce que je peux quand même faire un implant ?”

Dans de nombreux cas, oui, si :

  • votre diabète est bien équilibré,

  • votre gencive est stable (pas de parodontite active),

  • et si vous acceptez un protocole de suivi rigoureux.

La première étape est une consultation implantaire : elle permet d’évaluer votre situation (os, gencive, habitudes, traitements, HbA1c) et de choisir une approche sécurisée.

Précautions avant la pose : le plan “anti-complications”

Stabiliser les gencives (très important)

Si vous avez une inflammation gingivale ou une maladie parodontale, il faut la stabiliser avant l’implant, car c’est un facteur de risque majeur de complications autour des implants.
Si besoin, on s’appuie sur la prise en charge de parodontite et/ou la maintenance parodontale.

Vérifier l’imagerie et la qualité osseuse

Selon le cas, une imagerie dédiée est utile pour planifier précisément (et réduire les risques). Vous pouvez en savoir plus sur la radiologie utilisée en implantologie.

Adapter la stratégie chirurgicale

Selon la stabilité du diabète et la complexité du cas, le praticien peut privilégier un protocole plus prudent (timing, type de chirurgie, gestion des tissus, etc.). La pose est réalisée via la page pose d’implants dentaires.

Après la pose : réduire le risque sur le long terme

Le “vrai” risque n’est pas uniquement la chirurgie, mais surtout la stabilité des tissus autour de l’implant sur les années.

La règle d’or : la maintenance implantaire

La prévention des inflammations (mucosite/péri-implantite) repose sur :

  • hygiène quotidienne adaptée,

  • contrôles réguliers,

  • nettoyage professionnel ciblé,

  • surveillance des tissus et de l’os.

C’est exactement le rôle de la maintenance implantaire.

Surveiller les signes d’alerte

Consultez rapidement si vous observez :

  • saignement fréquent autour de l’implant,

  • gencive rouge/gonflée,

  • mauvaise odeur/goût persistant,

  • douleur qui s’installe,

  • écoulement (pus).

En cas de douleur importante ou si vous ne pouvez plus manger correctement, une prise en charge en urgence dentaire est indiquée.

FAQ – Implant dentaire et diabète : risques

Le diabète empêche-t-il de poser un implant ?

Non. Le diabète n’est pas une contre-indication automatique. Le point clé est l’équilibre glycémique (HbA1c) et la stabilité des gencives, avec un suivi adapté.

Quel HbA1c faut-il pour faire un implant ?

Il n’existe pas un chiffre unique valable pour tout le monde, mais l’HbA1c est un indicateur central du risque. Beaucoup d’adultes ont un objectif souvent autour de < 7%, à personnaliser avec votre médecin.

Le diabète augmente-t-il la péri-implantite ?

Les données suggèrent un risque plus élevé de péri-implantite chez les patients diabétiques, surtout si le diabète est mal contrôlé.

Que faire si je suis diabétique et que mon implant saigne au brossage ?

Le saignement est un signal d’inflammation. Plus on agit tôt, plus on a de chances de stabiliser la situation : contrôle clinique + nettoyage professionnel + mise en place d’une routine de maintenance implantaire.

Conclusion

  • Le diabète peut augmenter les risques (cicatrisation, inflammation, péri-implantite), surtout s’il est mal équilibré.

  • Avec un diabète bien contrôlé, une bonne hygiène et une maintenance rigoureuse, un implant est souvent une solution tout à fait envisageable.

  • Le bon point de départ : une consultation implantaire, puis un suivi via la maintenance implantaire.

Pour planifier votre visite, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

Si vous prenez des bisphosphonates pour l’ostéoporose (ex. alendronate, risédronate, ibandronate, acide zolédronique), il est normal de se demander si un implant dentaire est possible et quels sont les risques. Le sujet principal, c’est le risque (rare) d’ostéonécrose des mâchoires liée aux médicaments, appelée MRONJ (Medication-Related Osteonecrosis of the Jaw).

La réponse “SEO + vraie vie” : dans l’ostéoporose, le risque est généralement faible, mais il faut une évaluation personnalisée (dose, durée, autres facteurs, état des gencives, besoin de chirurgie) et un suivi rigoureux.

Bisphosphonates : pourquoi ça concerne la chirurgie dentaire ?

Les bisphosphonates réduisent la résorption osseuse. C’est bénéfique pour l’ostéoporose, mais cela peut, dans certains contextes, être associé à un risque de cicatrisation osseuse altérée après chirurgie buccale (surtout extractions, parfois implants).

Le point clé : ostéoporose ≠ cancer (le niveau de risque n’est pas le même)

On distingue deux grandes situations :

1) Bisphosphonates “dose ostéoporose” (souvent oral ou perfusions espacées)

Dans l’ostéoporose, l’AAOMS estime un risque de MRONJ très faible : pour les bisphosphonates oraux, ≤ 0,05% (≤ 5 sur 10 000) dans les estimations rapportées.
L’ADA souligne aussi que la MRONJ est rare avec les traitements anti-résorptifs utilisés pour l’ostéoporose, et que le risque est nettement plus élevé avec les schémas “oncologie”.

2) Bisphosphonates “hautes doses” (souvent en oncologie, plus fréquents)

Ici, le risque de MRONJ est plus important, et l’ITI indique que la thérapie implantaire “standard” est contre-indiquée chez les patients recevant des bisphosphonates à fortes doses pour des maladies néoplasiques.

Implant dentaire sous bisphosphonates : quels risques concrets ?

Risque n°1 : MRONJ (rare en ostéoporose, mais à connaître)

La MRONJ se manifeste classiquement par une zone d’os exposé (ou non) qui ne cicatrise pas, parfois avec douleur, infection, suppuration, gêne.

Risque n°2 : échec implantaire / complications tardives

Chez les patients sous anti-résorptifs “faible dose” (ostéoporose), l’ITI rapporte que le taux d’échec précoce de l’implant ne semble pas augmenté, mais que les effets à long terme sont moins bien documentés.

Ce qui augmente le risque (facteurs importants)

Même en ostéoporose, certains facteurs peuvent faire monter le risque :

  • traitement depuis plus de 2 ans

  • parodontite (maladie des gencives) active ou antécédents importants

  • prothèses mal adaptées / traumatismes répétés, hygiène difficile

  • comorbidités et traitements associés (à discuter au cas par cas)

C’est pour cela qu’un implant “sous bisphosphonates” ne se décide pas sur le médicament seul, mais sur le profil complet.

Faut-il arrêter les bisphosphonates avant un implant (“drug holiday”) ?

C’est une question fréquente. Selon les recommandations, l’arrêt systématique n’est pas une règle universelle, et plusieurs groupes soulignent que la décision doit être individualisée avec le prescripteur (médecin) en pesant bénéfice osseux vs risque bucco-dentaire.
À retenir : ne jamais arrêter un traitement prescrit sans avis du médecin.

La meilleure stratégie si vous avez de l’ostéoporose et un projet d’implant

L’objectif est de réduire au maximum les besoins chirurgicaux “à risque” et d’optimiser la cicatrisation.

1) Faire un vrai bilan implantaire (avant de décider)

Une consultation implantaire permet de :

  • vérifier votre traitement (molécule, dose, durée, indication),

  • évaluer l’état de l’os et des gencives,

  • estimer le niveau de risque,

  • choisir l’option la plus sûre (implant immédiat ou différé, type de prothèse, nécessité de greffe, etc.).

2) Stabiliser les gencives avant l’implant

Une gencive inflammatoire augmente les complications autour des implants. Si besoin, on stabilise d’abord la situation via la prise en charge de la parodontite, puis un suivi adapté.

3) Imagerie et planification

Une évaluation en radiologie aide à planifier précisément, réduire les imprévus, et choisir la technique la plus conservatrice possible.

4) Limiter les chirurgies additionnelles si possible

Si une reconstruction est nécessaire, cela se discute au cas par cas (volume osseux, stabilité, risque global). Lorsque des greffes sont envisagées, la discussion est plus fine (bénéfice attendu vs augmentation de l’acte). Vous pouvez en parler en lien avec la page greffes osseuses.

5) Maintenance : indispensable avec un terrain à risque

Après la pose, le facteur qui protège le plus votre implant au long cours, c’est la maintenance implantaire (contrôles, nettoyage professionnel, surveillance des tissus et de l’os). L’ADA insiste sur l’importance d’une bonne santé bucco-dentaire et d’un suivi chez les patients exposés aux anti-résorptifs.

Quand consulter rapidement ?

Prenez un avis sans tarder si vous observez :

  • douleur persistante, gonflement, suppuration,

  • zone qui ne cicatrise pas,

  • exposition osseuse, sensation de “rugosité” ou plaie chronique.

Si la douleur est importante ou si vous ne pouvez pas manger correctement, une prise en charge en urgence dentaire est adaptée.

Pour organiser une visite, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Implant dentaire et bisphosphonates (ostéoporose)

Est-ce que les implants sont interdits si je prends des bisphosphonates pour l’ostéoporose ?

Non, pas automatiquement. En ostéoporose, la MRONJ reste rare, et une décision se prend au cas par cas selon la durée du traitement, l’état des gencives et le type de chirurgie.

Le risque est-il le même si mon traitement est pour un cancer ?

Non. Les schémas à fortes doses (oncologie) exposent à un risque plus élevé, et l’ITI considère l’implantologie standard comme contre-indiquée dans ce contexte.

Qu’est-ce qui déclenche le plus souvent une MRONJ ?

Les recommandations et informations patients indiquent que beaucoup de cas surviennent après une chirurgie orale, en particulier une extraction dentaire, ce qui explique l’importance de prévenir, planifier et éviter les gestes non nécessaires.

Que dois-je dire au dentiste avant un implant ?

La liste exacte de vos médicaments (nom, dose), la durée, l’indication (ostéoporose vs cancer), vos antécédents de gencives, et tout traitement immunosuppresseur. C’est essentiel pour une planification sûre.

À retenir : sous bisphosphonates “ostéoporose”, l’implant est souvent possible, mais il doit être planifié et suivi sérieusement via une consultation implantaire et une maintenance implantaire régulière.

Une couronne sur implant qui bouge (même légèrement) n’est jamais “normal”. Bonne nouvelle : dans la majorité des cas, c’est un problème mécanique (vis desserrée, ciment, pièce intermédiaire) qui se corrige rapidement si vous consultez tôt. En revanche, attendre peut aggraver la situation (irritation des tissus, casse de vis, usure des pièces, inflammation autour de l’implant).

Si vous sentez que la couronne bouge, le bon réflexe est de demander un contrôle en consultation implantaire.

Comment reconnaître une couronne sur implant qui bouge ?

Vous pouvez ressentir :

  • un “clic” ou une sensation de jeu en mordant

  • une couronne qui tourne légèrement sous la langue

  • une gêne à la mastication d’un côté

  • un espace qui apparaît entre gencive et couronne (parfois)

  • parfois un goût métallique, une irritation ou un saignement local

Est-ce grave ?

Cela dépend de la cause, mais c’est urgent à traiter (sans paniquer) :

  • souvent simple : vis qui s’est desserrée, couronne/ciment qui a lâché

  • plus sérieux : fracture d’une pièce, problème d’occlusion, inflammation autour de l’implant, voire (rarement) perte de stabilité de l’implant

Plus vous consultez tôt, plus la réparation est simple, rapide et conservatrice.

Les causes les plus fréquentes (et ce que ça implique)

1) Vis desserrée (cause n°1)

Beaucoup de couronnes implantaires sont vissées (couronne vissée sur un pilier). Avec la mastication, un bruxisme (serrement nocturne) ou un contact trop fort, la vis peut se desserrer.
➡️ Solution habituelle : dépose contrôlée, nettoyage, resserrage au couple, contrôle de l’occlusion.

2) Couronne scellée/cimentée qui se décolle

Certaines couronnes sont cimentées sur un pilier. Le ciment peut s’altérer, surtout si l’occlusion est forte ou si la couronne est très sollicitée.
➡️ Solution : déposer, nettoyer, vérifier l’ajustage, re-sceller selon le protocole.

3) Problème d’occlusion (ça “tape” trop)

Si la couronne sur implant touche trop fort ou en premier, elle subit des forces excessives.
➡️ Risques : desserrage à répétition, fracture de vis, casse de céramique, inflammation.
➡️ Solution : ajustement occlusal + parfois protection nocturne si bruxisme.

4) Fracture d’une pièce (céramique, pilier, vis)

Une fêlure ou fracture peut donner une sensation de mobilité ou de “craquement”.
➡️ Solution : diagnostic en cabinet, remplacement de la pièce concernée via la filière prothèse implantaire.

5) Inflammation autour de l’implant (mucosite / péri-implantite)

Parfois, le “bougé” est lié à une inflammation et à une perte de support des tissus autour de l’implant.
➡️ Solution : bilan clinique + radio + prise en charge précoce, puis protocole de maintenance implantaire.

Que faire immédiatement à la maison (les bons gestes)

À faire

  • Arrêtez de mâcher de ce côté (aliments mous, côté opposé)

  • gardez une hygiène douce mais rigoureuse (brosse souple, nettoyage délicat autour)

  • si la couronne bouge beaucoup : essayez de ne pas la manipuler avec la langue

  • prenez rendez-vous rapidement via prendre rendez-vous en ligne

À ne surtout pas faire

  • ne pas “resserrer” soi-même (risque de casse ou mauvais repositionnement)

  • ne pas recoller avec une colle (même “dentaire” en ligne)

  • ne pas continuer à mâcher dessus “tant que ça tient”

  • ne pas attendre plusieurs semaines

Quand consulter en urgence ?

Consultez rapidement en urgence dentaire si :

  • douleur forte, gonflement, pus, mauvaise odeur/goût persistant

  • saignement important autour de l’implant

  • la couronne bouge beaucoup et vous avez peur de l’avaler / l’inhaler

  • impossibilité de manger correctement

Ce que le dentiste va faire (et pourquoi c’est important)

En cabinet, on cherche la vraie cause avant de “remettre en place” :

  1. examen de la mobilité (couronne seule vs implant lui-même)

  2. contrôle de l’occlusion (contacts trop forts, bruxisme)

  3. dépose contrôlée si nécessaire

  4. vérification et remplacement éventuel des pièces (vis/pilier/couronne)

  5. nettoyage professionnel si inflammation

  6. plan de suivi

Ensuite, un protocole de maintenance implantaire réduit le risque de récidive (inflammation + complications mécaniques détectées tôt).

Comment éviter que ça recommence

  • ne pas ignorer les micro-signes (clic, gêne, saignement)

  • faire contrôler l’occlusion si vous serrez/grincez

  • hygiène quotidienne adaptée autour de l’implant (on vous montre les bons outils)

  • visites régulières de contrôle + nettoyage en maintenance implantaire

FAQ – Couronne sur implant qui bouge : que faire ?

Est-ce que je risque de perdre mon implant ?

Pas forcément. Une couronne qui bouge est souvent un problème de vis/ciment. Mais si vous attendez, le risque de complication augmente. Le bon réflexe est de consulter rapidement.

Puis-je manger avec une couronne sur implant qui bouge ?

Évitez. Mâcher dessus peut aggraver le desserrage, casser une vis ou endommager la prothèse. Préférez aliments mous et mastication de l’autre côté jusqu’au rendez-vous.

La couronne bouge, mais je n’ai pas mal : c’est grave quand même ?

Oui, il faut la faire contrôler. L’absence de douleur n’exclut pas un problème mécanique ou une inflammation débutante.

Qui consulter : dentiste généraliste ou implantologue ?

Un contrôle en consultation implantaire est idéal pour diagnostiquer précisément l’origine (prothèse, vis, occlusion, tissus) et traiter efficacement.

À retenir

Une couronne sur implant qui bouge est un signal d’alerte : souvent simple à corriger si vous consultez vite, potentiellement plus compliqué si vous attendez. Évitez de mâcher dessus, ne tentez pas de réparer vous-même, et réservez rapidement via prendre rendez-vous en ligne. En cas de douleur importante ou de signe d’infection, consultez en urgence dentaire.

La bouche sèche, ou xérostomie, apparaît quand les glandes salivaires ne produisent pas assez de salive. Cela peut sembler “juste gênant”, mais la salive protège les dents et les muqueuses : une xérostomie chronique augmente le risque de caries, d’irritations et d’infections (dont le muguet).

Symptômes : comment reconnaître une xérostomie

Les signes les plus fréquents sont :

  • sensation de bouche “pâteuse”, besoin de boire souvent, surtout la nuit

  • salive épaisse, difficulté à avaler des aliments secs

  • lèvres gercées, langue sensible, mauvaise haleine

  • gêne pour parler longtemps

  • brûlures, irritation, aphtes/plaies plus fréquentes chez certaines personnes

Les principales causes de bouche sèche

1) Médicaments (cause très fréquente)

De très nombreux médicaments peuvent diminuer la salivation. Mayo Clinic souligne que des centaines de médicaments (y compris certains en vente libre) peuvent provoquer une bouche sèche, notamment ceux contre la dépression, l’hypertension, l’anxiété, certains antihistaminiques et décongestionnants, des relaxants musculaires et des antalgiques.
Le NHS cite aussi les médicaments comme une cause majeure de bouche sèche.

Exemples de classes souvent en cause

  • Antidépresseurs (dont tricycliques, certains SSRI/SNRI)

  • Antihistaminiques (allergies) et décongestionnants (rhume)

  • Antihypertenseurs / médicaments cardiovasculaires, diurétiques

  • Anxiolytiques, certains médicaments “anticholinergiques”, antipsychotiques, antiépileptiques

  • Certains antalgiques (notamment opioïdes) et relaxants musculaires

Point important : ne stoppez pas un traitement par vous-même. Si un médicament est suspect, un professionnel peut envisager une adaptation (dose/alternatives) quand c’est possible.

2) Déshydratation

Fièvre, transpiration, diarrhées/vomissements, sport, ou simplement ne pas boire assez peuvent déclencher une sécheresse buccale.

3) Respiration par la bouche (souvent la nuit)

Un nez bouché, des ronflements ou le fait de dormir bouche ouverte peut assécher la bouche au réveil.

4) Stress et anxiété

Le stress peut diminuer la salivation et aggraver la sensation de bouche sèche.

5) Traitements anticancéreux

La radiothérapie tête/cou et certaines chimiothérapies peuvent altérer durablement la salivation.

6) Causes médicales (à discuter si c’est chronique)

Sjögren, diabète, ménopause, tabac… font partie des causes/facteurs de risque régulièrement cités.

Pourquoi la bouche sèche abîme les dents

La salive aide à neutraliser l’acidité, reminéraliser l’émail et limiter certaines bactéries. Quand elle manque, le risque de :

  • caries (souvent au collet, ou “caries rapides”),

  • gingivites/irritations,

  • candidose buccale (muguet)
    augmente.

C’est pour ça qu’en cas de xérostomie chronique, un suivi d’hygiéniste dentaire et un contrôle dentaire sont particulièrement utiles.

Solutions efficaces : que faire au quotidien

Ces mesures soulagent souvent nettement :

Stimuler la salive

  • boire de petites gorgées d’eau régulièrement

  • mâcher un chewing-gum sans sucre ou sucer des bonbons sans sucre (si toléré)

Réduire ce qui assèche

  • limiter alcool, tabac, boissons très caféinées si cela aggrave

  • éviter les bains de bouche alcoolisés (souvent irritants)

Aider la nuit

  • humidificateur dans la chambre si l’air est sec

  • si nez bouché/respiration buccale : traiter la cause (ORL/allergies) quand c’est le facteur principal

Protéger les dents (indispensable si c’est chronique)

Bouche sèche et médicaments : quoi faire concrètement

Si la sécheresse a commencé après l’introduction d’un traitement (ou une augmentation de dose), les options possibles à discuter avec votre médecin/pharmacien/dentiste sont :

  • vérifier si “bouche sèche” est un effet indésirable attendu (notice)

  • ajuster la dose ou l’horaire de prise, quand c’est possible

  • passer à une alternative moins asséchante si une option existe

Quand consulter ?

Prenez un avis si :

  • la bouche sèche dure plus de 2–3 semaines sans explication claire

  • vous avez des caries qui apparaissent vite, une gêne importante, ou des brûlures

  • vous voyez des dépôts blanchâtres/rougeurs (suspicion de muguet)

En cas de douleur importante, d’ulcérations très gênantes ou de besoin d’avis rapide, une consultation d’urgence dentaire peut être appropriée.
Vous pouvez aussi prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Bouche sèche (xérostomie) : causes et médicaments

Quels médicaments donnent le plus souvent la bouche sèche ?

Les classes fréquemment impliquées incluent antidépresseurs, antihistaminiques, décongestionnants, certains traitements de l’hypertension, diurétiques, anxiolytiques et divers médicaments à effet anticholinergique.

La bouche sèche peut-elle provoquer des caries ?

Oui. La salive protège l’émail : une xérostomie chronique augmente le risque de caries et d’infections buccales.

Que puis-je faire immédiatement pour soulager ?

Hydratation fractionnée, chewing-gum sans sucre, humidificateur la nuit si besoin, et réduction des irritants (alcool/tabac) sont des mesures souvent efficaces.

Dois-je arrêter mon médicament si ma bouche est sèche ?

Non, pas sans avis. Il faut en parler au professionnel de santé : un ajustement ou une alternative peut parfois être proposé.

Après un choc (sport, chute, coup), voir une dent qui change de couleur peut être impressionnant. Une dent qui devient jaune, grise ou plus foncée ne signifie pas toujours “dent morte”, mais c’est un signal important : il peut traduire une réaction interne de la dent, parfois transitoire, parfois liée à une atteinte du nerf (pulpe).

Le bon réflexe est de faire vérifier rapidement, surtout si la dent est douloureuse, sensible, mobile ou si vous avez une fracture associée.

Pourquoi une dent change de couleur après un choc ?

1) Hémorragie interne (changement souvent rapide)

Après un traumatisme, de petits vaisseaux à l’intérieur de la dent peuvent saigner. Le sang peut diffuser dans la dentine et donner une teinte :

  • rosée au début,

  • puis grisâtre ou plus sombre avec le temps.

Cela peut arriver même si la dent n’est pas cassée.

2) Réaction de “cicatrisation” (dent qui jaunit)

Parfois, la dent réagit en fabriquant de la dentine “de défense” : la chambre pulpaire se réduit et la dent peut prendre une teinte plus jaune. Cette situation peut être stable et sans douleur, mais nécessite une surveillance.

3) Pulpe (nerf) atteinte : possible nécrose (dent qui grise)

Quand le nerf est sévèrement atteint, la pulpe peut perdre sa vitalité (nécrose). La dent devient alors souvent plus grise avec le temps. Ce n’est pas toujours immédiat : cela peut apparaître des semaines à des mois après le choc.

4) Fissure ou fracture + infiltration

Une fissure ou une fracture peut favoriser une infiltration et une inflammation interne, ce qui peut aussi modifier la couleur.

Si vous suspectez une dent fêlée après le choc (douleur en mordant), l’article “dent fêlée : douleur à la mastication” est complémentaire (et le diagnostic se fait en consultation).

Est-ce grave ? Les signes qui doivent alerter

Une dent qui change de couleur doit être évaluée, surtout si vous avez :

  • douleur spontanée, douleur la nuit

  • sensibilité au chaud/froid qui persiste

  • gencive qui gonfle au-dessus de la dent, “bouton” sur la gencive, mauvais goût

  • dent mobile ou sensation que “ça a bougé”

  • fracture visible, bord coupant

  • saignement important des gencives au moment du choc

Dans ces cas, privilégiez une consultation rapide en urgence dentaire.

Que faire tout de suite après le choc ?

Même si la dent n’a “pas l’air cassée”, ces gestes sont utiles :

  • Évitez de mordre fort sur la dent : alimentation molle quelques jours

  • Si une partie de dent est cassée, conservez le fragment (si possible) et consultez rapidement

  • En cas de douleur ou gonflement : consultez

  • Si le choc a été important, un examen clinique est recommandé même sans douleur immédiate, car certaines complications sont retardées

Pour faire le point, une consultation de contrôle dentaire est adaptée (et urgente si douleur/gonflement).

Comment diagnostique-t-on la cause de la décoloration ?

En cabinet, on cherche à déterminer si la dent est :

  • vivante mais “réactive”,

  • fissurée/fracturée,

  • ou si le nerf est atteint.

Le bilan comprend généralement :

  • examen clinique de la dent et des tissus autour

  • tests de sensibilité (froid/chaud) et parfois tests complémentaires

  • évaluation de la mobilité et de l’occlusion

  • imagerie si besoin, via la radiologie, pour vérifier la racine et l’os

Traitements possibles (selon la cause)

1) Surveillance + contrôles (si dent stable)

Si la dent est peu symptomatique et que les tests sont rassurants, une surveillance est souvent proposée : certaines dents récupèrent une teinte plus normale avec le temps. L’important est de vérifier qu’il n’y a pas d’infection ou d’évolution défavorable.

2) Traitement endodontique (si nerf atteint)

Si le nerf est atteint (douleur persistante, signes radiologiques, infection), un traitement endodontique peut être indiqué pour traiter l’intérieur de la dent et prévenir/traiter l’infection.

3) Traitement esthétique (si la couleur reste inesthétique)

Une fois la situation stabilisée (et la dent saine), plusieurs options peuvent améliorer l’esthétique :

Le bon ordre : d’abord la santé (vitalité/absence d’infection), ensuite l’esthétique.

Combien de temps après le choc la dent peut-elle changer de couleur ?

  • parfois immédiatement (hémorragie interne),

  • parfois progressivement sur quelques jours,

  • parfois plus tard (semaines/mois) si la pulpe se dégrade.

C’est pourquoi un contrôle peut être recommandé même si la douleur disparaît : l’absence de douleur n’exclut pas une évolution interne.

Quand consulter en urgence ?

Consultez rapidement si :

  • la dent devient très douloureuse

  • vous avez un gonflement, un “bouton” sur la gencive, du pus ou un mauvais goût

  • vous avez une mobilité de la dent

  • le choc a entraîné une fracture importante

  • vous avez une atteinte générale (fièvre, malaise)

Dans ces cas, passez par urgence dentaire.

FAQ – Dent qui change de couleur après choc

Ma dent est devenue grise : est-elle “morte” ?

Pas forcément, mais c’est un signe à surveiller de près. Une décoloration grise peut indiquer une atteinte pulpaire. Un examen + tests sont nécessaires pour trancher.

Ma dent jaunit après un choc : est-ce grave ?

Cela peut correspondre à une réaction de défense (dentine réparatrice). Ce n’est pas forcément grave, mais un contrôle est conseillé pour vérifier la vitalité et l’absence de complication.

Peut-on “blanchir” une dent qui a changé de couleur après un choc ?

Ça dépend de la cause. Si le problème est interne, on doit d’abord s’assurer que la dent est saine. Ensuite, des options esthétiques (collage, facette, etc.) peuvent être proposées selon la situation.

Si je n’ai pas mal, dois-je quand même consulter ?

Oui, c’est recommandé. Certaines complications après traumatisme sont retardées. Une consultation de contrôle dentaire permet de sécuriser la situation.

Prendre rendez-vous

Pour évaluer la vitalité de la dent, vérifier l’absence de fissure/infection et discuter des solutions, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.

Une haleine acétonémique est une haleine qui sent l’acétone (souvent décrite comme une odeur “fruitée”, “poire”, “dissolvant / vernis”). Cette odeur est le plus souvent liée à la présence de corps cétoniques (ketones) dans l’organisme.
C’est important de le savoir : dans certains cas, c’est bénin (cétose), mais dans d’autres, cela peut être un signal d’alerte médical (ex. acidocétose diabétique).

Odeur d’acétone : pourquoi l’haleine change ?

Quand le corps utilise davantage les graisses comme carburant, il produit des cétones. L’une d’elles, l’acétone, peut être expirée par les poumons, ce qui donne cette odeur typique.

Les causes les plus fréquentes d’haleine acétonémique

1) Cétose “physiologique” (souvent bénigne)

Cela peut arriver en cas de :

  • régime cétogène / low-carb

  • jeûne

  • perte de poids rapide

  • activité physique + apports glucidiques faibles

Dans ces contextes, l’odeur peut être notable mais sans gravité si vous allez bien par ailleurs.

2) Diabète et acidocétose diabétique (urgence)

Chez une personne diabétique (ou parfois sans diabète connu), une haleine fruitée/acétonée peut être un signe d’acidocétose diabétique (DKA), une situation potentiellement grave qui nécessite une prise en charge urgente.
Signes d’alerte associés possibles : soif intense, urines fréquentes, nausées/vomissements, douleur abdominale, respiration rapide, confusion/somnolence.

Si vous avez du diabète (ou si vous suspectez un diabète) et une haleine acétonémique avec malaise, vomissements, respiration rapide ou confusion : c’est une urgence médicale.

3) Autres causes plus rares à connaître

Une odeur “particulière” de l’haleine peut aussi accompagner certains problèmes généraux (ex. atteinte hépatique : fetor hepaticus). Ce n’est pas la cause la plus fréquente d’odeur “acétone”, mais c’est une raison de consulter si l’odeur est persistante et inexpliquée.

Quel lien avec la santé bucco-dentaire ?

L’hygiène bucco-dentaire ne “crée” généralement pas une odeur d’acétone…

L’odeur d’acétone vient surtout de l’air expiré (métabolisme), pas uniquement de la bouche.

…mais la bouche peut aggraver la gêne (mauvaise haleine + bouche sèche)

Même si la cause est métabolique, des facteurs bucco-dentaires peuvent accentuer la mauvaise haleine en parallèle :

  • bouche sèche (xérostomie) : moins de salive = plus de bactéries/odeurs

  • langue chargée et plaque dentaire (cause fréquente d’halitose)

  • gingivite/parodontite (poches et bactéries = odeurs persistantes)

👉 En clair : si l’odeur est “acétonée”, l’hygiène seule ne résout pas la cause, mais un bilan bucco-dentaire aide à éliminer une halitose associée (langue, gencives, caries, sécheresse).

Comment savoir si c’est “bouche” ou “métabolique” ? (mini-checklist)

Ça évoque plutôt une cause métabolique (cétones)

  • odeur “fruitée / dissolvant”

  • contexte : jeûne/régime low-carb/perte de poids rapide ou diabète

  • parfois bouche sèche, soif, fatigue

Ça évoque plutôt une cause bucco-dentaire (halitose classique)

  • odeur “soufrée”, “œuf pourri”, “putride”

  • saignement des gencives, tartre, douleurs dentaires

  • amélioration temporaire après brossage puis retour

Dans le doute (ou si c’est nouveau/persistant), le bon réflexe est de combiner :

  1. vérification médicale si signes généraux,

  2. vérification dentaire si suspicion d’halitose associée.

Que faire concrètement (sans perdre de temps)

Si vous êtes diabétique ou à risque : priorité sécurité

  • Si symptômes d’alerte (vomissements, respiration rapide, confusion, douleur abdominale, grande fatigue) : urgence médicale.

Si vous êtes en régime cétogène/jeûne et vous allez bien

  • hydratez-vous davantage (la déshydratation et la bouche sèche aggravent l’odeur)

  • chewing-gum sans sucre / stimulation salivaire si tolérée

  • évitez alcool et bains de bouche alcoolisés (assèchent)

Côté bouche : les 3 actions qui font le plus (même si l’origine est métabolique)

  1. brossage + nettoyage interdentaire quotidien

  2. nettoyage de la langue (brosse douce ou gratte-langue)

  3. traiter une éventuelle bouche sèche et vérifier gencives/caries

Pour ça, un contrôle dentaire est le plus utile. Un passage chez l’hygiéniste dentaire aide aussi beaucoup si tartre/gingivite contribuent à l’odeur.

Quand consulter (dentaire) ?

Prenez rendez-vous si :

  • l’odeur persiste malgré l’hygiène et l’hydratation

  • vous avez saignements gingivaux, goût désagréable, bouche sèche chronique

  • vous suspectez une parodontite ou une infection buccale

Vous pouvez réserver via rendez-vous en ligne.
Si vous avez une douleur importante ou besoin d’un avis rapide, passez par l’urgence dentaire.

FAQ – Haleine acétonémique

Haleine qui sent l’acétone : est-ce forcément le diabète ?

Non. Cela peut arriver en cétose (jeûne / low-carb), mais chez une personne diabétique ou symptomatique, il faut penser à l’acidocétose, qui est une urgence.

Est-ce que le dentiste peut aider si l’origine est “métabolique” ?

Oui, parce qu’une cause métabolique peut coexister avec une halitose bucco-dentaire (langue chargée, bouche sèche, gencives). Un examen permet de corriger tout ce qui entretient l’odeur côté bouche.

La bouche sèche peut-elle empirer l’haleine ?

Oui. La diminution de salive favorise les bactéries et les odeurs, et c’est un facteur reconnu d’halitose.

Après la pose d’un implant dentaire, il est normal d’avoir une douleur, une sensibilité, parfois un gonflement et un petit bleu. Dans la majorité des cas, l’inconfort est maximal les 2–3 premiers jours, puis s’améliore nettement. Le plus souvent, la douleur “gérable” ne dépasse pas une semaine. Si au contraire la douleur augmente après quelques jours, ou si elle s’accompagne de signes d’infection, il faut consulter.

Si vous souhaitez être rassuré(e) rapidement, une consultation implantaire permet de vérifier que tout évolue normalement.

Durée “normale” de la douleur : timeline simple

Les premières 24 heures

  • Anesthésie qui se dissipe → douleur/sensation de pression possible

  • Petite gêne à la mastication

  • Saignement léger possible (salive rosée)

À ce stade, le plus important est de se reposer et d’éviter de solliciter la zone.

Jour 2 à jour 3 : le pic (le moment le plus “pénible”)

C’est souvent la période où :

  • le gonflement est le plus marqué

  • la sensibilité est la plus présente

  • un bleu peut apparaître

C’est typiquement la fenêtre la plus inconfortable.

Jour 4 à jour 7 : amélioration nette

La douleur et le gonflement doivent diminuer progressivement.
Dans beaucoup de cas, l’inconfort est contrôlable avec des antalgiques usuels, et ne dure pas au-delà d’une semaine.

Semaine 2 : la gencive se stabilise

Même si la douleur a disparu, la zone peut rester un peu “sensible” au brossage. La gencive continue de se remodeler.

2 à 6 mois : cicatrisation osseuse (sans douleur “continue”)

L’implant se consolide dans l’os sur plusieurs semaines/mois. Cette phase est généralement sans douleur persistante : si vous avez une douleur qui traîne ou qui revient, il faut contrôler.

Ce qui influence la durée de la douleur

La récupération varie d’une personne à l’autre. Les facteurs qui peuvent rendre la douleur plus longue ou plus intense :

  • chirurgie plus complexe (plusieurs implants, extraction associée, greffe)

  • zone postérieure (mastication plus sollicitée)

  • bruxisme (serrement/grincement)

  • tabac, diabète mal équilibré, antécédents de problèmes de gencives

  • hygiène difficile autour de la zone opérée

Si une reconstruction est prévue, cela se discute à l’avance (ex. greffes osseuses).

Que faire pour soulager (sans ralentir la cicatrisation)

  • Mâcher de l’autre côté, privilégier une alimentation molle/tiède les premiers jours

  • Hygiène douce mais régulière : ne pas “éviter de brosser” par peur (la plaque entretient l’inflammation)

  • Éviter alcool, épices, aliments très chauds si la muqueuse est irritée

  • Suivre strictement les consignes post-opératoires données par votre praticien (c’est ce qui fait la différence)

Pour un suivi au long cours et prévenir les inflammations autour de l’implant, la maintenance implantaire est la meilleure approche.

Quand la douleur n’est plus normale : les signes d’alerte

Prenez un avis rapidement si :

  • la douleur augmente au lieu de diminuer après 3–4 jours

  • le gonflement devient important ou s’aggrave, surtout après les premiers jours

  • vous avez fièvre, pus, mauvaise odeur/goût persistant

  • saignement important ou qui ne s’arrête pas

  • sensation que “quelque chose bouge” (vis, couronne provisoire, etc.)

  • douleur ou gonflement au-delà de 10 jours autour de l’implant

En cas de douleur forte, gonflement important, impossibilité de manger/boire : consultez en urgence dentaire.

Faut-il s’inquiéter si la douleur revient après quelques semaines ?

Une douleur qui revient après une période de calme (ou une douleur “pulsatile” qui apparaît tardivement) mérite un contrôle, car ce n’est pas le schéma le plus habituel. Il peut s’agir par exemple :

  • d’une irritation locale (frottement, hygiène difficile)

  • d’un problème mécanique (vis/pilier)

  • d’une inflammation autour de l’implant

Dans ce cas, réservez une consultation implantaire ou directement prendre rendez-vous en ligne.

FAQ – Douleur après pose d’implant combien de temps

Combien de jours la douleur après un implant est-elle normale ?

Souvent, la douleur est surtout présente 2–3 jours, puis elle diminue. L’inconfort est généralement contrôlable et ne dure pas au-delà d’une semaine.

Et si je n’ai presque pas eu mal ?

C’est possible : certaines poses d’implant sont très bien tolérées. L’absence de douleur n’est pas inquiétante si la zone reste propre et qu’il n’y a pas de gonflement anormal.

La gencive est sensible au brossage : c’est normal ?

Une sensibilité locale peut persister quelques jours. L’important est que cela s’améliore et qu’il n’y ait pas de saignement abondant, pus, ou douleur croissante.

Quand faut-il consulter en urgence ?

Si douleur intense, gonflement qui augmente, fièvre, pus, saignement important, ou gêne respiratoire/déglutition : urgence dentaire.

À retenir

Après une pose d’implant, la douleur est généralement maximale les 2–3 premiers jours, puis diminue progressivement. Une gêne pouvant durer jusqu’à une semaine peut rester dans la norme, mais une douleur qui s’aggrave ou qui persiste doit être contrôlée. Pour un avis rapide, réservez une consultation implantaire ou prendre rendez-vous en ligne.

Une fissure dentaire verticale est une fissure qui suit un axe “de haut en bas” dans la dent. Elle peut concerner la couronne, la racine, ou les deux. C’est un sujet important car plus une fissure est profonde, plus elle peut provoquer des douleurs à la mastication, des inflammations de la gencive et parfois une infection.

Si vous ressentez une douleur forte, un gonflement, ou si vous ne pouvez plus mâcher, consultez rapidement en urgence dentaire.

Les symptômes les plus fréquents d’une fissure dentaire verticale

1) Douleur à la mastication (souvent vive, parfois “électrique”)

C’est le symptôme le plus typique : une douleur déclenchée en mordant sur un aliment, parfois surtout au relâchement de la pression. Elle peut être difficile à localiser et donner l’impression que “ça bouge” ou que “ça pique” dans une zone précise.

2) Douleur intermittente (ça va, puis ça revient)

Une fissure peut donner des douleurs par périodes : certains jours vous mangez presque normalement, puis un simple morceau un peu dur réactive une douleur nette.

3) Sensibilité au froid (et parfois au chaud)

La fissure peut exposer la dentine et irriter la pulpe : vous pouvez ressentir une sensibilité au froid, parfois prolongée, ou plus rarement au chaud.

4) Gencive qui gonfle autour d’une seule dent

Quand la fissure favorise une inflammation ou une infection localisée, on peut voir :

  • une gencive sensible et gonflée près de la dent

  • une gêne en mordant “dans la gencive”

  • parfois un petit “bouton” (fistule) qui apparaît puis disparaît

5) Douleur à la pression / à la percussion

Tapoter la dent ou serrer peut provoquer une douleur. Ce signe n’est pas spécifique, mais il oriente vers un problème de dent fissurée ou de racine.

6) “J’ai l’impression que la dent est fendue, mais je ne vois rien”

C’est fréquent. Beaucoup de fissures verticales sont invisibles à l’œil nu, ou masquées par une ancienne restauration.

Fissure verticale : pourquoi ça fait mal ?

La douleur vient souvent de 3 mécanismes :

  • la fissure s’ouvre microscopiquement sous la pression → irritation interne

  • l’inflammation de la pulpe (nerf) si la fissure est profonde

  • une infection localisée si des bactéries pénètrent par la fissure

Causes et facteurs de risque

Les causes les plus fréquentes sont :

  • morsure sur un aliment très dur (noyau, bonbon dur, glaçon)

  • bruxisme (serrement/grincement nocturne)

  • dents fragilisées par une carie ancienne ou une restauration importante

  • traumatismes

  • parfois sur une dent déjà traitée (selon le contexte)

Comment confirmer le diagnostic (et pourquoi ce n’est pas toujours simple)

Le diagnostic d’une fissure verticale repose surtout sur un examen en cabinet :

  • tests de morsure ciblés

  • tests de sensibilité (froid/chaud)

  • examen des restaurations (anciennes obturations, couronnes)

  • contrôle de la gencive et des poches parodontales autour de la dent

  • imagerie si nécessaire (en complément), via la radiologie

Dans beaucoup de cas, une radiographie ne “montre” pas directement la fissure : elle sert surtout à évaluer les conséquences (inflammation, infection, atteinte osseuse) et à éliminer d’autres causes.

Le plus fiable reste une consultation de contrôle dentaire pour tester la dent et poser le diagnostic.

Que faire tout de suite si vous suspectez une fissure verticale ?

L’objectif est d’éviter que la fissure progresse.

À faire :

  • mâcher de l’autre côté

  • éviter le dur/croquant

  • privilégier une alimentation molle quelques jours

  • si douleur : antalgique selon votre situation et vos contre-indications

À éviter :

  • “tester” la dent en mordant exprès

  • aliments durs (noix, bonbons durs, croûte très dure)

  • serrer les dents (si vous le remarquez en journée, relâchez la mâchoire)

Si la douleur s’intensifie ou s’accompagne d’un gonflement, passez en urgence dentaire.

Traitements possibles (selon la profondeur de la fissure)

1) Fissure limitée : stabiliser et protéger la dent

Quand la dent est conservable, on cherche à “cercler” et stabiliser la structure :

  • restauration indirecte type inlay/onlay (quand c’est adapté)

  • ou couronne si la dent est très fragilisée ou si la fissure nécessite une protection plus enveloppante

2) Si le nerf est atteint : traitement endodontique

Si la fissure a déclenché une inflammation profonde (douleurs spontanées, douleur persistante, douleur au chaud), un traitement endodontique peut être nécessaire, puis une restauration de protection (souvent onlay/couronne selon le cas).

3) Si la fissure est trop profonde : extraction parfois nécessaire

Certaines fissures verticales qui descendent profondément sous la gencive ou dans la racine rendent la dent difficile (ou impossible) à sauver. Dans ce cas, une extraction dentaire peut être indiquée, puis on discute des solutions de remplacement selon la situation.

Signaux d’alerte : quand consulter rapidement ?

Prenez un avis sans attendre si vous avez :

  • douleur de mastication qui devient forte ou de plus en plus fréquente

  • gonflement de la gencive ou du visage

  • mauvais goût, écoulement, bouton sur la gencive

  • fièvre ou malaise

  • impossibilité de manger du côté concerné

Dans ces cas, privilégiez l’urgence dentaire.

FAQ – Fissure dentaire verticale symptômes

Une fissure verticale est-elle visible ?

Pas toujours. Beaucoup de fissures sont microscopiques ou masquées par une ancienne obturation/couronne. Le diagnostic repose surtout sur des tests en cabinet.

Pourquoi la douleur va et vient ?

Parce que la fissure s’ouvre surtout sous certaines pressions (mordant sur un point précis) et peut s’irriter par épisodes.

Une fissure verticale peut-elle s’aggraver ?

Oui. Sans protection, la fissure peut progresser, entraîner une atteinte du nerf ou une infection. Plus on consulte tôt, plus on a de chances d’éviter une évolution défavorable.

Quelle est la meilleure solution ?

Il n’y a pas une réponse unique : ça dépend de la profondeur. Certaines dents se stabilisent très bien avec un onlay ou une couronne, d’autres nécessitent un traitement endodontique, et certaines fissures profondes imposent une extraction.

Prendre rendez-vous

Pour confirmer le diagnostic et choisir la solution la plus conservatrice possible, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne.